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Les praticiens juifs de la circoncision pourront désormais suivre une formation avancée en médecine et en sécurité à Bruxelles, puis obtenir une certification sous la supervision d'un réseau international de professionnels.
Les organisations juives European Jewish Association (EJA) et Rabbinical Centre of Europe (RCE) annoncent mercredi la création du Centre of Excellence for Religious Male Circumcision (CERM), ainsi que le lancement du premier programme du genre hors d'Israël.
Les organisations disent constater que la circoncision juive est "de plus en plus contestée" sur le plan juridique et politique, "en Belgique comme ailleurs en Europe". En mai, le parquet d'Anvers a annoncé sa volonté de renvoyer deux mohels, ceux qui pratiquent la circoncision rituelle dans le judaïsme, devant le tribunal correctionnel pour "coups et blessures volontaires avec préméditation à l'encontre de mineurs et exercice illégal de la médecine". Cette annonce a suscité une vive inquiétude au sein de la communauté juive.
Circoncision : l'État face au fait religieuxPrès d'un an plus tôt, des perquisitions avaient été menées à Anvers dans le cadre d'une instruction concernant des circoncisions illégales.
C'est dans ce contexte qu'ouvre le CERM, expliquent l'EJA et le RCE. Installé à Bruxelles, il proposera aux praticiens religieux juifs déjà qualifiés une formation complémentaire en médecine et en sécurité, suivie d'une évaluation pratique et d'une certification.
Le programme sera placé sous la supervision d'un réseau international d'urologues, de pédiatres, de médecins et de chercheurs en sciences médicales. Un conseil médical et scientifique examinera et approuvera également les protocoles cliniques, les épreuves de certification et les normes professionnelles.
La circoncision, une question fondamentale pour la préservation de la vie juive en BelgiqueSes responsables ajoutent que le centre travaillera avec les autorités sanitaires en Europe "afin de renforcer la confiance" envers les praticiens qualifiés. "Leur compétence doit être reconnue sur la base de normes médicales rigoureuses et d'une supervision indépendante, plutôt que de devenir un objet de débat politique", souhaitent les organisations.


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