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Après six ans de travail, Mobilité partagée Rimouski a été en mesure d’implanter deux différents services d’autopartage sur son territoire l’automne dernier. Un an plus tard, les statistiques démontrent que le besoin est réel et l’organisme entend maintenant faire croître ces services.
Ma voiture n’a pas été dans la cour la moitié du mois d’août, confie Nicolas Beaulieu. Le jeune homme, étudiant à la maîtrise à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), s’est joint au projet LocoMotion dès le départ.
La plateforme permet à des propriétaires de véhicules de prêter leur voiture lorsqu’ils n’en ont pas besoin à d’autres membres de la communauté LocoMotion.
Nicolas en est à une vingtaine de prêts depuis le début de l’aventure. Sa voiture est empruntée par les membres pour quelques heures ou quelques jours.
L’autopartage fait partie de sa vie depuis longtemps. Lorsqu’il habitait Sherbrooke, sa colocataire et lui partageaient une voiture. J’avais déjà cette habitude-là et j’ai repris ça en arrivant à Rimouski.
Le prêteur est dédommagé par LocoMotion pour l’utilisation de sa voiture et l’emprunteur paie à la plateforme une somme qui couvre l’essence, les assurances, l’entretien et l’usure du véhicule.
Nicolas Beaulieu se plaît à penser que sa voiture peut être utile à d’autres personnes. Je ne m'en sers presque pas. Ces temps-ci, je m’en sers pour aller à l’épicerie une fois par semaine.

Depuis qu'il est membre de LocoMotion Rimouski, Nicolas Beaulieu a prêté sa voiture une vingtaine de fois à d'autres utilisateurs de la plateforme.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
De voir qu’enfin les gens empruntent des voitures, c’est super satisfaisant, souligne le bénévole et fondateur de l’organisme Mobilité partagée Rimouski, Raphaël Arsenault.
Sur le territoire de la ville, 21 voitures sont partagées depuis le lancement du service en novembre 2025.
Il y avait un besoin à ce niveau-là. Il y a beaucoup de voitures par habitant à Rimouski et il y a une population qui est déjà sensibilisée à cette innovation sociale, ajoute Raphaël Arsenault, qui précise du même souffle que ceux qui ont adopté l’autopartage l’utilisent régulièrement.
Qu’en est-il de Communauto?
Il parle plutôt d’un départ en douceur pour Communauto. C’est à la hauteur de ce à quoi eux s’attendaient. C’est peut-être un peu plus bas que ce que moi j’aurais espéré personnellement, confie M. Arsenault.
Il dit cependant faire confiance à l’entreprise à vocation sociale pour la suite des choses. Communauto n’est pas déçue d’avoir fait ce partenariat-là avec nous. [...] Ils sont réalistes et ils savaient que ça allait prendre un petit temps pour avoir une erre d’aller.

Raphaël Arsenault a fondé l'organisme Mobilité partagée Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
Pour le moment, deux voitures sont disponibles à Rimouski. En incluant celles des prêteurs de LocoMotion, cette flotte de partage aura permis à ses utilisateurs de parcourir 42 000 kilomètres.
C’est le fun de voir que les voitures roulent et plus les gens vont les utiliser, plus ce sera facile de justifier des voitures supplémentaires et plus ce sera facile de générer de l’emprunt.
Développement futur
Mobilité partagée Rimouski entend maintenant se tourner vers les organismes et entreprises du territoire pour les inciter à rejoindre l’aventure de l’autopartage.
L’organisme entend aussi développer le vélopartage, en partenariat avec Rimouski ville cyclable.
Oui, on a plein de choses qui se déploient dans les années qui viennent, mais on veut aussi que les gens renouvellent leur abonnement. Raphaël Arsenault espère que l’engouement des débuts va perdurer, alors que plus de 200 personnes sont devenues membres de Mobilité partagée Rimouski.
Il souhaite aussi que de nouveaux utilisateurs se laissent charmer par l’expérience. Selon lui, plusieurs personnes hésitent encore à se lancer dans ce système d’autopartage.
Il y a des situations de vie où ça n’a aucun sens d’être propriétaire de sa voiture, puis on veut être l’alternative à ça, conclut M. Arsenault.


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