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DÉCRYPTAGE - Des chercheurs de Caltech ont mis au point une nouvelle manière de fabriquer de longues molécules d’ADN, pour un faible coût et en limitant drastiquement les erreurs de copie. Les applications en biologie et en archivage de données sont vertigineuses.
La biologie de synthèse progresse vite. D’un côté, le succès du séquençage à haut débit permet de lire et de comprendre la structure de millions de séquences d’ADN. De l’autre, le développement d’algorithmes d’intelligence artificielle qui se nourrissent des séquences décodées aide désormais les biologistes à en écrire de nouvelles, à assembler virtuellement des nucléotides, A, T, G ou C, pour produire des médicaments, des systèmes de dépollution ou des supports pour l’archivage de l’information.
Mais, entre les deux, la synthèse d’ADN peine à suivre. « On peut commander à des entreprises commerciales des brins d’ADN, mais ils sont limités en taille, en général pas plus de 200 ou 300 nucléotides de long, très loin de la longueur d’un gène », explique Kaihang Wang, qui dirige une équipe à Caltech, le fleuron de la recherche en ingénierie californienne. Comptez en effet 27.000 nucléotides en moyenne pour un gène humain et 4,6 « mégabases » - 4,6 millions de nucléotides - pour un…


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