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L’inculpation en Espagne de José Luis Zapatero pour trafic d’influence et blanchiment de capitaux doit beaucoup à la coopération judiciaire internationale. France et Suisse ont permis de débusquer un réseau international utilisant « des canaux financiers opaques », qui aurait notamment servi à rémunérer l’ancien dirigeant socialiste.

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L’ancien chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Zapatero, à Madrid, le 24 septembre 2024. L’ancien chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Zapatero, à Madrid, le 24 septembre 2024.

C’est ce qu’on appelle l’effet papillon. Une obscure affaire de délits d’initiés détectée en France a contribué à alimenter ce qui est devenu l’un des plus importants scandales de l’histoire politique espagnole récente, propre à ébranler le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). José Luis Zapatero, chef du gouvernement de 2004 à 2011, figure historique et particulièrement respectée de la gauche hispanique, poursuivi depuis mi-mai, est entendu par un juge mercredi 17 juin. Un fait inédit pour un chef ou ex-chef du gouvernement dans la période démocratique de ce pays. Il est soupçonné d’être intervenu de façon irrégulière dans le sauvetage à 53 millions d’euros d’une compagnie aérienne en 2021.

Que vient faire la France dans cette histoire ? Selon des éléments de l’enquête dont Le Monde a eu connaissance, en collaboration avec le média espagnol Infolibre et le consortium de journalistes Organized Crime and Corruption Reporting Project, l’un des éléments-clés du dossier a été mis au jour au terme de discrètes investigations entamées en 2019 par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

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