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Après leur entretien avec le roi Charles III la semaine dernière, les chefs autochtones du territoire du Traité n° 6, situé en Saskatchewan et en Alberta, se disent satisfaits d’avoir pu discuter avec le représentant de la Couronne britannique.
C’était une expérience incroyable, affirme la cheffe Christine Longjohn, de la Première Nation Sturgeon Lake, au sortir de la rencontre.
C’est quelque chose qui va rester gravé dans ma mémoire. En tant que femme, cheffe d’une Première Nation, j’ai été très choyée d’avoir pu m’asseoir et de discuter en face à face avec le roi.
Pour la délégation, composée de sept chefs, la rencontre portait sur l’importance de tenir les promesses qui sont enchâssées dans les traités. Selon les organisateurs, l’entretien a été bref, mais significatif.
Invitation pour le 150e anniversaire
Les chefs ont profité de l'occasion pour inviter formellement le monarque à la commémoration du 150e anniversaire de la signature du Traité n° 6, qui aura lieu cet été.
Ce traité historique a été signé par des représentants de la Couronne et des chefs des nations crie, assiniboine et ojibwée à Fort Carlton, en Saskatchewan, le 23 août 1876.
Je ne pensais pas que j’aurais un jour cette occasion dans ma vie, a confié Christine Longjohn.
Inquiétudes face au séparatisme
La rencontre s’est toutefois déroulée sur fond de tensions entourant la souveraineté de l’Alberta. Le grand chef Joey Pete, de la Confédération du Traité n° 6, a expliqué que Charles III avait exprimé une certaine inquiétude après avoir été informé de l’ampleur prise par un mouvement séparatiste dans la province ces dernières semaines.
Nous l’avons informé du problème du séparatisme en Alberta et de la menace qu’il représente pour le traité. Il a exprimé son inquiétude et s’est engagé à en apprendre davantage.
Cependant, cette question n'était pas la priorité de Christine Longjohn. Nous ne voulions pas que cette question devienne le point central de la visite, a-t-elle expliqué.
Nous avons vraiment axé notre rencontre sur l’invitation formelle de Sa Majesté au 150e anniversaire. Son [arrière-arrière-arrière-grand-mère], la reine Victoria, était la signataire initiale du Traité n° 6.
Une relation sacrée et irrévocable
Durant l’échange, Christine Longjohn a rappelé que l’entente de 1876 demeure un contrat contraignant, soulignant l'importance du lien entre ce pacte historique et les générations futures.
De son côté, la Fédération des Nations autochtones souveraines (FSIN) a qualifié la rencontre de positive. Par voie de communiqué, le chef de la Nation crie Beardy’s & Okemasis, Edwin Ananas, a affirmé : La rencontre était une occasion de réaffirmer la relation sacrée et irrévocable entre les Premières Nations du Traité n° 6 et la Couronne, sur des bases de paix, d’amitié et de respect.
Les célébrations du 150e anniversaire doivent se tenir du 20 au 23 août sur le terrain original de la signature. Pour l'instant, le roi n'a pas encore confirmé s'il acceptait l'invitation.
Avec les informations de Laura Sciarpelleti, de Bassirou Bâ et de Pier-Olivier Nadeau


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