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Les sœurs Naja Pearce et Kayla Tikivik, athlètes de sports arctiques du Nunavut, participent ensemble cette année aux compétitions des Jeux d’hivers de l’Arctique Whitehorse 2026, poursuivant ainsi une passion transmise de mère en fille.
Je crois que, parfois, on passe un peu trop de temps ensemble, et on commence à se trouver agaçantes l’une l’autre. Puis on se dit, OK, peu importe, ça va aller!, admet Naja en riant.
Naja et Kayla compétitionnent toutes deux pour l’Équipe du Nunavut dans la catégorie des sports arctiques, l’une dans la catégorie ouverte et l’autre chez les moins de 17 ans.
En optant pour les sports arctiques, Naja a d'abord choisi de suivre les pas de sa mère, Susie Pearce, une athlète de longue date engagée dans le sport depuis plus de 33 ans.
Mme Pearce entraîne aujourd'hui ses deux filles.

Naja et Susie Pearce entraînent et encouragent Kayla lors de ses compétitions de coup de pied double.
Photo : Radio-Canada / David Gunn CBC/Radio-Canada
Kayla, elle, a été initiée aux sports arctiques il y a trois ans, un peu à reculons, par sa sœur.
Je l’ai forcée à y aller, plaisante Naja. Je lui ai juste dit qu’elle allait le faire, je l’ai littéralement forcée à jouer.
Naja souligne que sa petite sœur la surpasse aujourd'hui dans certaines disciplines, particulièrement au coup de pied double, où Kayla peut atteindre la marque de 6 pieds (182,88 cm).
De mère en filles
Les deux sœurs disent s'encourager l’une l’autre à toujours faire mieux, tout comme le fait d'ailleurs leur mère et entraîneuse.
Le fait de les entraîner me permet de devenir moi-même une meilleure entraîneuse, dit Susie Pearce. On se partage des idées et cherchons sans cesse à améliorer leurs formes.

Naja et Susie Pearce observent Kayla lors de sa compétition de coup de pied double.
Photo : Radio-Canada / David Gunn CBC/Radio-Canada
Naja dit vivre quelque chose de spécial en étant entraînée par sa mère, qui l’aide souvent à retrouver sa concentration lorsqu’elle devient nerveuse en compétition.
Après chacune de mes tentatives, je suis allé directement la voir et lui ai dit : OK, qu’est-ce que je peux faire? Qu’as-tu vu? Comment est-ce que je peux m’améliorer? Et elle m’a aidée, confie Naja.
Pour Susie, le sport est une passion qui doit être transmise.
Ces jeux sont faits pour être transmis aux prochaines générations. Je suis persuadée que, si je les transmets à ma famille, elles ont désormais les aptitudes et les connaissances pour possiblement les transmettre à d’autres générations, affirme-t-elle.
Chez elles, à Iqaluit, les deux sœurs s'entraînent avec l’un de leurs petits frères, et Naja espère réussir à recruter un autre de ses frères.
On dit toujours que c’est un privilège pour nous d'aller ensemble en compétitions, d’être coéquipières, d’avoir un lien familial, et qu’elles soient ma sœur et ma mère, dit Naja.
C’est un moment si spécial, que peu de gens ont la chance de vivre.
Avec les informations de Bianca McKeown (nouvelle fenêtre)


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