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Usine Kénogami : Yannick Gagnon travaille pour attirer une entreprise en cas de fermeture

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Après avoir rencontré les travailleurs de l’usine de papier de Domtar à Kénogami lundi, le député de Jonquière, Yannick Gagnon, s’engage désormais à travailler sur un plan B en cas de fermeture. Ce plan B consiste en l’arrivée d’une autre entreprise qui pourrait, ou pas, récupérer la bâtisse.

Il entend cependant s’assurer qu’elle regarderait du côté des employés actuels de l’usine. Yannick Gagnon entend œuvrer en concertation avec les acteurs régionaux.

Il faut se dire les vraies choses. Advenant qu'il y ait une fermeture, chaque jour où on ne travaille pas à une relance ou une nouvelle entreprise qui vient, comme diraient les travailleurs, c'est une journée perdue, a-t-il déclaré en entrevue au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'usine de papier est de moins en moins rentable alors que l'industrie forestière traverse une période critique, notamment en raison des tarifs et droits imposés par les États-Unis.

Des gens posent dans une salle.

Le député de Jonquière, Yannick Gagnon (au centre), a rencontré des travailleurs de l'usine de papier Kénogami de Domtar.

Photo : Gracieuseté

Lors de sa dernière visite dans la région, la direction de Domtar a laissé entendre qu’en cas de fermeture, elle pourrait conserver ses barrages et ses centrales hydroélectriques et vendre l’électricité à un autre promoteur. Yannick Gagnon rejette catégoriquement cette option.

Une chose que je peux vous dire, c'est que, si jamais Domtar n'opère plus l'usine de Kénogami, alors Domtar ne ferait pas que vendre du courant pour l'entreprise qui viendrait s'installer. Pour moi, c'est inacceptable, a-t-il affirmé, depuis l’Assemblée nationale où les travaux ont repris mardi.

Le bail qui permet à Domtar de produire son hydroélectricité à partir de l’eau de la rivière Shipshaw spécifie clairement qu'il sera résilié si l'usine de Kénogami ferme ses portes.

À la fin février, Yannick Gagnon avait été tout aussi clair.

Si Domtar ferme l'usine de Kénogami, Québec, avec Éric, Nancy, moi, mon gouvernement, effectivement, on doit reprendre possession des barrages, parce qu’il y a une brisure de l'obligation, avait-il déclaré.

Le syndicat travaille pour ses membres

Le président du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papiers de Kénogami, Gilles Vaillancourt, a comme compréhension que le plan B peut pouvoir signifier que c'est une autre industrie qui va venir s'installer sur notre site.

Un homme prend la parole devant des micros qui lui sont tendus.

Gilles Vaillancourt est le président du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papiers de Kénogami. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Sa priorité demeure ses membres.

Nous, ce qu'on veut, c'est conserver des emplois semblables. Je sais qu' il y a certaines industries dans le passé qui se montraient intéressées, mais qui manquaient certaines conditions, dont des mégawatts, puis des travailleurs qualifiés. Si nous autres on ferme à Kénogami, on règle deux de ces problèmes-là parce que mon monde est très qualifié pour faire de la production, il n’y a aucun problème avec ça. Le courant risque d'être disponible, a exposé Gilles Vaillancourt en matinée lors de l’émission C’est jamais pareil.

Luc Boivin tient à l'énergie

De son côté, le maire de Saguenay, Luc Boivin, a encore sur le cœur la fermeture définitive en 2005 de l’usine de papier d’Abitibi-Consolidated à Port-Alfred. Selon lui, la région avait alors perdu les 120 mégawatts qui lui étaient réservés par Hydro-Québec.

Saguenay ne laissera plus partir des blocs énergétiques importants. On est déjà en déficit sur ce qu'on aurait dû recevoir comme énergie. J'ai encore un goût amer du fait que Saguenay n'a pas pu installer sur son territoire Vianode qui est un projet majeur qui s'est installé en Ontario faute d'avoir les blocs énergétiques à Saguenay, a-t-il mentionné, en marge de la rencontre d’information sur le projet d’énergie solaire à Laterrière.

La Ville a inscrit un droit de préemption sur les barrages de Domtar à Saguenay en cas de vente.

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