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La guerre américano-israélienne contre l'Iran -et ses conséquences au Moyen-Orient et dans le monde- est encore loin d'entamer son dernier chapitre. Plus de sept mois après le déclenchement des hostilités le 28 février, un nouvel épisode militaire est même en cours de préparation. Selon plusieurs sources officielles américaines qui se sont exprimées anonymement ces derniers jours, le Pentagone planche sur une campagne de bombardements à large échelle de la République islamique.
Donald Trump, qui a encore affirmé cette semaine qu'il ne savait pas qui gouvernait l'Iran, s'est toutefois résolu jeudi à préciser qu'il n'ordonnerait pas de telles frappes avant les élections de mi-mandat, le 3 novembre prochain. Et son secrétaire à la Guerre (Défense), Pete Hegseth, a annoncé le même jour que les États-Unis ne cherchaient, en Iran, ni à ériger un nouvel État ni à déployer d'importants effectifs de troupes au sol pour contrôler le territoire -comme en Irak il y a plus de vingt ans. Tous deux se sont bornés à préciser que l'objectif principal de Washington consiste à empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire.
Un président désavoué
Ces dernières semaines, le président américain a laissé entendre qu'une issue au conflit avec le régime des mollahs pourrait survenir dans les jours précédant ou suivant le rendez-vous électoral. Tout en indiquant qu'il restait ouvert à une reprise d'opérations militaires de grande envergure contre l'Iran. Mais à trois semaines de ces scrutins qui doivent renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat, ces rumeurs d'un plan de frappes américaines contre la république iranienne ont à nouveau poussé les cours du brut à la hausse et replacé le président en porte-à-faux avec ses engagements.
"Anéantir l'Iran ou passer un accord" : Donald Trump divise plus que jamais aux Nations UniesDonald Trump s'échine à répéter qu'il s'attendait à ce que les tarifs des produits pétroliers baissent après les élections, sans toutefois préciser la manière dont il comptait y parvenir. La guerre a provoqué une forte hausse du prix des carburants, alors que les électeurs américains citent le coût de la vie comme leur principale préoccupation. Le Président mesure ainsi le peu de soutien dont il bénéficie dans la population s'agissant de ce conflit : quelque 60 % des Américains — dont un Républicain sur quatre — désapprouvent la manière dont Trump gère la situation en Iran, selon un récent sondage Reuters/Ipsos.
De multiples bras de fer
En temporisant sur de futurs bombardements, Donald Trump entend faire savoir qu'il incline à laisser le champ libre à la diplomatie. Dans son message d'atermoiement publié sur les réseaux sociaux, il ajoute que les États-Unis et l'Iran ont des "discussions productives". L'impasse diplomatique s'est pourtant confirmée le mois dernier lorsque le président républicain a rejeté une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et restaurer un trafic maritime normal endéans les sept jours.
Le document proposé par Téhéran visait à revenir à une version améliorée du protocole d'accord conclu en juin dernier, stipulant que les États-Unis acceptent entre autres de lever leur blocus naval des ports iraniens, de libérer certains actifs du pays… La semaine dernière, l'Iran a reçu une contre-proposition américaine sur laquelle le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a promis ce jeudi une réponse dans les prochains jours. Mais suite aux déclarations du vice-président américain J.D. Vance demandant à l'Iran des "réductions importantes" de ses capacités d'enrichissement d'uranium, les médias d'État iraniens ont souligné que la République islamique n'abandonnerait en aucun cas son programme en la matière. On tourne donc en rond.
Ce bras de fer diplomatique reflète celui ayant cours dans le détroit d'Ormuz. L'Iran continue d'y filtrer le passage des navires. Les Gardiens de la révolution ont indiqué vendredi avoir pris pour cible un super tanker gazier qui tentait de traverser sans autorisation.
Neuf semaines et demie de préliminaires entre Téhéran et Washington, avant un bras de fer à l'issue incertainePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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