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Les automobilistes empruntant la route Athanase, entre Matane et Saint-Ulric, devront encore patienter avant d’y voir des travaux. La Ville de Matane a appris qu'elle n'avait pas obtenu le financement du ministère des Transports pour la réfection du tronçon de 1,6 km, dont l'état est rocambolesque.
L’asphalte, jonchée de nid de poule, avait poussé la jeune Anna Banville à s’impliquer auprès de citoyens et d’élus, pour que le chemin soit réparé au plus vite.

La portion cahoteuse de la route Athanase qu'Anna souhaite se faire réparer est de 1,6 kilomètre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Robert Mercier
Or, la facture des travaux, estimée entre 3 et 5 millions de dollars, ne pourra pas être assumée par la Ville sans aide financière, explique la mairesse suppléante de Matane, Lucie Lapointe. Au niveau de la province, il y a eu 85 % des demandes qui ont été refusées et la route Athanase en fait partie.
C'est une rue très, très maganée, on aurait bien voulu avoir les sous pour être capable de la réparer.
L’élue ajoute cependant que le dossier n'est pas clos et affirme que la Ville déposera une nouvelle demande de financement dès la réouverture du programme gouvernemental.

La mairesse suppléante de Matane, Lucie Lapointe, indique qu'une nouvelle demande de financement sera déposée.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Une déception pour Anna
Je trouve ça plate, parce qu’on a travaillé fort là-dessus, témoigne Anna Banville. Avec l’aide de sa mère, elle avait installé des pancartes sur lesquelles il était inscrit route Atha-tha-tha-thanase, en illustrant les secousses provoquées par le chemin.
Anna, elle pensait qu’elle allait pouvoir couper le ruban quand tout allait être fait, rétorque Cindy Desrosier, sa mère. La citoyenne de 11 ans avait porté ce projet devant le maire Eddy Métivier, et tous trois en avaient discuté sur les ondes de l’émission Première Escale, en novembre.
Bien qu’aucun financement n’ait été alloué, mère et fille se réjouissent de la portée de leur projet, jusqu’au bureau du ministère des Transports.

La maire de Matane, Eddy Métivier, l'animatrice, Renée Dumais-Beaudoin, Cindy Desrosiers et Anna Banville lors de leur passage à l'émission Première Escale.
Photo : Radio-Canada / Robert Mercier
Je ne pensais pas que ça allait se rendre aussi loin, avoue Anna. On a été surprises aussi de savoir que des amis en Abitibi nous écrivaient pour nous dire que ça passait à radio là-bas!, ajoute sa mère.
Ça nous a fait un beau projet ensemble. [...] Quand on a vu que ça prenait cette envergure-là, c'est sûr que j'étais vraiment fière d’elle. Elle s'est déplacée, [elle est] allée à toutes les rencontres demandées, est allée tout passer les entrevues.
La famille compte bien laisser ses fameuses pancartes encore installées un moment au bord de la route abîmée.
Qu’est-ce que tu en penses Anna?, lance Cindy Desrosiers. On laisse les pancartes!, rétorque sa fille. On en fera des nouvelles, on en mettra plus, encore plus, conclut la mère.


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