Le printemps n’a pas encore officiellement pointé le bout de son nez que, pour des millions de Français, le cauchemar a déjà commencé. Nez qui coule, gorge irritée, crises d’éternuements à répétition… Si vous vivez ce calvaire, sachez que vous êtes loin d’être un cas isolé. L’Agence Régionale de Santé (ARS) est formelle : les allergies polliniques gâchent le quotidien de 30 % des adultes et de 20 % des enfants. Et la mauvaise nouvelle, c’est que la nature a prévu un véritable marathon. Oubliez l’idée d’une courte mauvaise passe : voici le calendrier précis des ennemis invisibles qui vont saturer l’air jusqu’à l’automne.
De janvier à mai : l’offensive silencieuse des arbres
L’année commence sur les chapeaux de roues. Bien avant le retour des beaux jours, les arbres ouvrent les hostilités. Dès le mois de février, l’aulne, le peuplier et le frêne libèrent leurs premiers grains. Dans le sud-est de la France (Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes), le cyprès bat déjà de tristes records de concentration, transformant l’air en une véritable poudre à éternuer.
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Le mois noir : Mars est particulièrement redouté par les personnes sensibles au bouleau, responsable de rhinites redoutables et d’yeux larmoyants.
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Le relais d’avril : C’est ensuite au tour des « arbres à chatons » (nommés ainsi pour leurs fleurs pendantes en forme de queue de chat) d’entrer en scène. Le saule, le hêtre, le chêne, le charme, le platane et le noisetier prennent le relais pour continuer de chatouiller vos narines jusqu’en mai.
De mai à juillet : le pic infernal des graminées
C’est le climax absolu de la souffrance pour les allergiques. Entre mai et juillet, la saison des graminées atteint son apogée. Ces milliers d’espèces végétales sont absolument partout : dans les vastes prairies, les parcs urbains où vous pique-niquez, et même sur les bords de nos routes. Il est techniquement impossible d’y échapper.
Pour ne rien arranger, la saison des arbres ne s’arrête pas net. Les pollens de frêne et d’olivier n’ont pas encore dit leur dernier mot et continuent de flotter dans l’atmosphère, créant un cocktail allergénique redoutable à l’aube de l’été.
Crédit : cenczi/Pixabay
De juillet à octobre : le piège tardif des herbacées
Vous pensiez pouvoir enfin respirer à pleins poumons sur la plage ou lors de vos randonnées estivales ? Détrompez-vous. Alors que les graminées commencent à peine à se calmer au milieu de l’été, les herbacées prennent le relais et prolongent la saison des allergies jusqu’à la fin de l’automne.
Le véritable fléau de cette fin d’année s’appelle l’ambroisie à feuilles d’armoise. Cette plante extrêmement envahissante, particulièrement redoutée dans des départements comme le Rhône, la Drôme et l’Isère, ne cesse de gagner du terrain. Son pollen est l’un des plus hautement allergisants pour l’Homme. Elle a la fâcheuse tendance de prolonger les symptômes (asthme, conjonctivite, rhinite) jusqu’aux portes de l’hiver, clôturant ainsi une année d’épreuves pour le système immunitaire.


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