Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Une photographe au royaume des bigoudis : Janet Delaney, son père et les salons de coiffure américains des années 1980

22 hour_ago 105

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

House of Beauty Janet Delaney

Par Emmanuelle Lequeux

Publié aujourd’hui à 05h00

Article réservé aux abonnés

En imagesToute sa vie, le père de Janet Delaney, représentant de commerce, a sillonné les salons de coiffure de Los Angeles au volant de sa Plymouth. En 1980, alors qu’il approche de la retraite, sa fille, devenue photographe, l’accompagne dans sa tournée pendant une semaine, à la découverte d’un univers dont elle s’est longtemps moquée.

Quand il rentrait chez lui, le soir, son père sentait « la cigarette, l’essence et l’âcre douceur de la laque ». Il embrassait sa fille, sa barbe grattait un peu sur la joue de la gamine… Ce souvenir est l’un des plus vivaces que l’Américaine Janet Delaney garde de son enfance. De 1948 à 1980, son père a été représentant de commerce pour des marques de cosmétiques. Chaque jour, il partait arpenter Los Angeles, de salon de beauté en salon de coiffure, pour vendre ses produits à « ses filles », comme il appelait ses clientes.

Et, chaque soir, il revenait, chargé de ces senteurs féminines ; il mangeait sa soupe Campbell ou ses ribs de porc réchauffés et, le lendemain, c’était reparti pour une nouvelle tournée. Sur la table de la cuisine s’accumulaient vernis et rouges à lèvres ; comme sur le siège arrière de la Plymouth marron dans laquelle il passait une bonne partie de ses journées.

C’était le temps de la première, puis de la deuxième vague féministe. « Ayant grandi dans ce mouvement, je n’avais que dédain pour les produits que mon père colportait, évoque Janet Delaney, aujourd’hui âgée de 74 ans. Dans mon esprit, Revlon incarnait le capitalisme exerçant sa mainmise oppressante sur l’image que les femmes avaient d’elles-mêmes. En même temps, vendre les produits Ever-So-Lively de Revlon a permis [à mon père] d’envoyer ses trois enfants à la faculté et de leur offrir l’éducation que ni lui ni ma mère n’avaient reçue. »

« Comprendre l’art de la vente »

Formée à l’art à l’université de San Francisco dans la seconde moitié des années 1970, Janet Delaney devient photographe. Elle sera notamment l’une des grandes chroniqueuses de la gentrification de San Francisco ; ses images se retrouvent dans les meilleures collections photographiques des Etats-Unis.

Il vous reste 60.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway