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Une association veut relancer le secteur agricole dans la Péninsule acadienne

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L’Association de logement et d’alimentation de Saint-Isidore inc. souhaite obtenir des fonds du gouvernement fédéral par l'intermédiaire de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire. Son objectif : encourager le développement du secteur agricole dans la Péninsule acadienne.

L'organisme à but non lucratif (OBNL) espère aider les agriculteurs pour l'achat d'infrastructures et d'équipements, promouvoir le développement de la culture en serre et dans les champs, ainsi que créer un nouveau centre de transformation agricole dans la région.

Selon le président de l'Association de logement et d’alimentation de Saint-Isidore, Louis Lebouthillier, les agriculteurs sont aux prises avec une charge de travail énorme et d'importantes pressions financières.

Le maraîcher, en plus de faire la culture de légumes, il est obligé de faire de la mise en marché de son produit [...] faire du marketing, etc., souligne-t-il en ajoutant qu'il faut faciliter la création de liens entre les agriculteurs et les acheteurs.

Louis Lebouthilier devant un immeuble de brique.

Selon Louis Lebouthillier, ancien maire de Saint-Isidore et président de l'Association de logement et d'alimentation de Saint-Isidore, la région a besoin de relève dans le secteur agricole. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

On aurait un édifice, peut-être à Pokemouche, dans le centre de la Péninsule acadienne, où on pourrait apporter les légumes, faire le tri, le lavage, les stocker là, puis les vendre, a-t-il mentionné au micro de l'émission La matinale vendredi.

Diminuer le coût de l'épicerie

Le président explique que le but principal de cette initiative est d'alléger le fardeau financier des agriculteurs, mais aussi des consommateurs.

Des carottes dans une épicerie.

Selon l’Union nationale des fermiers, le marché de l'épicerie demeure difficile à percer pour les plus petits producteurs. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Victor Lhoest

Au niveau des légumes, au niveau de la viande, c’est rendu incroyable comment ça a augmenté, constate M. Lebouthillier.

L'un des buts de la stratégie nationale est d'augmenter la production alimentaire partout au pays.

La demande de financement n'est pas encore déposée et l'OBNL procède toujours à des consultations, mais le président espère pouvoir recevoir de 12 à 15 millions de dollars du fédéral d'ici le printemps prochain.

Le potentiel de la Péninsule

Pour Alexis Légère, président de l’Union nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick, le potentiel de la région est grand, mais les agriculteurs peinent à recevoir l'appui financier dont ils ont besoin.

Alexis Légère debout dans un champ.

En plus d'être président de l’Union nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick, Alexis Légère est propriétaire des Racines Légère et cultive des légumes dans le secteur de Saint-Isidore. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Ça coûte très cher à démarrer une ferme [...] si on veut plus d'agriculteurs, c'est d'avoir des programmes qui permettent plus facilement d’accéder à des financements, soutient le jeune agriculteur, qui salue l'initiative de l'Association de logement et d'alimentation de Saint-Isidore.

Malgré les défis de relève et de financement qui touchent l’industrie à l'échelle de la province et du pays, la situation est loin d'être désespérée dans la Péninsule acadienne, selon M. Légère, qui estime que la collaboration avec les agriculteurs sur le terrain est la clé du succès.

Il y a du potentiel parce que les gens en veulent, les gens veulent du local. J'ai pas de difficultés à vendre mes produits. J'ai de la difficulté à en produire assez, lance M. Légère, qui est propriétaire des Racines Légère, une entreprise agricole basée dans la Péninsule acadienne.

L'agriculture, grande oubliée des programmes postsecondaires

Alexis Légère fait remarquer qu'il est aujourd'hui relativement difficile d'accéder au métier d'agriculteur.

Avant, les gens apprenaient directement à la ferme, mais là, puisque les fermes ne courent pas les rues, c'est accéder à ces connaissances-là qui n'est pas toujours facile non plus.

M. Légère rappelle que le Nouveau-Brunswick demeure la seule province canadienne qui ne possède pas de programme postsecondaire visant à former la relève agricole.

L'association est appuyée par la Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne et mène actuellement une étude de faisabilité en espérant pouvoir recevoir les fonds fédéraux d'ici le printemps prochain.

Avec des informations de l'émission La matinale

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