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Une ode créée avec Céleste Lévis pour le CSCDGR

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Le Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières (CSCDGR) lance « Hissons nos voiles », une chanson thème portée par des élèves de Hearst à Haileybury, sous la direction musicale de l’artiste Céleste Lévis et Joly Records, pour mettre en lumière l’identité et les valeurs du Conseil.

C’est un projet rassembleur, né d’une idée simple : doter le Conseil d’une signature musicale à son image.

Un an plus tard, cette vision prend forme avec Hissons nos voiles , une œuvre collective à laquelle ont contribué des élèves de partout dans le Nord-Est ontarien, de la maternelle à la 12e année.

Simon et son frère Marc-Antoine Joly derièrre un ordinateur.

Simon Joly et son frère Marc-Antoine Joly de Hawkesbury se sont chargés de la prise de son du mixage sonore de la chanson.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La genèse du projet, c’est une discussion avec le directeur de l’éducation. On trouvait que c’était le bon moment, avec notre nouvelle planification stratégique, de mettre de l’avant un projet comme celui-là , explique René Gaudreau, directeur des communications du CSCDGR.

Financé en grande partie par le Conseil des arts de l’Ontario, le projet a rapidement pris de l’ampleur. Des ateliers ont été organisés dans les écoles, permettant aux élèves de proposer des idées, des mots et des images qui reflètent leur vécu scolaire.

Une chanson façonnée par les élèves

Pour donner vie à cette initiative, le Conseil a lancé un appel d’offres. C’est la proposition de Joly Records, menée par Céleste Lévis et son mari Marc-Antoine Joly, qui a été retenue.

On a fait plus de 20 ateliers dans les écoles et envoyé des formulaires pour aller chercher des idées de paroles. On s’est inspirés de tout ça pour écrire la chanson , explique l’auteure-compositrice-interprète originaire de Timmins.

Le processus a été pensé pour laisser toute la place aux jeunes. Ce qu’on entend dans la chanson, ce sont vraiment leurs idées. On voulait que ça vienne d’eux, pas de nous , précise-t-elle.

Pendant une semaine d’enregistrement, musiciens et chanteurs ont pu s’approprier la pièce, chacun apportant sa touche. Une expérience marquante pour plusieurs participants, dont Sofia Marazzo, élève à l’École secondaire catholique Thériault de Timmins.

Sofia Marazzo derrière un micro.

Sofia Marazzo rêve de suivre les traces de Céleste Lévis, qui a fréquenté la même école secondaire qu’elle à Timmins.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Pour la jeune chanteuse, le projet représente bien plus qu’une simple participation musicale.

J’ai vu le courriel et je me suis dit que ce serait mon premier pas pour poursuivre une carrière en musique. J’étais nerveuse d’envoyer mon audition, mais je l’ai fait , raconte-t-elle.

La semaine passée avec les autres élèves lui a permis de gagner en confiance. J’ai vu tous les talents différents. Ça m’a donné le courage de sortir de ma zone de confort et de continuer à poursuivre mon rêve.

Aujourd’hui, elle se dit extrêmement fière du résultat final. On entend non seulement la chanson, mais aussi toutes les amitiés et les connexions qu’on a créées ensemble.

Un projet chargé d’émotion

Pour Céleste Lévis, ce projet a aussi une portée personnelle. Ancienne élève du Conseil, elle parle d’un retour aux sources.

Ça fait toujours du bien de revenir à la maison. De pouvoir redonner avec un projet qui va marquer plusieurs générations, c’est spécial , confie-t-elle.

Une chorale d'enfants.

Entendre la chorale de l’École catholique Don Bosco a ému Céleste Lévis.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

L’artiste admet avoir été particulièrement émotive lors de l’enregistrement. Entendre une chorale d’enfants, c’est déjà touchant. Mais ça m’a aussi fait penser à mes enfants, aux expériences qu’ils vivront à l’école.

Une chanson appelée à rayonner

Le CSCDGR souhaite maintenant donner une large diffusion à Hissons nos voiles . La pièce sera disponible sur les principales plateformes numériques et proposée aux stations de radio du Nord de l’Ontario.

On veut que les parents puissent entendre leurs enfants à la radio , souligne René Gaudreau.

Au-delà de sa diffusion publique, la chanson est appelée à s’intégrer au quotidien scolaire : célébrations, débuts et fins d’année, activités spéciales, voire célébrations religieuses.

C’est une chanson qui parle de notre fierté francophone et catholique. Elle est polyvalente et pourra être utilisée dans plusieurs contextes , ajoute-t-il.

Mais pour le Conseil, la véritable réussite du projet ne se mesure pas uniquement au produit final.

Ce sont les petits moments : les élèves qui prennent confiance, qui s’entraident, qui osent. C’est ça, la plus grande fierté , conclut René Gaudreau.

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