«Maintenant, tu es libre!» Elle s’est dit ça dans la montagne. Pour la plupart des cyclistes, l’Alto de l’Angliru est un cauchemar. Pour Petra Stiasny, c’est «le lieu du bonheur». La rencontre s’est tenue samedi, entre la cycliste zurichoise de 24 ans, vainqueur de la dernière étape du Tour d’Espagne féminin, et cet antique chemin des muletiers, dans les Asturies, où les sabots ont longtemps dévissé dans les pentes à 23%. Mais Petra Stiasny voulait faire mieux qu’adhérer au goudron: triompher sur cette montagne sacrée des cyclistes, sculptée pour elle, à 1570 m au-dessus de l’océan.
Inattendue à pareil niveau, la Suissesse, membre de l’équipe américaine Human Powered Health, a pris la tête de la course en revenant à 2 kilomètres de l’arrivée sur l’Espagnole Paula Blasi (UAE Team ADQ), qui s’était isolée dans les quatre derniers kilomètres. Stiasny s’impose avec 23 secondes d’avance, tandis que Blasi enlève le classement général final, en détrônant pour 24 secondes la Néerlandaise Anna van der Breggen (SD Worx-Protime).


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