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«C’est complètement illégal !» : Yanis Marshall révèle comment il a appris sa séropositivité

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Il y a onze ans, au retour d’un voyage au Brésil, l’ancien professeur de danse de «Star Academy» sur TF1 a découvert qu’il était atteint du VIH.

Après des années à se taire, Yanis Marshall  a décidé de parler. Et il le fait dans Je vous conseille de ne pas le dire (Éd. Leduc). En attendant sa sortie en librairie prévue le 5 novembre, le danseur et chorégraphe de 37 ans multiplie les publications sur Instagram dans lesquelles il dévoile des extraits de son «livre choc». Ainsi, il a récemment révélé sa séropositivité. « Je veux que les gens comprennent qu’être séropositif, ce n’est pas être condamné ni brisé. C’est vivre, aimer, briller, créer, réussir, autrement mais pleinement. Je ne suis pas Yanis le séropositif. Je ne suis pas Yanis la victime. Je suis un survivant», a-t-il écrit.

Un sujet qu’il a bordé longuement dans «En vrai : le podcast des engagé.e.s ». Face à Jeanne Baron, Yanis Marshall a reconnu avoir pris des risques quand il était plus jeune. «Je faisais des choses de plus en plus graves. Pas graves, mais avec une inconscience totale du danger qu’il pouvait y avoir derrière, notamment de devenir séropositif», a-t-il déclaré avant d’expliquer où et quand il pense avoir été contaminé : «J’ai fait un voyage au Brésil. C’était la première fois que j’allais à Rio. (…) On ne peut jamais savoir à 100 %, mais je suis convaincu de l’avoir attrapé là-bas».

À lire aussi «Un tas d’hypocrites» : Yanis Marshall tire à boulets rouges sur «Star Academy»

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À l’époque, il ne savait pas que le pays était l’un des plus touchés par le sida. Il ne prend donc aucune précaution. «J’arrive à Rio, je vois tous ces mecs qui sont magnifiques, cette chaleur, je fais n’importe quoi», a-t-il poursuivi. À son retour en France, il raconte son séjour à son meilleur ami et celui-ci lui conseille d’aller se faire dépister. «Je panique, je suis persuadé que j’ai un truc. Je le sens tellement que je craque, je dis à des amis : “Je suis séropo” sans même savoir. Je me condamne, je me fais déjà du mal, je pleure. Et finalement, j’ai le retour de mes examens et en fait, tout est négatif», a-t-il raconté.

Je n’ai pas le sida, je ne suis pas malade

Yanis Marshall

Convaincu d’avoir échappé au pire, Yanis Marshall s’est fait la promesse d’«arrêter les conneries». Sauf que la réjouissance a été de courte durée puisque en refaisant un test de confirmation quelques semaines plus tard, le jeune homme a appris qu’il est atteint du VIH. «On me dit ça sur un putain de répondeur. Ce qui est complètement illégal. “Bonjour Monsieur Marshall, tous les résultats sont revenus, tout est positif, il faut aller en urgence à l’hôpital” Point. (…) Je te donne l’info sur ton répondeur, maintenant, tu en fais ce que tu veux, tu te démerdes», a-t-il déploré.

Sa première pensée a été la mort et sa première image a été celle de Tom Hanks dans le film Philadelphia. «Je n’ai jamais entendu le mot séropo de ma vie à ce moment-là, je ne sais pas ce que ça veut dire. Pour moi, ça veut dire sida. Ça veut dire tu vas mourir, tu vas avoir des plaques, tu vas maigrir, ça va se voir», a-t-il ajouté. Et contre l’avis du médecin et de ses amis, il a décidé de l’avouer à sa mère. «Je craque, je l’appelle bourré, en crise d’angoisse, dans un état lamentable et je lui lâche ça comme ça. J’aurais aimé pouvoir lui dire autrement», a-t-il regretté.

Depuis onze ans, Yanis Marshall suit précautionneusement son traitement contre le VIH. «Je n’ai pas le sida, je ne suis pas malade. C’est un virus qui est endormi en moi. Il existe pour la société, il n’existe pas pour moi. Je ne le ressens jamais. Je l’ai presque oublié aujourd’hui. Je prends quatre cachets par semaine», a-t-il affirmé.

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