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Vittoria de Savoie et Lucas Barski, héros de Toi + Moi - Seuls contre tous : «Nous avons appris le lâcher-prise»

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ENTRETIEN - Rencontre avec les deux jeunes comédiens qui font leurs débuts dans cette adaptation de la trilogie de new romance à succès d’Eva Green. Un film disponible sur Prime Video.

La new romance fait les belles heures de Prime Vidéo. Un nouvel exemple avec Toi + Moi : seuls contre tous, film adapté de la trilogie à succès d’Eva Green, disponible aujourd’hui sur la plateforme. Nous avons rencontré ses deux héros, des comédiens débutants pleins de fougue et de fraîcheur : Lucas Barski et Vittoria de Savoie.

Le FIGARO TV MAGAZINE- Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Vittoria de Savoie. - C’est mon premier casting de premier rôle réussi – j’avais un petit rôle dans La mère et l’assassin. C’est une nouvelle expérience, un nouvel apprentissage dans un genre que je ne connaissais pas

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Lucas Barski.- C’est ma première expérience dans le cinéma et c’était incroyable de découvrir le métier sur un tournage de cette ampleur. Je remercie toute la team. L’énergie circulait bien. On a tourné pendant l’été, on s’est amusé.

Quand on est deux débutants dans des premiers rôles, à quoi se raccroche-t-on ?
V.S. - J’avais l’appréhension de savoir comment un tournage se passe. Du bon stress. Mais j’ai beaucoup travaillé, et je me sentais prête en arrivant. Je sentais que je pouvais enfin réaliser mon rêve, vivre ma passion.

L.B. - Il y a vraiment eu beaucoup de concentration pour la préparation du rôle, beaucoup de travail. Tout a été très rapide dès le moment où j’ai su que j’étais pris. Ça a été très intense.

Comment décririez-vous vos personnages ? Sont-ils proches de vous ?
L.B. - Mon personnage est très sombre d’apparence, très piquant. C’est le côté qui me ressemble le moins. Il est aussi très intense, et là je m’y retrouve. Il a envie d’aller loin dans sa vie, avec un côté très tendre sous son armure. J’aime ce côté tendre

Lucas Barski. Prime Video

V.S. - Ce qui était particulièrement intéressant, c’est que la new romance est un genre hypercodifié, avec des personnages stéréotypés, et il fallait leur apporter une certaine sincérité. Alma a un peu de mal à s’affirmer, elle a très peu confiance en elle, est très introvertie. Et à ce niveau nous sommes vraiment différentes car je suis extravertie. Plus sociable, moins prise de tête. Ça m’a plu de faire ce travail d’inversion.

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Je me retrouve dans le fait que, quand elle a une idée en tête, elle y va. Elle est assez courageuse. Je m’inspire d’elle dans ma vie, elle m’a appris ça. Qu’il faut y aller tête baissée quand on veut quelque chose. Et ce lâcher-prise avec l’amour qui est tellement compliqué. Je deviens vite très peureuse en amour. Peut-être qu’elle m’inspirera pour mes prochaines relations (rires). Bref, il fallait rendre la complexité du personnage, tout en la rendant la plus naturelle possible.

Vittoria de Savoie. Prime Video.

Lucas, avez-vous appris quelque chose de votre personnage ?
J’ai beaucoup appris, à lâcher prise aussi notamment.

Au casting, qu’est-ce qui a fait que ça a vraiment fonctionné entre vous ?V.S. - Peut-être un truc dû au hasard. Je peux être un peu maladroite parfois. J’avais fait une blague. Pendant les essais, on m’avait dit : «Vous n’avez pas besoin de vous embrasser pour le casting». Et j’ai répondu : « Ça ne me dérangerait pas ! » C’est sorti tout seul. Pas parce que c’est Lucas mais parce que j’avais envie de bien faire les choses. Ça les a beaucoup fait marrer !

Pour un premier tournage : qu’est-ce qui a été le plus difficile et le plus surprenant ?
L.B. - On imagine certaines scènes très faciles et elles se révèlent très dures, ne serait-ce qu’en raison de la lumière, du son, tout ce qu’on doit gérer. Et inversement, on imagine galérer et c’est simple.

V.S. - Le nombre de personnes sur un tournage m’a surprise. Et quand on est nombreux sur une scène, cela demande énormément de concentration. Le nombre de prises aussi. Le théâtre est plus direct.

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Un mot sur votre parcours ?
L.B. - Je suis mannequin depuis 7 ans. J’ai compris que ce que l’on attendait de moi, c’était ce côté mannequin, beau gosse, ténébreux, stoïque, à casser au fur et à mesure des scènes car le personnage se libère de ce côté pétrifié.

V.S. - J’ai commencé par des études de sciences politiques que je n’ai pas achevées. Puis j’ai suivi différents cours de théâtre. En même temps, je suis curatrice, j’organise des expos avec des artistes émergents car j’ai eu l’occasion de travailler dans une galerie d’art. J’ai jonglé entre art et cinéma en essayant toujours d’avoir une formation dans le jeu. J’ai suivi de cours de clown, de musique, de chant. C’est important de toucher à tout, d’apprendre.

Votre maman, Clotilde Courau, était-elle heureuse ou inquiète de vous voir suivre ses traces ?
V.S. - La première fois que j’ai annoncé que j’allais faire du cinéma – ça m’a pris du temps ! -, elle m’a dit : «C’est un métier comme les autres, mais il va falloir travailler». Et elle a bien raison ! C’est important pour elle que je fasse des erreurs, que je trouve ma voie. Elle est fière aussi car elle découvre qu’elle a pu transmettre une passion. C’est très beau car elle aime ça plus que tout.

Elle vous vous donne des conseils ?
Je ne lui en demande pas et ce n’est pas qu’elle ne veuille pas mais elle veut que je trouve mon authenticité, ma vérité, ma façon de jouer.

Prêts à renouveler l’expérience ?
L.B. - Je travaille dur pour bien comprendre ce métier qui n’est pas facile. Je prends des cours. Après le mannequinat, où l’on est très porté à avoir conscience de notre corps, au cinéma, c’est le contraire, il faut lâcher prise, se déconstruire plutôt que se construire.

La chose la plus folle faite en amour ?
V.S. Plein de petits trucs, je suis beaucoup dans les attentions, pas seulement matérielles, des poèmes… Je suis hyperromantique en vrai ! J’ai écrit pas mal de lettres que j’ai glissées sous les portes.

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