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La Commission de transport de Toronto (CTT) et le syndicat représentant ses employés d’entretien, la section locale 2 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affirment espérer parvenir à une entente sur une nouvelle convention collective à quelques semaines du début de la Coupe du monde de la FIFA.
Aucune entente n’a encore été conclue entre la CTT et le SCFP 2, et les négociations suscitent des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations du transport en commun pendant l’événement. Le syndicat représente environ 700 personnes qui installent et entretiennent les systèmes électriques, de signalisation et de communication de la CTT.
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, espérer que la CTT et le syndicat retrouvent la raison avant le tournoi en juin.
Il faut privilégier les citoyens et la ville hôte de Toronto avant les négociations.
Dimanche, la CTT sera en situation de lock-out légal. Elle pourrait alors empêcher les employés du SCFP 2 d’effectuer leur travail, exacerbant ainsi le conflit social. Pareillement, le syndicat sera en droit de faire grève.
Malgré cela, Sumit Guleria, président du SCFP 2, affirme que le syndicat espère qu’une entente sera conclue avant la Coupe du monde.
Je pense qu’il est important de donner la priorité aux citoyens et à la ville, et de se concentrer sur les négociations, soutient-elle. Nous croyons qu’il y a encore du temps.
La quasi-totalité des membres du SCFP 2 — soit 99,5 % — ont voté en faveur d’un mandat de grève en avril, après l’expiration de leur convention collective le mois précédent.
Une entente équitable espérée des deux côtés
Les pourparlers entre la Commission et le syndicat ont débuté en janvier, selon Mandeep Lali, PDG de la CTT. Il rappelle que l’objectif demeure de parvenir à une entente équitable et d’assurer la continuité du service pendant la Coupe du monde de la FIFA.
Nous travaillons d’arrache-pied avec nos partenaires syndicaux pour y parvenir.
M. Lali confirme que la CTT a prévu des plans d’urgence.
Les négociations n’ont actuellement aucune incidence sur le service de la CTT, confirme M. Lali dans un communiqué publié mardi. Il assure que la Commission reste à la table des négociations, prête à discuter jour après jour afin de parvenir à un accord.
Le syndicat réclame des augmentations de salaire pour compenser le coût de la vie et l’inflation, indique M. Guleria.
Tous les travailleurs de cette ville mènent le même combat : survivre, et les salaires n’ont pas suivi.
D’autres revendications portent sur la stabilité des horaires des employés, qui changent constamment de quart et travaillent souvent de nuit, précise-t-il.

Le PDG de la Commission de transport de Toronto, Mandeep Lali, assure que la CTT restera à table des négociations et sera prête à discuter jour après jour. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Mark Bochsler
Les discussions sont difficiles, mais M. Guleria se dit optimiste quant à la possibilité d’un accord, pourvu que les deux parties restent engagées dans les négociations.
Le syndicat réclame 40 millions de dollars sur trois ans, a déclaré M. Lali à CBC Toronto. Il a ajouté que cette demande est déraisonnable, car elle est inabordable pour la CTT, qui emploie également plus de 17 000 travailleurs dans d’autres secteurs.
La CTT a déposé une offre que son PDG juge raisonnable et équitable, et supérieure à l’inflation.
Avec les informations d’Olivia Piercey, CBC News


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