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Une infirmière veut ouvrir une clinique de soins primaires dans un hameau en Alberta

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Une infirmière praticienne prévoit d’ouvrir sa propre clinique à Ardmore, un hameau situé à environ 260 kilomètres au nord-est d’Edmonton où les habitants ont de la difficulté à accéder aux soins de santé primaires.

Quand le nouvel établissement de santé verra le jour, il sera dirigé par d’autres infirmières praticiennes.

Mary Obstfeld, infirmière depuis 2016 dans la région de Cold Lake, a déjà trouvé un nom pour sa future clinique : Ardmore Family Primary Care Clinic.

Les habitants de la région ont eu du mal à trouver un prestataire de soins primaires et à rester suivis par le même prestataire pendant un certain temps, explique-t-elle.

Le programme de soins primaires des infirmières praticiennes de l’Alberta, lancé en 2024, a permis à davantage d’infirmières praticiennes d’ouvrir leur propre cabinet ou de rejoindre des cliniques existantes.

Ce programme les rémunère pour donner des soins primaires complets à des patients de tous âges, gérer un registre d’au moins 900 patients et assurer des soins en dehors des heures d’ouverture.

Environ 100 infirmières praticiennes dans toute la province travaillent dans le cadre de ce programme, selon le syndicat qui les représente.

Une femme portant des lunettes noires sourit devant l'objectif d'une caméra.

Mary Obstfeld compte nommer sa future clinique Ardmore Family Primary Care Clinic.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Mary Obstfeld

Qualifiées pour prodiguer des soins complets

Les infirmières praticiennes interviennent de plus en plus souvent pour combler les lacunes en matière de soins primaires alors que les Albertains ont du mal à trouver des médecins de famille.

Elles fournissent des services complets de médecine familiale, notamment la prise en charge des maladies chroniques, la prescription de médicaments, la réalisation d’examens médicaux ainsi que des visites médicales pour les permis de conduire.

Cela ne veut pas dire que nous remplaçons les médecins, nuance Mme Obstfeld, précisant qu’il s’agit plutôt d’offrir une autre option en matière de prestation de soins, en faisant en quelque sorte la même chose [qu’un médecin], mais sous un angle différent.

Selon Lucie Lapierre, présidente de l’Association des infirmières praticiennes de l’Alberta, les membres de son organisme sont des diplômées qui reprennent leurs études universitaires après plusieurs années de pratique en matière de soins afin d’obtenir une maîtrise ou un doctorat.

Cela, dit Mme Lapierre, leur permet de donner des soins complets, sans avoir besoin d’être encadrées ni supervisées par d’autres professionnels ou médecins.

La première ministre Danielle Smith en conférence de presse dans une pharmacie Shoppers Drug Mart d'Edmonton, le 25 janvier 2024.

Le gouvernement de l'Alberta soutient l'expansion des cliniques de soins partout dans la province. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Trevor Wilson/CBC

Tracy Sopkow, présidente du Rural Health Professions Action Plan, un organisme qui se consacre à l’augmentation des effectifs de santé dans les zones rurales de l’Alberta, souligne l’importance du travail des infirmières praticiennes.

Lorsqu’elles travaillent aux côtés des médecins et d’autres professionnels de santé au sein d’une équipe intégrée, elles renforcent et améliorent indéniablement la qualité des soins dans les communautés rurales, affirme-t-elle.

Colleen Norris, professeure et vice-doyenne chargée de la recherche à la faculté des sciences infirmières de l’Université de l’Alberta, soutient que les infirmières praticiennes peuvent soulager la pression qui pèse sur certains services de santé et améliorer l’accès aux soins spécialisés.

Elle évoque l'exemple de la première clinique virtuelle de soins primaires destinée aux femmes âgées de 40 à 60 ans en période de ménopause, une clinique qui est dirigée par des infirmières praticiennes.

Cette clinique a été bien accueillie et a déjà pris en charge environ 600 femmes, indique Colleen Norris.

Mary Obstfeld a déposé une demande de financement auprès du programme de soins primaires des infirmières praticiennes de l’Alberta.

Elle est également en pourparlers avec le district municipal de Bonnyville au sujet d’un éventuel partenariat visant à soutenir financièrement sa future clinique.

D’après un texte (nouvelle fenêtre) de Jessica Campbell

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