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À une époque, les superlatifs manquaient pour décrire Trois-Rivières : la plus grosse usine au monde, le plus gros moulin, la plus imposante des productions de pâtes et papiers. L’historien René Beaudoin raconte comment cette ville industrielle a vécu au rythme de la drave et des usines, jusqu’à son déclin.
Avant la production de pâtes et papiers, des scieries apparaissent le long de la rivière Saint-Maurice au milieu du 19e siècle.
Lorsque le marché du bois ouvré décline, celui des pâtes et papiers apparaît. Grâce à l’hydroélectricité et à son transport, les usines énergivores de pâtes et papiers sont mises sur pied. Cette hydroélectricité nous donnait une électricité constante, donc un papier de meilleure qualité, un papier constant, explique René Beaudoin.
Les ouvriers sont alors nombreux. L’usine est leur deuxième famille. Trois-Rivières se développe autour des usines, dont dans les vieux quartiers de Cap-de-la-Madeleine et Sainte-Cécile. Au tournant des années 1930, Trois-Rivières est la capitale mondiale du papier journal.
L’École de papeterie de Trois-Rivières forme la main-d’œuvre, et son rôle est important pour l’industrie.
Écoutez René Beaudoin raconter comment cette conjoncture industrielle idéale a changé dès la fin des années 1970.


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