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Mercredi 15 juillet, à l'occasion du Sommet de la défense et de l'innovation de Pennsylvanie, le directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), John Ratcliffe, a livré une estimation qui a fait grand bruit. Selon lui, les soldats russes survivent en moyenne moins de trente minutes une fois arrivés sur le champ de bataille ukrainien. En cause: les drones de combat de dernière génération dopés à l'intelligence artificielle (IA) déployés par Kiev.
«Nos renseignements concordent avec certaines informations provenant de sources ouvertes que vous avez peut-être vues en Ukraine, a-t-il déclaré. L'espérance de vie moyenne d'une recrue russe arrivant aujourd'hui sur le champ de bataille en Ukraine est estimée entre vingt et trente minutes.»
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La défense ukrainienne s'appuie désormais sur de nombreuses technologies de pointe, de véritables «machines à tuer hautement spécialisées et peu coûteuses», selon le numéro un de la CIA. Cette supériorité technologique explique en grande partie pourquoi Moscou peine à obtenir des avancées décisives, dans une guerre qui s'enlise depuis plus de quatre ans et demi.
Les déclarations de John Ratcliffe ont toutefois marqué les esprits, de part et d'autre de l'Atlantique, précise Business Insider. C'est la première fois qu'un haut responsable américain affiche publiquement des estimations sur la faible espérance de vie des militaires russes.
Des chiffres circulaient déjà depuis plusieurs semaines parmi les analyses de blogueurs spécialisés dans le conflit. Souvent très bien informés par le Kremlin et ses forces terrestres, plusieurs commentateurs favorables à la guerre ont affirmé en mai que les nouvelles recrues russes ne survivaient en moyenne qu'entre dix jours et trois semaines après avoir rejoint leurs terrains d'entraînement.
1,4 million de soldats russes décédés depuis 2022
Début juillet, Kiev a avancé que les pertes russes avaient dépassé 1,4 million de soldats depuis le début de l'invasion à grande échelle, avec plus d'un millier de combattants tués ou blessés quotidiennement. Le ministère de la Défense a ajouté que, pour chaque kilomètre de territoire revendiqué par Moscou, environ 200 militaires perdent la vie.
Certaines analyses indépendantes corroborent cette tendance défavorable au Kremlin. Un rapport du Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS) publié le 1er juillet estime que la Russie enregistre environ 30.000 pertes par mois, un chiffre désormais supérieur à son rythme de recrutement (évalué à environ 27.000 nouvelles recrues mensuelles).
«Le rapport entre les pertes russes et ukrainiennes a probablement atteint près de huit pour un au cours du premier semestre 2026, contre un rapport compris entre deux et trois pour un pendant la majeure partie de la guerre», écrivent les chercheurs. Ils précisent avoir analysé 20.000 incidents impliquant des frappes ukrainiennes contre des cibles russes pour obtenir leurs résultats.
Lors du Sommet de la défense et de l'innovation de Pennsylvanie, John Ratcliffe a également soutenu que le Kremlin n'avait réussi à s'emparer que d'environ 1% du territoire total de l'Ukraine au cours des dix-huit derniers mois. «Le rythme de leur avancée s'est arrêté à mesure que l'Ukraine maîtrisait les technologies émergentes», a-t-il résumé.
Les estimations avancées par John Ratcliffe restent toutefois difficiles à vérifier de manière indépendante. Comme les bilans de pertes publiés par Kiev ou Moscou, elles s'inscrivent dans un contexte de guerre où chaque camp mène aussi une bataille de l'information.





























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