Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Une journée avec Alexandre Gagné, des Alouettes

6 hour_ago 48

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Alexandre Gagné est un expert de la finance et des unités spéciales au football. Entre un bon plaqué et un bon placement, le joueur des Alouettes apprécie sa double vie auprès de ses coéquipiers et de ses clients chez Desjardins. Radio-Canada Sports l’a récemment suivi le jour d’un match face aux Lions de la Colombie-Britannique pour découvrir cet oiseau rare.

Je ne suis pas superstitieux, mais je fais toujours la même chose avant un match, dit-il à notre arrivée chez lui, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à l’heure du midi.

Cette fois-ci, le vétéran de 34 ans a accepté de déroger un peu à sa routine. Il laissera une équipe de télévision l’accompagner, et il dévoilera au public ses vieilles habitudes, mais aussi son parcours, qui fait de lui un joueur d’exception de la Ligue canadienne de football (LCF).

C’est sûr que je détonne, avoue-t-il. La majorité des joueurs ne travaillent pas durant la saison morte, moi oui. Je ne sortirai pas multimillionnaire du football, mais on y gagne bien notre vie. J’ai une job sérieuse en finance, au football aussi, mais ça reste que je dis toujours que je joue au ballon avec mes amis.

Alexandre Gagné a fait ses études en finance à l’Université de Sherbrooke. Là-bas, il est devenu un joueur étoile en défense du Vert & Or. Depuis, il est un ambassadeur du programme de football estrien.

Boudé à la séance de repêchage par les neuf équipes de la LCF, le secondeur a néanmoins obtenu un essai fructueux avec les Roughriders de la Saskatchewan. Dans un rôle de soutien, de 2017 à 2019, il a réussi à faire sa niche avec cette équipe des Prairies canadiennes, et était motivé à prouver sa valeur.

Tu sais, parce que je n’ai jamais été repêché, chaque fois que je réussis à accomplir quelque chose, c’est comme si je le mettais dans la face de tous ceux qui m’ont dit que je n’allais pas réussir. Je suis un gars qui s’automotive beaucoup ainsi.

Bien qu’il possède une maîtrise en finance, il n'a jamais songé à mettre sa carrière de footballeur en veilleuse ou à se satisfaire d’un seul métier.

À son retour au Québec, pour porter l’uniforme des Alouettes à compter de 2021 après l’annulation de la saison 2020 en raison de la pandémie, Gagné a aussi conclu un pacte avec Desjardins en Estrie pour y devenir conseiller financier à temps plein, mais six mois par année.

C’est un méchant clash quand je me retrouve avec un client dans mon bureau à peine une semaine après la fin de ma saison de football. C’est pas mal plus calme que sur un terrain!, indique-t-il au sujet de sa position derrière un ordinateur.

Il porte veston et cravate et il regarde la caméra en souriant.

Alexandre Gagné, conseiller en gestion de patrimoine chez Desjardins

Photo : Mouvement Desjardins

Durant la saison, Alexandre répond à ses clients, mais il ne fait pas de rencontres avec eux. Un partenariat avec l’institution financière québécoise qui lui a fait découvrir une autre facette de son métier.

J’ai fait mes études en finance corporative, mais je me suis dit que je pouvais parfaire mes connaissances en finances personnelles. J’aime aider les gens à réaliser leurs projets.

Évidemment, son statut de joueur des Alouettes modifie un peu la donne.

Inévitablement, les clients me parlent de football. Mais quand on rentre au bureau, il faut se concentrer sur les choses que nous avons à faire.

Retour à ses racines

Ce vendredi-là, Alexandre Gagné doit porter son attention vers les Lions de la Colombie-Britannique, qui seront les adversaires en soirée. Son départ vers le Stade Percival-Molson est prévu vers 15 h 15.

Pour le bien du reportage, il a un peu de temps pour se rendre au terrain où est né son désir de devenir footballeur professionnel, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Curieusement, le stade de football de la municipalité porte le nom…. d'Alphonse-Desjardins, le fondateur du Mouvement Desjardins.

Toute est dans toute!, lance-t-il en mettant les pieds sur la surface de jeu.

Il se tient prêt avant un jeu.

Alexandre Gagné pendant son passage avec les Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu

Photo : fournie par Alexandre Gagné

Son ancien coéquipier, devenu depuis entraîneur-chef de son ancienne équipe collégiale, est dans les alentours.

Salut recordman!, lui crie Jean-Philippe Bégin, qui est bien sûr au parfum de l’exploit réalisé récemment par son bon copain. Gagné détient en effet, depuis le 28 août, la marque du plus grand nombre de plaqués réussis par un joueur des unités spéciales dans l’histoire des Alouettes.

Non, non, non, répond aussitôt Alexandre, bien qu’il soit bel et bien le nouveau monarque dans ce domaine. Il est juste un peu gêné d’entendre quelqu’un lui rendre hommage haut et fort devant la caméra.

Jean-Philippe Bégin, un ancien joueur du Rouge et Or de l’Université Laval, est l’entraîneur des Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu depuis une dizaine d’années. Il a lui-même déjà encaissé un fort plaqué de son ami, qui était alors un adversaire avec le Vert & Or.

Alex a toujours été un gars physique. Je pense qu’au contact, il laisse sa marque, précise-t-il.

Je suis impressionné de voir ce gars-là descendre sur un kick-off (pour faire un plaqué). Je ne comprends pas comment il réussit encore à le faire d’une si brillante façon. Moi, j’en suis à ma 10e année de coaching!

C'est sa façon de dire qu’Alexandre vieillit bien.

Certains jouent comme une formule un, moi, je joue comme une voiture NASCAR. Je ne suis assurément pas le plus gros, le plus fort, le plus vite ou le plus intelligent, mais je suis toujours celui qui travaille le plus fort.

L’athlète de 1,85 m (6 pi 1 po)et de 104 kg (226 lb) doit en effet mettre les bouchées doubles pour se tenir debout face aux colosses de la LCF. Il est particulièrement fier d’avoir été capable de garder sa place dans ce circuit et de camper un rôle d’homme de fer.

Je n’ai jamais raté un seul entraînement depuis ma deuxième année à l’université. Ça fait 15 ans. Pourtant, j’ai subi sept opérations : trois aux genoux, deux aux chevilles et une à chaque épaule. Je préférais jouer avec mes bobos et me faire opérer après la saison.

Décompte vers le match

Il rentre chez lui. Il a encore quelques heures d’ici à son départ vers Montréal.

Sa conjointe, Mélissa Fecteau, courtière immobilière, est à la maison. Elle ajuste son horaire pour ne jamais rater un match avec leurs deux enfants, Hayden et le petit Georges, qui dort avec son ballon de football.

J’ai embarqué dans cette folie-là, dit-elle avec admiration aux côtés de son amoureux. À 34 ans, Alexandre est de mieux en mieux, comme un bon vieux vin!

Ils sont devenus un couple pendant qu’elle gérait un programme d’aide financière pour les étudiants universitaires. Le hasard a joué en leur faveur.

C’est sur une affiche promotionnelle de l’équipe de football du Vert & Or, où apparaissait Alexandre, qu’elle l’a vu pour la première fois. Sa curiosité était piquée. On s’est rencontrés grâce à ça!, se souvient-elle.

Mélissa a pris goût au football au fur et à mesure qu’Alexandre a gravi les échelons.

Quand il est sur le terrain, je ne fais que le regarder. À la maison, je suis son deuxième coach. J’assiste aux matchs avec ma belle-maman et nous partons ensemble. C’est non négociable, nous vivons ça en famille.

Georges, qui ne fréquente pas encore l’école, saute dans les bras de son père. Il est déjà emballé à l’idée d’aller courir sur le terrain du stade après la rencontre, en fin de soirée. C'est un boute-en-train. Son ballon de football n’est jamais bien loin. Il ne cherche que quelqu’un à qui le lancer…

Alexandre monte dans sa voiture. Hayden, qui est le beau-fils d’Alexandre, arrive de l’école secondaire au même moment. Son beau-père prend le temps de s’arrêter pour le saluer par la fenêtre et lui donner rendez-vous après le duel face aux Lions.

Radio-Canada Sports accompagne le joueur afin de poursuivre la conversation durant ce long trajet vers la métropole, qui sera perturbé par la circulation plus dense qu’à l’habitude aux abords du stade en raison des mondiaux de cyclisme. Cela compliquera la préparation d’avant-match d’Alexandre.

Je suis celui qui demeure le plus loin de Montréal, mais je suis bien chez moi, résume-t-il.

Il porte l'uniforme de l'équipe et regarde la caméra en souriant.

Alexandre Gagné pendant son passage avec les Dynamiques du Collège Charles-Lemoyne

Photo : fournie par Alexandre Gagné

Durant ce chemin de croix vers le stade, Alexandre, au volant, nous fait des confidences.

Cette balade en auto dure environ 1 heure 15 minutes [mais presque le double cette fois-ci, NDLR]. Elle me sert à réfléchir à ce que je vais dire aux joueurs lors de mon discours d’avant-match, confie-t-il candidement. Je suis toujours celui qui prend la parole devant eux au vestiaire après le speech de l’entraîneur-chef Jason Maas.

Cette fois-ci, parce qu’un journaliste lui faisait la conversation, assis sur le siège du passager, il a dû y penser un peu avant…

Il y a toujours du bonbon pour nous picosser dans l’actualité, dit-il pour expliquer les thèmes qui l’inspirent dans la préparation de son envolée oratoire. Je m’attarde à ce qui s’est dit et à ce qu’on a lu dans les médias, à tout ce qui peut aussi nous animer en lien avec notre semaine d'entraînement. Il faut peser sur le bon bouton pour allumer les joueurs et amener les gars à se rappeler notre identité. Les Alouettes, qui sommes-nous?

Alexandre est devenu le motivateur en chef vers la fin de la saison 2023, lors de l’irrésistible poussée de l'équipe vers la conquête de la Coupe Grey, contre toute attente.

À leur dernier match, les Oiseaux ont subi leur pire défaite de la saison, à Winnipeg. Un rappel à l’ordre qu’Alexandre a l’intention d’exploiter devant ses coéquipiers.

J’essaie de livrer un message avec passion aux gars. J’ai acquis une sagesse, avec le temps. Ce rôle est arrivé au bon moment de ma carrière.

Dans l’entourage des Alouettes, Alexandre est surnommé Capitaine Québec.

Mon coach Byron Archambault a lancé ce surnom-là. Les gars l’ont adopté aussitôt. Il y a un lien à faire avec le Capitaine America, parce que je joue de manière extrêmement physique et je suis intense. Je donne l’impression d’aller à la guerre.

L’heure de l’échauffement d’avant-match approche. Les automobilistes sont coincés dans la circulation. Derrière son volant, Alexandre garde son calme, mais on sent qu'il rage un peu à l’intérieur.

Un peu bousculé dans son horaire, il finit néanmoins par sauter sur le terrain à temps, et avec le même entrain.

Ce soir, il occupera le rôle de spécialiste des longues remises lors des bottés de dégagement et de précision, pour venir en relève d’un coéquipier blessé.

Debout sur les lignes de côté, il regarde vers le terrain.

Alexandre Gagné

Photo : fournie par les Alouettes de Montréal

Après le travail, le plaisir

Alexandre Gagné est un joueur efficace, mais qui fait son travail dans l’ombre, dans les unités spéciales.

En première demie, durant une pause, les Alouettes lui rendent un court hommage à l’écran géant pour souligner la réalisation de son record de plaqués réussi lors du match précédent, à Winnipeg. La foule l’applaudit simplement.

Je veux rendre service à la communauté du football au Québec. Je pense que je suis plus en mesure aujourd’hui d’utiliser ma notoriété pour aider les jeunes et avoir un impact sur eux, avait-il noté durant le trajet vers le stade.

Il se souvient entre autres qu’il a dû faire preuve d’un peu d’audace pour se joindre aux Alouettes.

J’ai quitté les Roughriders en Saskatchewan pour jouer à Montréal, alors que j’étais extrêmement bien traité par cette organisation. J’avais un statut là-bas.

C’est un risque de changer d’équipe, mais jouer pour les Alouettes m’a beaucoup apporté. Nous avons du succès, mais être ici vaut tellement plus. Je pense à tous ces beaux moments en famille et avec le public.

Finalement, les Alouettes ont vaincu les Lions 37-30. Alexandre n’a pas raté sa remise lors d’une tentative de placement sous pression qui assurait son équipe d’une avance de sept points avec 16 secondes à écouler à la rencontre.

Après le match, comme à son habitude, Alexandre demeure sur le terrain en compagnie de nombreux coéquipiers. Des centaines d’amateurs et membres des familles des joueurs envahissent les lieux.

Parmi eux, il y a bien sûr Georges et Hayden, qui se livrent des combats de lutte pour la possession du ballon. George court vers son père pour lui demander son casque. Il le pose aussitôt sur sa tête pour imiter papa quand il remet le ballon lors d’une tentative de placement.

Il porte un casque de football trop grand.

Georges, le fils d'Alexandre Gagné

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poirier

Mélissa et la mère d’Alexandre les regardent s’amuser pendant que les joueurs des Alouettes se rendent disponibles à leurs supporteurs pour la prise de photos en guise de souvenirs de leur passage sur le terrain.

À proximité, Sylvie Lemay admire son fils pendant qu’il assume ses responsabilités auprès des amateurs de football.

Un jour, il m’a dit qu’il voulait jouer dans la LCF et je lui ai fait remarquer que peu de monde le faisait. Il m’a alors répondu : "Maman, ne détruis pas mes rêves."

Le rêve est finalement devenu réalité.

Pendant plus d’une heure, Alexandre Gagné reste sur le terrain, partageant avec joie son temps entre les membres de sa famille et les partisans des Alouettes.

Il se fait photographier avec des amateurs.

Alexandre Gagné avec des amateurs après le match

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poirier

À la mi-trentaine ou presque, il est bien sûr conscient que la fin de sa carrière est plus proche que le jour où il a mis le pied sur le terrain pour la première fois dans un match de la LCF, à l'été 2017.

J’avais raté l’autobus des joueurs parce que j’avais mal lu l’horaire, se souvient-il. J’avais dû me rendre au stade à Winnipeg par mes propres moyens!

Toutefois, l’heure de la retraite n’a pas encore sonné.

Honnêtement, je vis chacun des matchs comme si j’avais 25 ans. Je reste dans le moment présent. La seule chose qui pourrait me rendre vraiment émotif sur un terrain, c’est probablement si je sais que j’en suis à mon dernier match ou à mon dernier plaqué. J’ai vu mes coéquipiers Kristian Matte et Luc Brodeur-Jourdain vivre quelque chose du genre ces dernières années. Si ça m’arrivait, ça pourrait venir me chercher, raconte-t-il.

Ce dernier match d’une carrière qui, jure-t-il, prendra fin à Montréal, nulle part ailleurs.

Il pose avec quatre autres personnes.

Alexandre Gagné et sa famille

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poirier

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway