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Le 17 octobre, des coursiers ont dû traverser les cortèges enfumés de gaz lacrymogènes. Beaucoup ont été "pris au milieu des affrontements", selon le syndicat Union-Indépendants.
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Par Rédaction Actu Publié le 20 oct. 2026 à 21h48
Entre livrer des clients coûte que coûte et anticiper d’éventuels nouveaux débordements liés aux manifestations nationales – à l’image de celle du 17 octobre 2026 -, la question est sérieusement posée par les syndicats.
Ce mardi 20 octobre 2026, le syndicat Union-Indépendants (majoritaire des livreurs indépendants à vélo) a demandé à Uber Eats et Deliveroo de prendre des mesures pour assurer leur sécurité lors des futures manifestations, notamment en suspendant les commandes dans les périmètres dangereux.
Des livreurs « au milieu du chaos »
Plus tôt dans la journée, Sébastien Lecornu a déjà anticipé « l’acte II » des Gilets jaunes, samedi 24 octobre 2026, pour lequel le dispositif policier s’annonce « massif », tant en termes de « moyens » que de « réactivité ». Une réponse plus efficace par rapport à celle du 17 octobre, jugée « trop statique et pas assez mobile », a renchéri Laurent Nuñez, présent aux côtés du Premier ministre lors des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale.
Le 17 octobre, justement, des coursiers ont dû traverser les cortèges enfumés de gaz lacrymogènes. Des chauffeurs VTC, eux, ont dû prendre des rues à contresens pour échapper aux charges de CRS…
Beaucoup ont été « pris au milieu des affrontements », selon un communiqué de presse du syndicat. « Nous avons eu énormément de remontées de livreurs et chauffeurs VTC qui se sont retrouvés samedi au milieu du chaos sans pouvoir se mettre en sécurité », a déclaré ce mardi à l’AFP Fabian Tosolini, délégué national du syndicat Union-Indépendants.
Que réclament Union-Indépendants précisément ?
Le syndicat majoritaire côté livreurs indépendants (et troisième côté VTC) souhaite que ces travailleurs aient la possibilité « de se mettre en sécurité » et d’annuler la commande « sans perte de rémunération ».
Mais aussi qu’ils obtiennent une compensation financière pour le manque à gagner et qu’ils aient à disposition un dispositif d’alerte en temps réel pour les informer « des zones à risque ».
Le syndicat en appelle aussi à la responsabilité des restaurateurs et clients pour qu’ils ne sollicitent pas les travailleurs dans des périmètres dangereux et que les plateformes suspendent temporairement les courses et les commandes le cas échéant.
Ces requêtes ont également été transmises aux ministères du Travail et des Transports, selon le syndicat.
Quelles actions ont déjà été mises en place par les plateformes ?
Deliveroo a affirmé à l’AFP avoir « suspendu la plateforme à plusieurs endroits en France, comme dans certaines zones parisiennes notamment pour préserver la sécurité des livreurs et des utilisateurs » les 17 et 18 octobre.
Le groupe assure aussi avoir « pris contact avec les livreurs impactés par des violences survenues en dehors des parcours de manifestation initialement prévus », ainsi qu’avoir « lancé la compensation financière des commandes n’ayant pas pu être livrées ».
Uber Eats a, de son côté, déclaré avoir « communiqué les mesures prises par les autorités auprès des livreurs » et des restaurateurs. La société américaine a tenu à rappeler que les livreurs peuvent choisir de travailler ou non, refuser des commandes sans aucune conséquence sur l’accès à leur compte ou aux courses proposées et signaler à la plateforme toute situation à risque.
Les dernières statistiques officielles de l’autorité de régulation faisaient état en 2024 de 122 000 travailleurs indépendants de plateformes en France, 51 000 chauffeurs et 71 000 livreurs.
Source : AFP.
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