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Le milieu communautaire poursuit sa mobilisation dans le but d’améliorer son sort et celui des personnes vulnérables à qui il vient en aide. Lundi matin, une vingtaine de représentants d’une dizaine d’organismes ont marché du Centre Goyette-Ruel jusqu’au bureau de la députée Suzanne Blais, à Amos.
Il s’agit d’une extension du mouvement de grève de deux semaines qui a eu lieu en mars dernier, Le communautaire à boutte. Les revendications sont toujours portées par environ 1800 organismes répartis dans les 17 régions du Québec, qui tiennent quatre journées de mobilisation, appelées lundis de pression, en mai et juin.
La marche symbolique de lundi visait à dénoncer le sous-financement chronique du milieu communautaire et l’épuisement des équipes.
On a décidé de porter des couvertures de survie parce que le communautaire est en survie. On est épuisés, les gens qui travaillent dans le communautaire et les gens qui nous demandent des services aussi. Il y a une explosion des demandes. Il faut répondre à la demande, puis c'est épuisant et compliqué des fois, affirme Cindy Chalifoux, répondante locale du mouvement Le communautaire à boutte dans la MRC d’Abitibi.

Les deux répondants locaux du mouvement «Le communautaire à boutte» de la MRC d'Abitibi, Cindy Chalifoux et Dave Longpré. Ils arborent des couvertures de survie, pour symboliser le mode survie des organismes.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Les organismes communautaires ont obtenu un rehaussement de 1,8 %, bien en deçà de la hausse du coût de la vie, alors qu’ils réclament un rattrapage.
On n’est pas en stabilité, on est en réduction. Ce qu’on demande, c’est une augmentation pour rattraper le retard, alors on est toujours en retard. C’est pour ça qu’on est en survie aujourd’hui, parce qu’on n’a pas plus de financement, on en a moins, renchérit Dave Longpré, qui est aussi répondant local dans la MRC d’Abitibi.
Deux autres lundis
D’autres actions sont prévues au cours des prochaines semaines, dont possiblement une action plus régionale, dans deux semaines.
Les politiciens ne nous ont pas écoutés. Ils n'ont pas répondu aux revendications qu'on demandait, alors on continue le mouvement pendant quatre lundis. Aujourd’hui, c'est le deuxième lundi. On va en avoir un autre le 1er juin, un autre le 8 juin. Ce sont les mêmes revendications qu’en mars. On demande 2,6 milliards de dollars provincialement pour les organismes communautaires, puis aussi une table de négociation [avec la première ministre] pour discuter, fait valoir Dave Longpré.


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