NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un an après l'ouverture du premier centre d'hébergement d'urgence pour les personnes itinérantes à Rimouski, 2235 nuitées ont été offertes aux utilisateurs.
En moyenne, le centre, nommé Le 95, a accueilli six personnes par nuit au cours de sa première année d'existence.
Selon les règles du centre, les personnes hébergées peuvent rester plusieurs nuits d'affilée. Toutefois, elles doivent plier bagage le matin et revenir, au besoin, en soirée.
La moitié des utilisateurs sont âgés de plus de 50 ans et la majorité sont des hommes. Deux usagers, de passage pour un court séjour, étaient cependant âgés de 90 ans et 93 ans, cet été. [Ces personnes] ont été relocalisées rapidement, mais elles étaient dans l’urgence, affirme le directeur de l’organisme En tout C.A.S et responsable du refuge, Luc Jobin.
On a offert un service, on a répondu aux besoins de base.

Luc Jobin, directeur d’En tout C.A.S.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Le refuge peut héberger jusqu’à 12 personnes, possiblement 16 dans certaines circonstances, explique Luc Jobin.
Toutefois, il soutient que cet été, en plein milieu du mois d’août, 17 personnes ont eu recours au service en même temps.
Chaque chambre peut accueillir deux personnes en temps normal, mais à ce moment précis, l’organisme a dû réorganiser l'espace pour accueillir trois personnes par pièce.
On a eu plus de femmes durant cette période-là, aussi, relate Luc Jobin.
Selon lui, il est difficile de dire si cette augmentation du nombre de femmes ayant recours au service était liée à la fermeture temporaire du centre d'hébergement pour les victimes de violence La Débrouille. L'établissement avait dû suspendre temporairement ses services cet été en raison d'un important manque de ressources humaines.
Le 95 avait alors levé la main pour accueillir les femmes et personnes trans victimes de violence de la part de leurs partenaires intimes.
Loin de revivre l’épisode de 2023
Même si le centre d’hébergement d’urgence pour itinérants de Rimouski est parfois au maximum de sa capacité d'accueil, Luc Jobin affirme que la situation s'améliore : c’est certainement pas ce qu’on a eu il y a quelques années en matière de campements. Il ajoute qu’il y a encore des personnes qui habitent dans des tentes à Rimouski, mais que certaines d'entre elles préfèrent rester dans des tentes pour différentes raisons.

Des personnes en situation d'itinérance campaient au parc de la Gare, à Rimouski, en 2023. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
On est pas du tout dans la même situation [qu'en 2023].
En 2025, le ministère de la Santé et des Services sociaux a d’ailleurs procédé à un dénombrement des itinérants au Québec et pour la première fois, le Bas-Saint-Laurent a fait partie des endroits ciblés. Au total, 143 personnes ne disposaient pas d'un domicile permanent dans la région.
Questionné sur la possibilité d’ouvrir un deuxième établissement, le directeur d’En tout C.A.S souhaite plutôt ceci : qu’on ait plus besoin d’un centre d’hébergement d’urgence pour traiter de la question de l’itinérance pour laquelle on est dans une période de crise. [...] Dans 20 ans, il y a tout lieu de croire que la crise sera résorbée, espère-t-il.
Même s’il est d’avis qu’il y aura toujours un manque de logements malgré les nombreuses mises en chantier, Luc Jobin affirme que ces nouvelles offres devraient libérer des espaces dans lesquels nos personnes vont pouvoir se retrouver.

Un itinérant couché sur un banc au centre-ville de Rimouski, le 15 septembre 2026.
Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant
Un an après l’ouverture du refuge à Rimouski, Luc Jobin se dit somme toute très satisfait.
Si on m’avait dit qu’un an plus tard on serait là [...] avec le peu de problèmes qu’on a eu, j’aurais signé tout de suite.
De son côté, le conseiller média de Santé Québec Bas-Saint-Laurent, Gilles Turmel, affirme que le 95 répond à un besoin concret et que le refuge remplit pleinement son rôle régional. L'organisme n'a cependant pas souhaité accorder d'entrevue dans le cadre de ce reportage.
Nous, ce qu’on dit c’est qu’on espère être une forme de transition. On est au départ d’une trajectoire en hébergement, on leur souhaite vraiment, puis à tout le monde, plus de stabilité résidentielle, conclut Luc Jobin.
Selon la plus récente étude publiée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le coût des services sociaux destinés à une personne en situation d’itinérance s’élève à 95 284 $ en moyenne par année. Un montant 16 fois plus élevé que pour le Québécois moyen, pour qui la facture s'élève à 5900 $.


3 day_ago
30



























.jpg)






French (CA)