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Après la victoire de Bordeaux-Bègles sur Toulouse en quarts de finale de la Champions Cup, découvrez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial à Chaban-Delmas.
COUPS DE CŒUR
Le message fort du pack bordelais
Le cliché a la vie dure. Même si les Bordelais montrent, depuis deux saisons, qu’il ne faut plus les prendre à la légère. Ce samedi, l’UBB a fait plier le grand Toulouse en le dominant sur ce qui fait sa force : le jeu d’avants. Acculés en première période, les joueurs de Yannick Bru ont fait le dos rond et n’ont pas trop encaissé de points, avant de faire plier les Rouge et Noir au retour des vestiaires. Derrière un pack dominateur et agressif, la charnière Lucu-Jalibert peut montrer toute l’étendue de son talent. Après le match, le demi de mêlée girondin a salué l’abattage de ses «gros». Et Maxime Lamothe, talonneur, toujours à la pointe du combat, a confié, dans un sourire, qu’il en avait un peu marre qu’on ne prenne pas le pack de l’UBB au sérieux. En remportant le gros bras de fer de ce dimanche, les avants unionistes ont envoyé un message fort.
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Retière, couteau suisse aiguisé
Arthur Retière offre une polyvalence rare, il est capable d’évoluer à la mêlée mais aussi à l’aile. Un profil idéal si Yannick Bru veut faire un banc en 6-2, qui lui permet d’être (quasiment) assuré dans les 23. Ce dimanche, face à son ancien de club de Toulouse, il est rapidement entré en jeu après la sortie sur commotion de Damian Penaud. Et il a immédiatement eu un impact considérable sur la partie. Victime d’un croc-en-jambe, il a été à l’origine du carton jaune infligé à Antoine Dupont. Et, après avoir manqué de peu deux occasions de marquer, il a inscrit en fin de match l’essai qui scellait la victoire bordelaise (75e). Un nouvel essai après celui inscrit en huitièmes de finale face à Leicester. L’expression «impact player» n’est plus trop utilisée dans le jargon du rugby, mais Arthur Retière l’a remise au goût du jour face à Toulouse. De manière éclatante.
Rester à Chaban pour chavirer
Bordeaux-Bègles, en terminant premier de la phase de poules (totalisant 20 points sur 20 possibles en 4 matches pour la deuxième année consécutive), était assuré de recevoir ses matches éliminatoires à domicile jusqu’à une éventuelle demi-finale. Laurent Marti, le président bordelais, avait alors choisi de rester à Chaban-Delmas, la maison de l’UBB depuis 2015, pour le huitième et le quart de finale de son équipe. Pour une ambiance complètement folle dans l’enceinte située dans le centre-ville de Bordeaux, évidemment à guichets fermés et ce pour la 31e fois d’affilée !
L’UBB est, depuis qu’il a investi Chaban, le club qui a la plus forte affluence au monde (32 000 personnes par match). Ce dimanche, les supporters toulousains qui avaient fait le déplacement ont vite été éteints par la montée en puissance de l’UBB mais aussi par la foule unioniste, venue en masse donner de la voix. Une communion totale entre l’équipe et ses supporters. Place désormais à la demie contre Bath qui aura lieu, elle, au Stade Atlantique désigné par l’EPCR. Le peuple de l’UBB devrait facilement remplir le «Matmut», du nom de l’ancien sponsor. Avant de rallier la Cathédrale de San Mamés à Bilbao, lieu de la finale ?
COUPS DE GRIFFE
Dupont n’a pas rayonné
Depuis son retour de blessure, Antoine Dupont peine à retrouver son meilleur niveau, à avoir l’impact qu’il avait auparavant. Face à l’UBB, et certes derrière un pack chahuté, le demi de mêlée stadiste n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu. Des approximations, des initiatives infructueuses, le capitaine du XV de France a souvent manqué de fluidité et d’efficacité dans ces choix. Comme lors des matches face à Glasgow et aux Saracens qui s’étaient soldés par des défaites en phase de poules de cette Champions Cup. Le numéro du Stade Toulousain a placé le curseur tellement haut avec ses performances passées que le moindre jour sans, la moindre baisse de régime saute aux yeux. Et impacte directement le rendement son équipe, confirmant l’idée d’une «Dupont-dépendance»...
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La grosse tuile pour Jelonch
Les emmerdes, ça vole en escadrille, disait Jacques Chirac. Toulouse peut le confirmer : en plus de son élimination dès les quarts de finale, le club haut-garonnais a perdu l’un de ses meilleurs guerriers. Anthony Jelonch a en effet été touché à l’épaule sur un plaquage, obligé de céder sa place à Léo Banos (51e). Et Ugo Mola, après le match, n’était guère optimiste : «Il a très certainement une luxation de l’épaule. On va attendre les examens mais j’ai bien peur qu’on le perde pour un petit moment...» Un (nouveau) coup dur à l’approche du sprint final pour les Rouge et Noir.
Le calvaire d’Aldegheri
Il avait déjà vécu un dernier Tournoi des six nations compliqué. Sa capacité à tenir le rythme et la mêlée étant sujette à caution. Face à l’UBB, dans une partie cadenassée où chaque erreur se payait cash, Dorian Aldegheri a quelque part précipité la chute des siens, en les laissant à quatorze pendant 20 minutes après avoir été expulsé pour un coup d’épaule à retardement sur Damian Penaud. Un geste inutile qui a coûté cher aux Toulousains. Encore une après-midi à oublier pour le pilier droit du Stade…


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