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Le pillage d’une demi-douzaine d’hélices au parc d’hivernage de Sept-Îles pourrait coûter plusieurs milliers de dollars à des plaisanciers. Face à ce méfait, l’organisme et les propriétaires cherchent des solutions, mais c’est plus compliqué qu’il n’y paraît.
Aux abords de l’enceinte nord du parc d’hivernage, le Pétrel a failli perdre son hélice. Son arbre, la tige cylindrique qui la relie au moteur, est presque entièrement tranché. Tous n’ont pas eu cette chance.
Les hélices d’au moins cinq autres navires au parc d’hivernage ont disparu, vraisemblablement sciées. C’est en venant retrouver son voilier après l’hiver que Caroline Côté a constaté le méfait, qui a depuis été observé par Radio-Canada.

Plusieurs bateaux se trouvaient sans hélices le long de la clôture du parc d'hivernage de Sept-Îles
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Pour les plaisanciers, le printemps et la fonte des neiges signalent le moment venu de préparer les escapades en mer estivales. Depuis quelques années, c’est aussi la saison durant laquelle on constate les méfaits commis pendant l’hiver, selon la plaisancière.
Chaque année, on découvre un petit quelque chose. Une fois quelqu’un avait vidé un extincteur dans le bateau, une autre fois quelqu’un avait dormi dedans pendant plusieurs jours, rapporte Caroline Côté.

Radio-Canada a pu constater que plusieurs hélices étaient manquantes sur des bateaux au parc d'hivernage de Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Cette année pourrait s’avérer particulièrement coûteuse, dépendamment des régimes d’assurances des propriétaires. Une hélice peut coûter entre 3000 $ et 4000 $, selon la navigatrice, et l’arbre de l’hélice 2500 $ supplémentaires.
Caroline Côté espère que des signalements permettront de retrouver le matériel volé. Pour l’instant, un seul signalement a été fait à la Sûreté du Québec.

Des caméras de surveillance sont déjà installées au parc d'hivernage de Sept-Îles, mais elles ne dissuadent pas tous les voleurs.
Photo : Radio-Canada / Bénédicte Filippi
Trop de cachettes
Caroline Côté et son voisin de parc d’hivernage, Charles Desrosiers, aimeraient bien voir des mesures de sécurité efficaces mises en place par l’organisation. Ils reconnaissent toutefois que les solutions sont difficiles à trouver.
C’est aussi l’avis de Serge Langelier, le directeur par intérim des opérations du parc d’hivernage, qui compte déjà sur des caméras de surveillance et une barrière de sécurité. Au-delà de celles-ci, les propositions deviennent coûteuses et peu susceptibles d’être efficaces, selon lui.
Une équipe de quatre gardes de sécurité sur le site, ça nous coûterait un bras et une jambe. Au nombre de bateaux qu’il y a, qu’est-ce que ça apporterait de plus comme sécurité? se questionne-t-il.

Serge Langelier est le directeur par intérim des opérations du parc d'hivernage de Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
À la quantité de cachettes, quand bien même on aurait un million de caméras sur le site, on ne sera jamais capable d'éliminer le risque.
De leur côté, les propriétaires de voiliers réfléchissent aux moyens qu’ils pourraient eux-mêmes entreprendre, comme des alarmes attachées à leurs navires.


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