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Le calvaire d'Arnaud De Lie s'est donc arrêté à l'avant-veille de l'Ascension… Victime d'importants troubles gastro-intestinaux dans la foulée d'une Famenne Ardenne Classic sur laquelle près de la moitié du peloton semble avoir contracté un méchant virus (suspections de campylobacter en raison de projections de bouses de vaches ramenées sur la chaussée par la pluie), le coureur de chez Lotto Intermarché a mis pied à terre sur la route de Cosenza. La journée de repos de lundi n'aura pas suffi à requinquer le Taureau de Lescheret en difficulté lors du Grande Partenza bulgare dès que la route s'élevait. "Je crois que je ne me suis jamais senti aussi mal…", avait soufflé l'ancien champion de Belgique.
Pour son compagnon de chambre et de galère Milan Menten, lui aussi souffrant depuis l'épreuve marchoise, le même sort semble devenu inévitable. Avant-dernier de l'étape de ce mardi, le Limbourgeois a franchi la ligne d'arrivée avec plus de 18 minutes de retard sur le vainqueur du jour, Narvaez.
"Aujourd'hui, il s'agissait simplement de survivre, confiait Menten. Je ne crois pas que je prendrai le départ demain (mercredi), c'est tout simplement impossible. On a tenté, en espérant que la journée de repos nous ferait du bien, mais ça n'a pas été le cas. Dès que je fais un effort, je suis complètement vidé."
Je pense que la bactérie est toujours présente dans notre organisme...
Arrivé en Bulgarie avec un jour de retard après un passage aux urgences, l'ancien vainqueur du Samyn ne cachait pas son inquiétude. "Je pense que la bactérie est toujours présente dans notre organisme. Le corps n'assimile plus correctement la nourriture, et la fatigue s'accumule. J'ai dormi de 22 heures à 9 heures, et malgré ça, je me sentais encore très mal. Fallait-il prendre le départ ? Probablement pas. Mais la situation de l'équipe était compliquée. Plusieurs coureurs étaient malades et il était trop tard pour trouver des remplaçants. Il n'y avait finalement pas grand-chose à perdre en nous alignant…"
Directeur sportif de la formation belge, Bart Wellens a vu un Arnaud De Lie forcément déçu monter à bord de sa voiture suiveuse. "Je peux vous assurer que l'ambiance était très silencieuse. Personne n'aime abandonner, et Arnaud encore moins. Mais il n'y avait rien à faire. Nous avons ensuite suivi Milan, qui souffrait énormément. Vomir sur le vélo, cela en dit long…"
Rentré en Belgique après le triptyque bulgare, le manager sportif Kurt Van de Wouwer tentait de prendre un peu de recul sur les événements. "Après la Famenne Ardenne Classic, sept coureurs sont tombés malades, dont trois sélectionnés pour le Giro. Même certains remplaçants étaient touchés et il semble que ce virus soit particulièrement tenace. Arnaud saura relativiser. Il gagnait encore il y a une semaine (NdlR : sur la Famenne Ardenne Classic)… Quand une telle chute de forme survient si vite, on comprend que quelque chose ne va pas dans l'organisme. L'essentiel est désormais de retrouver la santé."
Le programme de l'Ardennais est déjà fixé : le Tour de Wallonie (1er au 6 juin) devrait marquer son retour à la compétition, avant un possible enchaînement avec le Tour de Suisse, une épreuve qui lui a souvent réussi ces dernières saisons comme ultime rampe de lancement vers le championnat de Belgique et le Tour de France.
Inquiétude à la veille du départ du Giro : "Un échec retentissant"Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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