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Une année de « gros changements » pour Luc Boivin

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Le maire de Saguenay, Luc Boivin, s'est entretenu avec Radio-Canada afin de dresser le bilan des moments clés de son année 2025 et révéler ses priorités pour 2026.

À la suite de son élection serrée à la mairie, Luc Boivin affirme voir le développement économique de Saguenay comme un levier essentiel pour l'avenir de la municipalité.

Dans cet entretien de fin d'année, il revient notamment sur sa décision de quitter l'entreprise familiale afin d'assurer une transparence totale et d'éviter tout conflit d'intérêts dans l'exercice de ses fonctions.

Plusieurs questions font écho à son passé politique comme conseiller municipal et différents enjeux ont également été abordés comme le déroulement de la soirée électorale du 2 novembre.

Quelles sont vos priorités pour la prochaine année ?

La prochaine année, ce sera une année de développement économique. C'est sûr qu'il y a beaucoup de projets, des gens intéressés à investir à Saguenay. Je veux accélérer l'investissement. Ce qu'on veut faire au niveau de la révision de la réglementation, j’y tiens. Le comité a commencé à se réunir pour se donner un plan de travail serré.

L'objectif c'est que Saguenay soit une ville où ça va être plus facile d'investir qu'avant pour accélérer les projets et la croissance de la ville. On est une ville où la richesse foncière n'a pas beaucoup augmenté si on se compare avec d'autres grandes villes du Québec. Notre défi à Saguenay, ce n'est pas de baisser la dette, c’est de créer de la richesse foncière.

2025 a été une année marquante, vous obligeant à prendre des décisions cruciales. Notamment, la décision de quitter, et de vendre vos parts, de l'entreprise familiale, la Fromagerie Boivin. Quel a été votre processus derrière ces choix ?

C’est un gros changement dans ma vie personnelle. C’est une réflexion que je n’ai pas prise sur un coup de tête non plus. Je voyais que mes enfants plus âgés n’avaient pas de volonté à travailler dans l’entreprise familiale. Moi, j'étais de la 4e génération. Un passage à cinq générations, je [trouvais] ça difficile au niveau fiscal. Mais je dirais que ça a été une grosse décision. Je voulais m'en aller à la mairie. Alors, les deux n’étaient pas compatibles.

Souvent, les gens disent : « J'aimerais faire de la politique et garder mon entreprise ». Mais avec les conflits d’intérêts, il faut être plus transparent que transparent. Quand j'ai pris la décision de vendre, on a annoncé la vente au mois de juin, mais mon intention de quitter était préparée depuis plus longtemps que ça.

Vous avez été conseiller municipal de 2009 à 2017. Y avait-il encore ce désir de s'impliquer?

Ça m'a toujours manqué. J'ai été un spectateur attentif de l'actualité municipale. Je dirais qu'après coup, ça a été bénéfique parce que ça m’a permis de me détacher, d’avoir une perspective plus grande de l’environnement municipal, de regarder d’autres personnes faire autrement en d’étoffer mes réflexions par rapport à l’époque où j’étais avec [le maire] Jean Tremblay. À l'époque, il aurait aimé que je me présente après son départ.

Aviez-vous le soutien de votre famille dans ce retour sur la scène politique municipale ?

Au début, ma mère ne voulait pas trop. Elle me disait que c'était dur faire de la politique. J'avais fait huit ans de politique mais je lui ai dit que j'allais le faire pour les bonnes raisons.

J'avais été voir mon ami Jean-Eudes Simard avant qu'il décède. J’expliquais [à ma mère] pourquoi Jean-Eudes aimait tant faire de la politique ? À ce moment-là, ma mère m’a dit : Ben écoute là, tu as ma bénédiction, vas-y. Et puis, mes enfants aussi ont dit Regarde papa, tu es fait pour ça. J’étais préparé.

Comment avez-vous vécu la soirée des élections ?

Très stressante. Mes parents étaient découragés au début parce qu’ils voyaient les premiers scores rentrer. J’étais en retard de manière importante sur les pourcentages avec très peu de boîtes de vote [dépouillées]. Je leur disais de se calmer. Ma fille est comptable agréée puis elle faisait les calculs avec les bureaux de vote. Mon garçon en ingénierie faisait la courbe de tendance.

J’étais confiant, je m’attendais à gagner par 1000, 2000 votes, mais ça a été plus serré. 262 voix.

Quand avez-vous commencé à célébrer votre victoire, concrètement?

On ne l'a pas célébrée encore vraiment. Ça va aller pendant le temps des Fêtes. En janvier, mon équipe et moi on a prévu de se faire un souper de fête. Depuis l’assermentation, je te dirais que c’est un feu roulant parce qu’il faut réviser le budget, les commissions, les rencontres... J'ai hâte à la période de Noël pour aller me reposer au chalet dans le bois parce qu'on a travaillé très fort.

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