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L’ancienne directrice de la chaîne d’information Russia Today «était à l’époque en charge prétendument d’un média, mais qui était une agence de propagande d’État», a déclaré le chef de l’État.
Passer la publicité Passer la publicitéLe président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi 4 juin que la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, était déjà au service de la «propagande d'État» russe en 2017 et que «les choses n'avaient pas changé».
«Je vous renvoie à ce que je disais à Versailles en juin 2017 assez clairement, en présence du président [russe Vladimir] Poutine , devant une personne qui était à l'époque en charge prétendument d'un média, mais qui était une agence de propagande d'État», a-t-il déclaré en référence à l'ancienne directrice de la chaîne d'information Russia Today. «Les choses n'ont pas changé. Je pense la même chose», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse au Monténégro.
«Propagandiste patentée»
Xenia Fedorova, qui défend régulièrement les positions du Kremlin dans les différents médias du milliardaire conservateur français Vincent Bolloré, a vu son titre de séjour renouvelé en France en 2024, ce qui a suscité de nombreuses réactions. «Ce n’est pas le président, par une décision souveraine qui remet en cause les titres de séjour ou qui les donne. C’est une bonne chose. Il y a des règles et des procédures dans notre pays. Il faut qu’elles soient respectées», a expliqué Emmanuel Macron.
Le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez avait déjà assuré qu’il n’y avait eu aucune «intervention» du gouvernement lors de la prolongation en 2024 de son titre de séjour. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait déjà qualifié la chroniqueuse de «propagandiste patentée, qui sert de relais à la désinformation du Kremlin».
Une «agente russe»
Des eurodéputés du groupe centriste Renew ont demandé depuis à l’UE de prendre des sanctions à l’encontre de Xenia Fedorova, «propagandiste russe notoire», coupable, selon eux, de la diffusion de «narratifs grossièrement manipulateurs sur la guerre en Ukraine et à l’égard de l’UE». Édouard Philippe, ex-premier ministre d’Emmanuel Macron et candidat à la présidentielle de 2027, a jugé que «relayer à Paris les positions de la Russie , c’est critiquer la position de la France».
Quant à Raphaël Glucksmann (gauche), patron de Place Publique et possible candidat à la présidentielle, il a jugé pour sa part qu’il fallait lui «retirer le micro» , estimant qu’il s’agissait d’une «agente russe» au service d’un régime qui «menace directement» l’Europe.


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