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L’adolescente qui est accusée d'avoir aspergé sa camarade de classe d’un liquide avant d’allumer le feu comparaîtra en Cour lundi pour connaître sa peine.
Lors de l’audience de détermination de la peine qui s’est tenue le mois dernier, les avocats de la Couronne et de la défense ont demandé que la peine maximale permise pour une mineure soit imposée à l'accusée, soit 2 ans de placement sous garde en milieu fermé, suivi d'un an de surveillance communautaire.
L’accusée, une adolescente de 16 ans qui a plaidé coupable, demeure en détention provisoire depuis les événements.
La peine de trois s’ajouterait à la durée de cette détention provisoire. La jeune fille aurait également la possibilité de faire partie du programme de placement et de surveillance dans le cadre d’un programme intensif de réadaptation qui est dédié aux jeunes atteints d’une maladie mentale et coupables de crimes graves.
Les événements autour de cette affaire se sont produits à l'École Evan Hardy, de Saskatoon, en septembre 2024.
L’adolescente, qui était alors âgée de 14 ans, a versé de l’essence sur la tête de la victime, qui était alors âgée de 15 ans, avant de l’enflammer, selon un témoin.
Les identités des deux adolescentes, qui ont aujourd’hui toutes les deux âgées de 16 ans, est protégée sous la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
La victime a souffert de brûlures sur 40 % de son corps, et a dû passer plusieurs mois à l’hôpital. Elle a subi plusieurs interventions chirurgicales, mais elle garde encore des cicatrices et elle a été défigurée, a indiqué sa mère devant la Cour, en février dernier.
Cette attaque a eu un impact important sur l’ensemble de la communauté scolaire, selon des témoignages devant la Cour. Certains élèves et membres du personnel ont choisi d’être transférés vers de nouvelles écoles, à la suite des événements.
La Couronne avait initialement indiqué qu'elle demanderait qu'une peine d'adulte soit imposée à l'accusée. Elle a cependant changé sa position le mois dernier.
Zachary Huywan, procureur de la Couronne, reconnaît que cette décision peut être choquante pour des membres de la communauté. Il a cependant cité une décision de la Cour suprême du Canada pour expliquer ce changement.
La décision de la Cour suprême du Canada a établi une ligne directrice pour savoir à quel moment il est acceptable de tenter d’obtenir une peine pour adulte. Selon le jugement, le cas ne peut simplement pas être basé sur la sévérité d’un crime; il s’agit plutôt de prouver sans aucun doute raisonnable que la personne accusée s’est comportée comme une adulte, en ayant la maturité et la capacité d’un jugement moral.
Dans l'affaire d’Evan Hardy, l’accusée a reçu plusieurs diagnostics de troubles de santé mentale. Selon Zachary Huywan, elle n'est pas une personne capable et elle manque de maturité sociale et émotionnelle.
Fola Adelugba et Jonathan Stockdale, les deux avocats de la défense, ont, pour leur part, insisté sur l’idée qu’une peine pour mineur offrirait une meilleure chance à l'accusée de se réhabiliter et de se réintégrer dans la communauté.
Il s’agirait du meilleur programme pour lui permettre de s’attaquer aux facteurs sous-jacents qui ont conduit à ce comportement, a affirmé Fola Adelugba.
Krista Zerr, la juge qui préside cette affaire, avait indiqué en février dernier qu’elle avait besoin de temps avant de rendre son verdict final et avait indiqué qu'elle rendrait sa décision le 16 mars.
Avec les informations de Hannah Spray


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