NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Propulsé par la relève et l’immigration, un vent de renouveau souffle sur le milieu de la restauration à Sept-Îles. Cet élan prometteur demeure toutefois fragile tant que certaines barrières persisteront, prévient la Chambre de Commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-Utenam.
Depuis sa réouverture, le Pub St-Marc ne manque pas de clients… ni d’employés ! J’ai été obligé de refuser des gens parce qu’on a trop de personnel! s’étonne David Lavoie-Brisson, l’un des trois copropriétaires. En 2025, Yannick Migneault, Philippe Thibault et lui ont pris la relève de l’établissement qui avait fermé ses portes trois ans auparavant.
Pourtant, la pénurie de main-d’œuvre est un des facteurs qui freinent l’ouverture de nouveaux restaurants. Elle oblige plusieurs établissements à réduire leurs heures d’ouverture et mènent même à la fermeture de certains.

Après trois ans, le pub St-Marc a enfin trouvé des repreneurs. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
Sans pouvoir expliquer précisément ce qui fonctionne au Pub St-Marc, David Lavoie-Brisson dit que les associés ont fait le pari de garder l'ancienne formule, soit un pub irlandais dans une maison centenaire. Ils ont travaillé sur le front des communications avec de nouvelles stratégies pour mousser un concept qui marchait déjà.
D’ailleurs, ce n’est pas la seule reprise dans le milieu. La relève d’une autre institution phare être assurée : les anciens propriétaires du Café-Bar Restaurant Chez Sophie ont passé le flambeau à un jeune couple d’entrepreneurs vers la mi-mai.
Une industrie tenue à bout de bras… étrangers
Alors que les locaux vides se multiplient à la Place de ville de Sept-Îles, Christopher Piedad et sa famille ont osé y ouvrir un restaurant de type buffet, La Tahanan, au début du mois de mai.

Plusieurs locaux commerciaux cherchent de nouveaux locataires à Place de Ville de Sept-Îles, une conjoncture qui n'a pas empêché le restaurant La Tahanan d'y ouvrir ses portes en mai.
Photo : Radio-Canada / Lilou Ann Santos
Ce restaurant n'est pas le premier sur la feuille de route du chef philippin. Débarqué seul au Canada en 2013 pour s'installer sur la Côte-Nord, l’entrepreneur est rejoint par son épouse, Cherrie Rose, quatre ans plus tard. Ils reprennent ensemble le restaurant Chez Carrefour.
Leur fille de 18 ans, Chrisie, arrivée au pays en 2019, admire leur détermination. C’est le rêve de mon papa, donc non, je ne crois pas qu’il y avait de peur… plus du courage , confie-t-elle.
Pour contourner la pénurie de main-d’œuvre qui afflige d’autres restaurants de la ville, les parents de Chrisie Piedad ont choisi d’engager de nouveaux arrivants philippins, une communauté importante à Sept-Îles.
Selon la jeune adulte, cela permet d’aider des membres de leur communauté à s’intégrer et à obtenir un emploi, même s’ils ne maitrisent pas encore le français. Ceux avec un bas niveau de français sont en cuisine, et les autres, comme moi [plus bilingue] sont en avant , explique-t-elle.
Précarité sous-jacente
Bien que La Tahanan, le Pub St-Marc et le Café-Bar Restaurant Chez Sophie aient réussi à tirer leur épingle du jeu, le manque de main-d’œuvre demeure une épine dans le pied de nombreux autres restaurateurs de Sept-Îles.
Au téléphone, une employée de la Poissonnerie Soucy n’est pas en mesure de donner une date d’ouverture pour les Terrasses du Capitaine, faute de trouver le personnel nécessaire. C’est un défi qui suit l’entreprise depuis quelques années.
Cette problématique ne relève pas du simple hasard, selon le directeur général de la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-Utenam, Christophe James, qui affiche un optimisme prudent. Selon lui, ce renouveau repose sur un équilibre fragile.
La pérennité de cet essor a dépendre de la capacité de la communauté et des décideurs de faire tomber certaines barrières structurelles majeures, estime-t-il. Du travail reste à faire sur les fronts de la disponibilité des logements, de l’attractivité de la région ou de l’accueil de travailleurs étrangers, actuellement fragilisé par les politiques provinciales et fédérales.
Sans quoi, l’élan pourrait vite s’essouffler.


2 hour_ago
28



























.jpg)






French (CA)