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Une cinquante de manifestants affiliés au Syndicat des travailleurs du Nord ont défilé devant l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, mercredi, alors que les négociations entre le syndicat et le gouvernement territorial sont dans l’impasse depuis août.
Selon Josée-Anne Spirito, vice-présidente exécutive régionale de la section Nord de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), les hausses salariales et la sécurité au travail sont les deux principaux enjeux.
On voit de plus en plus de violence dans nos milieux de travail, que ce soit dans les soins de santé, ou au niveau correctionnel, soutient-elle. On travaille pour essayer d'avoir un langage un petit peu plus fort pour pouvoir dire à notre employeur qu’il a aussi une responsabilité de nous donner un environnement qui est sain pour les travailleurs, travailleuses.

Josée-Anne Spirito, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC Nord, affirme que plusieurs membres du syndicat ont de la difficulté à joindre les deux bouts en raison de l’augmentation du coût de la vie dans le Nord.
Photo : Radio-Canada / Francis Tessier-Burns
Le syndicat négocie en faveur de ses membres, soit environ 5000 personnes travaillant au sein du gouvernement, que ce soit des fonctionnaires ou des infirmières en passant par les agents correctionnels, précise Mme Spirito.
Selon elle, si ce sont de bons emplois qu’on voit au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, l’augmentation du coût de la vie fait en sorte que les salaires continuent à tomber en arrière.
Les problèmes qu’on vit partout au pays, la crise d’abordabilité, la crise du logement, la crise climatique, ce sont tous des problèmes qui sont aggravés dans le nord du pays, affirme Alex Silas, vice-président exécutif national de l’AFPC.

Alex Silas, vice-président exécutif national de l’Alliance de la fonction publique du Canada, s’exprime dans un mégaphone pendant que les manifestants quittent l’hôtel Chateau Nova pour se diriger vers l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Francis Tessier-Burns
Les succès remportés lors des pourparlers s’étendent bien au-delà des membres, avance Josée-Anne Spirito.
Les autres employeurs doivent aussi commencer à offrir des choses qui sont un petit peu plus similaires, donc quand on lève la barre, on espère lever la barre pour tout le monde […] C'est ça qui fait la force du syndicat, c'est la solidarité.
Une médiation prévue en janvier
Les négociations ont commencé il y a environ un an. La dernière convention collective a pris fin à la fin de mars et les parties ont continué à négocier jusqu’en août. À ce moment, le gouvernement a fait appel à la médiation pour régler les différends.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest était prêt à poursuivre ses démarches pour parvenir à un accord, affirme Beau Stobbs, porte-parole du ministère des Finances, dans un courriel.
Cependant, les discussions avaient atteint un stade où les concessions mutuelles entre les parties étaient insuffisantes pour que l’on puisse espérer raisonnablement que la poursuite des négociations directes permette de résoudre les questions en suspens.

Le Syndicat des travailleurs du Nord compte plus de 5000 membres parmi les employés du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Francis Tessier-Burns
Bien que les deux parties puissent recommencer les négociations à tout moment, elles ont accepté que la prochaine étape soit la médiation, ajoute-t-il.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest vise toujours à conclure une entente qui soit équitable envers les employés, tout en étant responsable et financièrement viable pour l’administration et les contribuables qu’elle représente, dit Beau Stobbs.
Selon Adrienne Cartwright, responsable des communications au Syndicat des travailleurs du Nord, des discussions sont en cours pour évaluer la probabilité d'une grève.
Dans sa plus récente mise à jour, le 15 octobre, le syndicat a annoncé que les séances de médiation se tiendront les 4, 5 et 6 janvier, puis les 11 et 12 janvier si nécessaire.


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