Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Tribune : La low-tech porte en elle la possibilité de conjuguer sobriété environnementale et sobriété économique

2 day_ago 101

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pendant des décennies, le progrès technique a été largement associé à l'ajout de complexité : plus de capteurs, plus d'automatisation, plus de puissance de calcul, plus de dispositifs numériques. Cette trajectoire montre aujourd'hui ses limites car les gains technologiques sont souvent annulés par l'augmentation des usages, des volumes, et des consommations. Les objets deviennent plus performants, mais aussi plus complexes, plus difficiles à réparer, plus dépendants des chaînes d'approvisionnement mondialisées et plus polluants.

La low tech traduit le passage à une logique du juste besoin

Pour changer la donne, la low-tech interroge le niveau de technologie réellement nécessaire à un projet. De quelle performance avons-nous besoin ? Pour quel service rendu ? Avec quelles ressources ? Pour quelle durée de vie ? Et avec quelle capacité de maintenance, de réparation ou d'adaptation ?

Cette démarche vise à ne pas mobiliser une solution complexe lorsque des choix plus simples et plus sobres peuvent répondre à un usage donné. Elle peut s'appliquer à tous les domaines : la construction, la mobilité, les télécommunications, la santé, l'énergie ou encore l'aménagement des villes.

Ainsi, un bâtiment « intelligent » peut être équipé de capteurs et de systèmes automatisés pour piloter au volt près la consommation énergétique, mais être aussi pensé pour favoriser la ventilation naturelle et limiter le recours à la climatisation. Tout est une question de conception et d'usage.

Dans nos futurs nouveaux bureaux des Grandes Serres, à Pantin, par exemple, nous mesurerons en continu la température, la concentration en CO2, le taux d'humidité et l'ensoleillement pour adresser aux occupants des conseils d'utilisation contextuels : activer la ventilation naturelle, le fonctionnement des brasseurs d'air, dérouler les stores... 

Une transformation déjà à l’œuvre dans la construction, l’urbanisme et l’aménagement

Chez AREP, l'agence pluridisciplinaire spécialiste des infrastructures de mobilités que j'ai rejointe en 2020, cette transformation prend forme avec la méthode EMC2B, pour Énergie, Matière, Carbone (atténuation), Climat (adaptation) et Biodiversité. Cette approche permet d'appliquer concrètement la démarche low-tech à l'échelle des bâtiments, des espaces publics, des gares, des infrastructures et de la ville.

Le premier enjeu est celui de la sobriété à la source car les mètres carrés les plus écologiques restent ceux que l'on n'a pas besoin de construire. Dès lors, réduire l'impact environnemental d'un bâtiment consiste d'abord à se demander si l'on construit la bonne surface, au bon endroit, et pour les bons usages. Les espaces peuvent-ils être mieux utilisés ? Peuvent-ils servir à plusieurs fonctions ? Une école peut-elle devenir un lieu de vie pour des associations en dehors des heures de cours ? Un logement peut-il être pensé pour accompagner de nouvelles formes de cohabitation ?

Cette intensification des usages constitue l'un des leviers les plus puissants de la sobriété car elle permet de limiter les besoins en construction neuve, et de prolonger la durée de vie des bâtiments en les rendant agiles et capables de répondre à l'évolution des modes de vie.

Dans un second temps, l'éco-conception permet d'alléger un peu plus la facture climatique en privilégiant les matériaux biosourcés, géosourcés ou issus du réemploi au détriment du ciment et de l'acier à chaque fois que cela est possible. Chez AREP, nous prescrivons, par exemple, le bois à chaque fois que cela est possible, y compris dans de grands bâtiments industriels comme dans les ateliers ferroviaires de Montigny-lès-Metz. Nous misons sur la paille comme isolant, expérimentons la terre comme matériau et intégrons de plus en plus fréquemment le réemploi de matériaux et d'équipements de second œuvre, en misant par exemple sur l'exploitation du gisement de traverses ferroviaires en bois et en béton, comme nous l'avons fait lors de la rénovation du hall 1 de la gare de Lyon Part-Dieu ou dans l'aménagement de certains parvis

La low-tech redéfinit la performance

Cette transformation de fond fait émerger une nouvelle culture du projet. Dimensionner une infrastructure au plus juste signifie concevoir avec précision, en fonction des usages réels, pour éviter le gaspillage de matière, d'énergie et d'argent public.

De cette manière, la low-tech porte en elle la possibilité de conjuguer sobriété environnementale et sobriété économique. Réduire les besoins, éviter les surdimensionnements, réemployer l'existant, prolonger la durée de vie des bâtiments, simplifier les dispositifs techniques sont autant de leviers pour diminuer les coûts tout en réduisant les impacts.

Cette approche implique toutefois d'accepter une autre définition de la performance. Il ne s'agit plus de rechercher systématiquement la solution qui sera la plus sophistiquée, mais celle qui mobilisera le moins de ressources possible, tout en restant efficace, appropriable, adaptable et robuste.

De ce fait, la low tech est également un gage de résilience car les systèmes complexes sont potentiellement plus fragiles. Ils fonctionnent tant que les pièces détachées sont disponibles, que les services restent abordables, que les fournisseurs sont accessibles, que les circuits logistiques fonctionnent et que les ressources ne manquent pas. La low tech, quant à elle, est adaptée à un monde de tensions sur les matières, l'énergie, les chaînes d'approvisionnement et les finances publiques.

Au fond, cette démarche pose une question fondamentale pour demain : voulons-nous continuer à répondre à chaque crise par davantage de complexité, ou voulons-nous tendre vers la simplicité et la sobriété ?

Philippe Bihouix. © M.Huriez
Lire l'article
read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway