NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Devenue un symbole de la crise du logement en Espagne après avoir été expulsée de chez elle, Maricarmen, 87 ans, est morte à l’hôpital.
Il y a quelques semaines, elle était encore une anonyme. Maricarmen, devenue le visage de la crise du logement en Espagne, est décédée. L’histoire de cette femme de 87 ans, qui avait été expulsée de son appartement à Madrid le 23 septembre alors que son loyer avait augmenté de 275 % à la suite d’un rachat par une agence immobilière, avait ému tout le pays, comme nous le racontions dans la vidéo en tête d’article.
« Maricarmen a changé l’Espagne », écrit ce jeudi 8 octobre El País, qui estime que la mort de l’octogénaire « déclenche un séisme social et politique ». Son témoignage avait déjà conduit le gouvernement à promulguer deux décrets, finalement retoqués par les députés espagnols. Le Premier ministre, Pedro Sanchez, a alors annoncé des élections législatives anticipées.
Après l’annonce de la mort de l’octogénaire, des centaines de manifestants se sont rassemblées spontanément dans le centre de Madrid dans la soirée de mercredi. Les slogans « Maricarmen, présente aujourd’hui et pour toujours » et « C’est pour Maricarmen », ont résonné dans les rues.
Plusieurs manifestants de la Puerta del Sol, ou un campement était installé depuis dix jours pour soutenir Maricarmen et réclamer une baisse des loyers, ont convergé vers le Parlement. Ensemble, ils ont observé une minute de silence en mémoire de l’octogénaire. Plusieurs d’entre eux ont versé des larmes, d’autres se sont enlacées. Des dizaines de bougies ont été allumées.
« Nous sommes tous très tristes. (...) On espère que son décès va provoquer un électrochoc », a déclaré l’une d’entre elles à TF1. « On est très tristes mais aussi très en colère », a renchéri une autre.
« Maudites expulsions »
Maricarmen est décédée dans l’hôpital où elle a été installée après son expulsion. Elle aurait finalement pu retourner habiter son logement, l’agence immobilière ayant cédé à la pression publique après des jours de manifestations. Une triste ironie qui renforce encore l’indignation des manifestants.
Très émue, la journaliste Andrea Ropero, qui a accompagné Maricarmen le jour de son expulsion et filmé la scène, a déclaré sur un plateau télévisé mercredi soir : « Son souhait était de mourir dans cette maison car sa mère y était décédée et, maudites expulsions, elle a fini par mourir à l’hôpital, ce qu’elle ne voulait absolument pas. » Elle a ensuite partagé sur X une photo de Maricarmen, la remerciant « pour son combat et pour son exemple » et dénonçant à nouveau ces « maudites expulsions ».
Si l’histoire de cette octogénaire révolte autant en Espagne, c’est aussi parce qu’elle illustre un problème bien plus large qui touche le pays : ces dix dernières années, le prix moyen du mètre carré à la location a presque doublé. Concrètement, il est « extrêmement difficile » de trouver à Madrid, comme à Barcelone, un appartement pour un loyer inférieur à 700 euros par mois, selon une étude de l’association de consommateurs OCU.
Pour El Mundo, l’affaire Maricarmen marquera « un avant et un après dans l’histoire de l’Espagne ». Le syndicat des locataires de Madrid parle aussi d’« un tournant dans l’histoire de ce pays ». Parmi les nombreux slogans inscrits sur des pancartes de manifestants à Madrid mercredi soir, une femme avait écrit un message à l’intention l’octogénaire disparue : « Merci d’avoir changé l’Espagne. »


2 week_ago
47

























.jpg)






French (CA)