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La Ville de Val-d’Or a donné son appui au projet d’agrandissement du champ de tir situé dans la Forêt récréative.
L’Association chasse et pêche de Val-d’Or (ACPVD) souhaite faire passer le site de 12 à 27 hectares, pour pouvoir y ramener des activités de tir au pigeon d’argile et développer un parcours animalier pour le Club des archers.
Cette démarche auprès du ministère des Ressources naturelles survient trois ans après l’arrêt forcé des activités de pigeon d’argile, quand les autorités de contrôle des armes à feu ont constaté que plusieurs sentiers se trouvaient à l’intérieur de la zone de protection.

Le maire de Val-d'Or Serge Allard. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Clara Fortin
Avec le projet proposé, la zone de protection serait déplacée vers le sud, soit plus loin des sentiers de vélo de montagne.
Le maire Serge Allard croit que la solution proposée par l’Association représente un compromis acceptable et très sécuritaire.
Le champ de tir était là avant la Forêt récréative et c’est nécessaire à Val-d’Or, fait-il valoir. Les milliers de chasseurs ont besoin d’un endroit comme ça. Les gens de vélo auraient souhaité qu’il n’y ait plus du tout de champ de tir dans le secteur, mais il est là et il est sécuritaire. S’il n’y en a pas, les gens vont tirer partout dans les bancs de gravier autour de la ville et ce n’est pas sécuritaire.

Le projet d’agrandissement du champ de tir situé dans la Forêt récréative est appuyé par la Ville de Val-d’Or.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Les dirigeants du club Accro-Vélo, qui perdront l’accès à un sentier de vélo de montagne avec ce projet, ne cachent pas que plusieurs membres sont déçus de la tournure des événements.
On aurait aimé une relocalisation, avec une vision à plus long terme qui tienne compte des agrandissements qui pourraient être souhaités dans le futur à la Forêt récréative ou le développement du champ de tir, explique le président William Lévesque. Mais bon, on a émis des recommandations et des préoccupations en matière de sécurité, de bruit et d’environnement. On est pas mal certains que ça va être pris en considération quand viendra le temps de peaufiner le projet. On doit s’assurer qu’il n’y a pas d’interaction possible entre les armes et les autres utilisateurs.
L’Association chasse et pêche de Val-d’Or réitère pour sa part que toutes les activités qui sont développées à l’intérieur du champ de tir sont soumises à des normes de sécurité très strictes.
Le porteur du dossier pour l’ACPVD, Jacques Cormier, se réjouit de l’appui de la Ville à un projet qui, selon lui, s’inscrit dans un esprit de collaboration.

Jacques Cormier, porteur du dossier du champ de tir à l’Association chasse et pêche de Val-d’Or.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Le champ de tir est un carrefour de ressources pour l’ensemble des tirs à Val-d’Or, affirme-t-il. C’est notre objectif et les activités de pigeon d’argile en font partie. Notre proposition vise une meilleure cohabitation, avec toujours une grande sécurité. Il y a 8000 chasseurs autour de Val-d’Or. Ces gens-là ont besoin d’un endroit sécuritaire pour aligner leur arme ou se pratiquer.
Jacques Cormier croit aussi qu’il est compatible et même souhaitable de faire cohabiter un champ de tir avec toutes les autres activités de plein air offertes à la Forêt récréative.
Val-d’Or est un lieu de nature et d’avoir un lieu multiservice proche de la Ville, c’est important. On est content que Val-d’Or partage notre vision intégrante et non de division. Il y a de la place pour tous les sports et tous les amants de la nature, dans le respect des règles de sécurité, comme partout sur leurs terres publiques, conclut-il.


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