NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Saguenéene Bénédicte Armstrong déplore un manque de soutien du système de santé après avoir vu sa grossesse interrompue il y a un peu moins de trois mois. Elle vivait cette épreuve pour la troisième fois.
Une grossesse sur cinq se termine en fausse couche selon l'organisme de référence Naître et grandir. Lorsqu'un tel événement survient, les parents doivent souvent composer avec un deuil périnatal.
La jeune femme indique que lorsque le diagnostic est tombé, le personnel hospitalier lui a expliqué que sa meilleure option pour expulser le fœtus consistait à prendre des comprimés. On lui aurait souligné que ça [marchait] dans 95 % des cas et qu'elle aurait comme de grosses règles.
De retour à la maison, Bénédicte Armstrong raconte pourtant avoir été en contraction pendant sept heures et avoir perdu beaucoup de sang.
On est là avec ce qui nous reste de notre bébé et qu'est-ce qu'on fait avec? On est sincèrement dans le vide. On ne sait pas quoi faire. Dans le système de santé, on vérifie si le corps va bien, mais pas si le cœur et la tête vont bien, déplore-t-elle en entrevue à l'émission Place publique.
Mme Armstrong indique qu'on l'aurait ensuite référée à l'organisme Deuil 02, mais elle soutient que l'organisation n'est pas spécialisée dans le deuil périnatal.
Il y a beaucoup de maladresse. Quand je suis retournée à l'hôpital, on m'a dit : "Il y a encore plein de stock, il va falloir vider ça", relate-t-elle.
Le rêve que je portais en-dedans, on a appelé ça du stock.
Bénédicte Armstrong a dû subir un curetage, une intervention visant à retirer les tissus de l'utérus. Comme sa requête a été égarée, il s'est écoulé un mois avant qu'elle puisse l'obtenir.

Bénédicte Armstrong (à gauche) a vécu trois fausses couches au cours des dernières années. La dernière remonte à il y a à peine deux mois.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
« Je pense surtout que c'est banalisé »
Après son expérience, Bénédicte Armstrong a décidé de partager ce qu'elle avait vécu sur les réseaux sociaux.
Ça m'a pris du temps avant de partager cette histoire-là. Je ne suis pas du genre à montrer mes émotions facilement [...] mais c'est un deuil tellement silencieux que je me suis dit : "Si je ne le fais pas, qui va le faire?"
On se sent tellement seule par rapport à ce type de deuil là. [...] C'est encore à démocratiser, je pense surtout que c'est banalisé.
Mme Armstrong souligne que le but de sa sortie n'est pas de jeter le blâme sur les travailleurs du système de santé, mais plutôt de parler du deuil périnatal.
Sa publication a obtenu de nombreuses réactions. La jeune femme raconte avoir reçu plusieurs messages provenant parfois même d'inconnus qui avaient vécu un deuil périnatal et qui cherchaient du réconfort.
Santé Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean réagit
Questionné par Radio-Canada, Santé Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean a décrit le deuil périnatal comme une « réalité qui est trop souvent méconnue ».
En tant qu'organisation, nous sommes évidemment sensibles et empathiques devant ces situations qui surviennent malheureusement dans la vie de plusieurs parents, peut-on lire dans la réponse écrite de l'organisation.
Santé Québec Saguenay-Lac-Saint-Jean indique d'ailleurs qu'il existe une section sur le deuil périnatal sur son site web. (nouvelle fenêtre)
L'organisation souligne notamment l'existence de ressources d'accompagnement pour les personnes qui vivent une telle situation, dont Parents orphelins à Montréal et S.O.S. Grossesse à Québec.
Avec les informations de Catherine Doucet


11 hour_ago
7



























.jpg)






French (CA)