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Cinq défaites consécutives au premier tour dont la dernière dans la grande caisse de résonance que représente l'US Open contre un joueur universitaire classé au-delà de la 700e place mondiale. Il ne faut pas se mentir, Raphaël Collignon (ATP 38) traverse une période compliquée qu'il prenait déjà en partie à son compte avant son entrée à Flushing Meadows : "Je ne suis pas quelqu'un qui aime partir loin de chez moi. Avant de switcher sur la tournée américaine, j'avais opté pour faire pas mal de temps sans tennis. Finalement, je suis arrivé un peu en manque de rythme."
Avec des défaites à la clé et une confiance qui s'effilochait comme on a pu le voir contre Sebastian Gorzny : "Je subis un petit peu tout : les entraînements, les matchs. Je n'ai pas la bonne attitude. Je n'ai pas lâché une fois mon coup droit ou mon revers dans un match de plus de quatre heures. Au final, c'est lui qui a fait le plus le jeu. Et moi, je suis resté derrière et j'ai attendu. Je lui ai laissé trop d'opportunités de jouer. Sur les balles de match, je pars à la faute. Je panique. Ce ne sont vraiment pas des moments agréables à vivre."
C'est dur de s'encourager quand tu fais de la m..."
Car derrière la grande carcasse de 1,91 m se cache un garçon assez sensible : "J'ai du mal à extérioriser parce que je joue vraiment très loin de mon niveau. C'est dur de m'encourager parce que ce que je fais sur le terrain, ce n'est pas bon. Mon niveau n'est pas là. C'est dur de s'encourager quand tu fais de la merde. Steve (NdlR : Darcis, son coach) m'a demandé d'essayer d'être un peu plus positif. J'ai essayé en m'encourageant un peu plus fort. Mais ce n'était pas suffisant. Il faut que je réfléchisse un peu à ce que je veux, à ce que je dois faire pour mettre les choses en place, pour être meilleur et essayer de me sortir de là."

En arrivant notamment à appliquer ce que son coach voudrait le voir faire depuis plusieurs mois : jouer plus vers l'avant naturellement et ne pas s'appuyer majoritairement sur son seul excellent jeu défensif. Un élément essentiel pour franchir une nouvelle étape dans une carrière qui connaît un premier coup dur sportif depuis plusieurs mois.
Je récolte un peu ce que j'ai semé."
"Je pense qu'il y a pas mal de joueurs qui sont déjà passés par là. C'est vrai qu'on prend toujours un peu son cas personnel comme référence, mais on ne regarde pas les autres. Je pense que cela fait partie du tennis. Depuis que je suis rentré dans le top 100, cela a été une progression constante. Je n'ai pas vraiment eu de coup d'arrêt. Là, c'est vraiment la première fois où je touche un peu le fond, où il n'y a pas grand-chose qui tourne en ma faveur. Peut-être aussi que cela vient de l'entraînement et que je récolte un peu ce que j'ai semé. Il faut essayer de trouver des solutions."
Steve Darcis et Alexandre Blairvacq seront-ils encore dans le projet 2027 du Liégeois? ©BelgaimageTout en trouvant un peu de réconfort dans des pensées positives : "Je pense qu'il y a bien pire dans la vie, même si c'est difficile de se dire cela maintenant."
Si le prochain match en Coupe Davis en Autriche pourrait lui permettre de sortir de ses routines et lui faire du bien, Raphaël Collignon va devoir dans les semaines qui viennent aussi penser à sa saison 2027 qui lui offrira des changements. Couvé par la fédération francophone de tennis, qui lui a mis à sa disposition Steve Darcis, le Liégeois de 24 ans va voir son statut changer puisqu'il est apte maintenant à subvenir à ses besoins financiers.
Le boss de mon projet en 2027."
"On n'a pas encore discuté. Je ne pense pas que mon contrat va se terminer. J'étais vraiment pris en charge de A à Z. Je n'avais pas vraiment d'équipe à payer. Donc, c'est sûr que l'année prochaine, je pense qu'on va passer dans une formule hybride. Je serai toujours rattaché à l'AFT. J'aurai quelques avantages encore. Mais c'est sûr que je vais devoir être un peu le boss de mon projet, engager certaines personnes ou prendre des décisions. Il faut qu'on discute. On ne l'a pas encore fait. Mais c'est sûr que l'année prochaine, cela va changer. Après, je pense que je suis bien entouré avec Steve et Alex (NdlR : Blairvacq, le préparateur physique de la fédération). Je pense qu'il y a un arrangement qu'on peut trouver. Je vais devoir mettre plus de moyens en place, mais quand même les garder. J'ai déjà investi dans un kiné qui voyage avec moi de temps en temps. Et je pense que l'année prochaine, il voyagera encore davantage. Mais on n'a pas encore décidé, c'est encore un peu flou."
Des propos confirmés par le manager de notre compatriote : "Les discussions vont avoir lieu, bientôt."
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