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Deux athlètes de Rouyn-Noranda ont accompli un exploit sportif remarquable la fin de semaine dernière, lors de l'événement Big Wolf's Backyard de Cacouna, près de Rivière-du-Loup.
Myriam Petit et Kim Hurtubise ont chacune couru pendant plus de 24 heures, totalisant des distances de 161 et 167 kilomètres, ne prenant que quelques petites minutes pour se reposer.
Lors de cette course, les participants doivent parcourir une boucle de 6,7 kilomètres le plus grand nombre de fois possible, jusqu'à ce qu'ils et qu'elles ne soient plus en mesure de le faire en moins d'une heure.
Parmi les 115 athlètes participants, seuls 21, dont trois femmes seulement, ont atteint la barre symbolique des 100 milles, soit 24 boucles.
Kim Hurtubise admet qu'il s'agit là d'une belle fierté. « Oui, quand même! Et c’est surprenant, parce qu’on y va une boucle à la fois », mentionne-t-elle.
« On y va pour le plaisir, on va s’amuser et plus ça va et on se dit : câline, ça va donc bien! Alors on continue, une de plus, une de plus et on se rend à 24, puis là, c’est sûr qu’on est contentes, surtout qu’on était deux Rouynorandiennes à franchir ça, c’était vraiment le fun! », raconte Kim Hurtubise.
Pour Myriam Petit, l'un des principaux défis aura été d'enchaîner les boucles durant la nuit.
Une fois que la nuit est passée, on dirait que le soleil qui se lève nous redonne de l’énergie. La nuit, c’est silencieux. On revient, on dort deux ou trois minutes, on mange, on repart, alors c’est un peu redondant. Mais quand le soleil revient, c’est beau, on est contentes, alors on repart à la course et on y va jusqu’à ce qu’on ne soit plus capables, relate-t-elle.
Plusieurs choses à gérer
Lors de l’événement, Kim Hurtubise explique que les coureurs sont bien entourés pour gérer la logistique liée aux pauses alimentation, repos et toilettes.
« Il y a des toilettes sèches sur le parcours, alors on gère nos besoins en route. Et même chose pour le ravitaillement, on mange comme on peut. Des fois, on se dit : là je suis un peu plus fatiguée, je mange à peine ou je bois vite fait et je me repose », souligne-t-elle.
« On a aussi ce qu’on appelle un crew dans le jargon, un accompagnateur, qui s’assure de notre bien-être. On arrive, on a une chaise zéro gravité, on se couche, il enlève nos souliers, nous demande ce qu'on a le goût de manger, il nous donne les choses, puis nous laisse nous reposer. Après, il vient nous réveiller en disant que ça repart dans cinq minutes! C’est un travail d’équipe aussi avec notre crew », décrit Kim Hurtubise.
Quatre jours après la course, elle se surprend à constater la résilience de son corps. On ne pensait peut-être pas être en aussi belle forme, mais ça va super bien de mon côté!, lance-t-elle.
Une fois qu’on a pu dormir un peu, c’est fou comment quelques heures de sommeil peuvent nous remettre sur le droit chemin, renchérit Myriam Petit.


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