NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une famille ténoise déplore la complexité du système de santé canadien après le diagnostic de cancer de leur fille.
La charge mentale a empiré le stress déjà élevé de sa famille, affirme Heather Bourassa, la mère de Chloe Dixon.
Du dentiste au diagnostic
En juin 2025, Chloe Dixon est allée chez le dentiste à Yellowknife, car elle avait une bosse dans sa bouche. On l’a ensuite orientée vers un chirurgien buccal à Edmonton pour le mois d’août.
En juillet, cependant, la famille a voyagé en Ontario et a fini par se rendre aux urgences. À ce moment-là, la jeune fille de 12 ans a reçu un diagnostic de rhabdomyosarcome, un cancer rare qui se développe dans le tissu mou et qui touche surtout les enfants.
Embrouille de compétences
Depuis le mois d’août, les parents de Chloe, originaires de Fort Good Hope, effectuent des allers-retours entre leur communauté et Toronto, car leur fille est soignée à l’hôpital pour enfants SickKids.
La famille soutient que le gouvernement ténois a rejeté sa demande d’aide pour les déplacements médicaux, car la jeune fille a reçu son diagnostic en Ontario.
J’étais vraiment à bout et je ne savais plus quoi faire d’une journée à l’autre, entre l’état de santé de Chloe, son frère et mon travail.
Bien que la carte de santé territoriale permette aux résidents de recevoir des soins médicaux partout au Canada, les frais de déplacement ne sont remboursés que si le trajet est effectué à partir des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), explique Kirsten Berg, sous-ministre adjointe du ministère de la Santé et des Services sociaux.

L'hôpital SickKids de Toronto est l'un des plus grands centres pour soins pédiatriques au pays. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
À la complexité s'ajoute la question de savoir si les soins médicaux seraient couverts par le programme des Services de santé non assurés pour les Premières Nations et les Inuit (SSNA) de l’Ontario ou des T.N.-O.
Ce programme fédéral fournit une assurance médicale aux membres des Premières Nations et aux Inuit pour des traitements non couverts par d’autres régimes. Aux T.N.-O., il est offert en partenariat avec l’Administration des services de santé et des services sociaux (ASTNO)
CBC a demandé une entrevue auprès de l’ASTNO, mais n’avait pas reçu de réponse au moment de publier son article.
Selon le père de Chloé, Paul Dixon, ce sont les autorités de l’Ontario qui ont pris en charge les frais médicaux de sa fille. Toutefois, la famille continue de payer les frais de transport.
Si quelqu’un n’a pas déjà ces compétences, je ne sais pas comment il ferait pour naviguer le système, soutient M. Dixon et sa conjointe, pourtant habitués à gérer de la paperasse au travail.
Une solution provisoire s'éternise
À la suite d’une recommandation de son médecin, Chloe a obtenu une partie des soins en Floride.
Le territoire a couvert les frais du service, mais a refusé de rembourser les dépenses liées au déplacement, indique Heather Bourassa. Finalement, la famille a obtenu un remboursement grâce au Principe de Jordan.

Chloe Dixon a célébré son 12e anniversaire à l'hôpital.
Photo : Fournie par Heather Bourassa
David Taylor, un avocat d’Ottawa, explique que le principe de Jordan n’était censé être qu’une solution temporaire pour favoriser la collaboration entre les différents ordres de gouvernement.
Ça n’a pas été le cas, affirme-t-il.
Ce manque de coordination fait en sorte que les familles, ayant déjà à faire à une crise médicale, doivent apprendre rapidement les différentes composantes du système, ajoute-t-il.
Quant à Chloe et sa famille, ils prévoient qu’elle continue ses traitements cet été. Selon la Société canadienne du cancer, la survie après 5 ans des enfants âgés de 0 à 14 ans atteints d’un rhabdomyosarcome est de 70 %.
La jeune fille espère profiter pleinement de son temps à Toronto en participant à un camp pour des jeunes touchés par le cancer ou d’autres maladies graves.
Cependant, son plus grand souhait est de rentrer chez elle un jour. Rien n’est mieux que la maison, dit-elle en souriant.
Avec les informations de Yumna Iftikhar


2 week_ago
54


























.jpg)






French (CA)