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Les logements disponibles demeurent difficiles à trouver en Abitibi-Témiscamingue. Selon les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation se situe à moins de 1 % à Amos, à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or.
La porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, rappelle que les loyers sont encore élevés. Elle souligne que la situation est difficile, par exemple, pour les étudiants et les jeunes familles, qui n'arrivent pas toujours à trouver un logement dont le prix correspond à leur capacité de payer.
Depuis 2018, à Val-d’Or par exemple, il y a eu une hausse de 55 % du loyer moyen. Et de plus de 43 % à Rouyn-Noranda. C’est énorme. On constate que cette crise du logement, car il y en a toujours une, est dans la disponibilité en Abitibi, mais c’est aussi devenu une crise de l'abordabilité, a-t-elle mentionné à l’émission Des matins en or.

La porte-parole du Front populaire en réaménagement urbain, Véronique Laflamme.
Photo : Radio-Canada
Déménager en pleine chaleur
C’est en pleine vague de chaleur que de nombreuses personnes déménageront le 1er juillet. Dès mercredi, un avertissement de chaleur prévient que le mercure pourrait atteindre de 29 à 33 °C.
Cette vague de chaleur, avec l’indice humidex qui pourrait atteindre 44, durerait jusqu'à samedi, selon les prévisions d’Environnement Canada.
Plusieurs logements vacants?
Selon une analyse de Radio-Canada réalisée avec des données d’Hydro-Québec, il y aurait 1162 logements vacants à Rouyn-Noranda.
Les données analysées concernent les clients d’Hydro-Québec bénéficiant du tarif résidentiel, offert lors d’une faible consommation d’électricité, comme des maisons, des appartements, des copropriétés ou des garages.
Il y aurait aussi, selon ces données, 469 à logements vacants à Senneterre, 266 à Val-d’Or, 66 à Amos et 51 à La Sarre.
Le prix des logements et l’état des lieux demeurent toutefois un enjeu.
Selon Francis Cortellino, économiste à la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le navettage et l’immigration apportent une pression supplémentaire sur le marché locatif en Abitibi-Témiscamingue.
De 2010 à 2021 environ, vous receviez au net de l'international environ 180 personnes par année. Et durant la pandémie, de 2022 à 2024, c’est monté de 500 à 1500 personnes. Donc, loger 1500 personnes et loger 180 personnes comme dans les années précédentes, c’est quand même une grande différence. Et en 2025, ce chiffre-là, de migrants qui arrivent de l’étranger, est retombé à 900, décrit Francis Cortellino.

Francis Cortellino, économiste à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL)
Photo : Radio-Canada
La construction de logements locatifs pour rétablir l’abordabilité dans la région ne permet pas de remédier à la pénurie.
Il y a quand même eu un peu plus de constructions locatives dans les dernières années à Amos, Rouyn-Noranda et Val-d’Or. Beaucoup plus que par le passé, par contre, dans la construction d’unités, on est à peu près dans la centaine d’unités dans [chacune] de ces régions-là, poursuit l'économiste.
Même si on ajoute un peu plus d’appartements, la croissance de la population a tellement été élevée au cours des dernières années que cela a mis de la pression sur le marché du locatif et gardé les taux d'inoccupation assez faibles, fait-il observer.
Les locataires qui souhaitent acheter une maison font face à un marché favorable aux vendeurs. La valeur médiane à Val-d'Or est de 400 000 dollars sur le marché et de 350 000 dollars à Rouyn-Noranda.
En Abitibi-Témiscamingue, le taux d’itinérance est en hausse et le nombre de femmes à se retrouver sans logements l’est aussi. Des organismes communautaires ont interpellé le gouvernement du Québec à plusieurs reprises cette année pour demander un meilleur financement afin d’aider ceux qui en ont besoin.


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