Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Temps d’écran chez les jeunes : « je suis là à gaspiller ma vie »

1 month_ago 35

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

La gestion du temps d’écran est un enjeu qui touche la majorité des familles. À l’Île-du-Prince-Édouard, la psychologue Magali Dufour a mené une série de présentations pour ouvrir le dialogue avec les adolescents.

À l'initiative du Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard et du Réseau Santé en français, Magali Dufour, professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a donné une série de conférences dans les écoles de la Commission scolaire de langue française.

Lors de son passage à l’école François-Buote à Charlottetown, elle s’est adressée à une quarantaine d’élèves de la 10e à la 12e année. Si les jeunes ont qualifié son intervention d'impeccable, ils ont toutefois exprimé le besoin de pistes de solutions beaucoup plus concrètes pour décrocher au quotidien.

Pour de nombreux adolescents, le temps passé devant les appareils numériques atteint des sommets.

Isabella El Khoury, élève de 12e année âgée de 18 ans, confie sans détour sa propre dépendance. Elle cumule jusqu'à 12 heures par jour en comptant le temps passé devant son ordinateur, sa tablette et son téléphone cellulaire.

Je suis là à ne rien faire, à gaspiller ma vie en regardant un écran [...] Je ne dors pas, donc ça arrête ma concentration à l’école. Ça ruine un peu mes notes.

Cette omniprésence des écrans monopolise ses fins de journée. Au lieu de consacrer une ou deux heures à ses devoirs, Isabella El Khoury fréquente les réseaux sociaux, discute avec ses amis sur Discord ou FaceTime, ce qui entraîne une fatigue chronique et une baisse de son rendement scolaire.

Pression sociale et dépendance

Le constat est similaire pour Khansaes Sabbahy, également en 12e année, dont l’utilisation quotidienne grimpe régulièrement à sept heures. Pour elle, les principaux moteurs de cette hyperconnectivité sont la pression sociale et la peur constante de rater quelque chose ou d'être exclue des discussions de son groupe d'amis.

Je dois être sur mon écran pour voir ce qui se passe dans le monde. C'est toutes les nuits; je deviens tellement fatiguée.

Cette angoisse pousse la jeune fille au doom scrolling, un défilement compulsif et interminable de contenus sur TikTok ou Snapchat qui s'étire fréquemment jusqu'à 1 h du matin.

Dans les cas les plus extrêmes, certains de ses amis s'isolent complètement dans leur chambre, affirme Khansaes Sabbahy.

Face à ce constat, les réactions des parents complexifient souvent la dynamique familiale. Pour Isabella, l'inquiétude de ses proches est bien réelle, elle qui n'a pourtant obtenu son premier téléphone cellulaire qu'en 7e année.

Ses parents tentent d'imposer un cadre en coupant le wi-fi à 22 h 30 chaque soir, mais l'adolescente remarque une certaine contradiction : ils passent eux-mêmes un temps considérable sur Facebook ou sur des jeux en ligne.

Du côté de Khansaes, la situation prend une tournure plus ironique. Elle avoue avec humour que ses parents sont pires qu'elle. Elle donne notamment l'exemple de son père qui, en pleine discussion de famille, refuse de lâcher son fil d'actualités Facebook sous prétexte qu'il a des priorités.

Khansaes Sabbahy et Isabella El Khoury posent pour la photo dans un auditorium.

Khansaes Sabbahy et Isabella El Khoury passent de nombreuses heures chaque jour devant leurs écrans.

Photo : Radio-Canada / Marine Ernoult

Selon Magali Dufour, les adolescents passent en moyenne de trois à quatre heures par jour devant les écrans en dehors de l'école. Cependant, la spécialiste note un grand écart entre ce qu'ils déclarent et la réalité, le temps réel étant souvent bien supérieur.

À partir de trois heures, on peut voir apparaître des méfaits : manque de sommeil, baisse de l’estime de soi, anxiété et chute des notes. C'est pour cela qu’il est bien de faire de la prévention.

La psychologue estime que la dépendance pure aux écrans touche aujourd'hui de 3 à 5 % de la population. Ce trouble de la santé mentale se caractérise par une perte totale de contrôle et une obsession qui envahit tout le quotidien, provoquant des conflits familiaux et des sautes d’humeur allant de l'irritabilité à la dépression.

Magali Dufour estime d'ailleurs que le tiers des jeunes aurait besoin d'une intervention préventive brève pour éviter de franchir la ligne rouge.

Réapprendre à vivre hors ligne

Pour reprendre les commandes, la coupure totale ou la prohibition stricte ne sont pas forcément les moyens les plus efficaces, observe Magali Dufour, car l'humain trouve toujours une façon de contourner les règles. Elle prône plutôt une démarche pragmatique et par étapes.

Je vais privilégier l’encadrement. Il faut bien penser que les écrans ne disparaîtront pas. On en a besoin, ils sont très utiles, donc il faut trouver [un équilibre], dit-elle.

Plutôt que de viser la norme idéale de la santé publique, qui est de deux heures maximum par jour, elle conseille de se fixer des objectifs progressifs.

Réduire d'abord à cinq heures, puis à quatre. Elle recommande également de planifier de vraies pauses de déconnexion totale d'au moins 24 heures, par exemple durant les fins de semaine, pour réapprendre à vivre hors ligne.

Magali Dufour pose pour la photo.

« On est à un moment où il faut se questionner. Qu'est-ce que ça va être, notre bien-être numérique? Comment se protéger? » avance la psychologue Magali Dufour.

Photo : Radio-Canada / Marine Ernoult

Sur le terrain, Isabella et Khansaes tentent déjà d’appliquer leurs propres méthodes en supprimant les applications les plus captivantes lorsque la situation dégénère. Khansaes choisit également de laisser son téléphone à la maison lorsqu’elle sort et s’est mise activement au sport pour s’occuper l’esprit.

Pour Magali Dufour, la solution ne peut pas être uniquement individuelle : elle est collective, familiale et sociétale.

Il va vraiment falloir que les gouvernements s'impliquent, mais aussi que l'industrie donne aux jeunes des stratégies, parce qu’ils veulent maîtriser davantage leur utilisation, indique-t-elle.

Elle rappelle que les parents inquiets doivent d'abord servir de modèles. Il est difficile d'exiger la déconnexion d'un enfant lorsque les adultes passent eux-mêmes leurs soirées sur Facebook ou devant des jeux en ligne, interférant dans la relation parent-enfant, explique-t-elle.

L'école face au virage numérique

L'école a également un examen de conscience à faire. L'interdiction stricte du cellulaire au sein des établissements ne fait souvent que déplacer le problème vers les ordinateurs et les tablettes fournis par l'école, regrette Isabella El Khoury.

Tout est sur les écrans à l’école. Classroom, Google Docs, PowerSchool [...] J'ai des amis qui passent tellement de temps sur PowerSchool, c'est comme un réflexe d'aller regarder tout le temps leurs notes, décrit-elle.

Un avis que partage Magali Dufour.

Je pense que l'école a aussi le rôle de se questionner sur les aspects pédagogiques. Est-ce qu'on en a toujours besoin? Est-ce qu'on les utilise bien? Est-ce qu'on fait suffisamment de prévention?

La psychologue invite les institutions scolaires à s'interroger : Les outils numériques ont-ils vraiment livré la marchandise ou sont-ils trop généralisés?

De même, Magali Dufour se questionne sur la pertinence des projets de loi interdisant les réseaux sociaux en dessous d'un certain âge, rappelant qu'une loi qu’on ne peut pas faire respecter n'est pas forcément un bon exemple et qu'elle s'avère inutile sans un réel accompagnement au changement.

Si les jeunes pensent qu'on peut toujours contourner les lois, ce n'est pas nécessairement un super bon exemple, observe-t-elle.

Pour Magali Dufour, face à ce défi de société, seule une prise de conscience conjointe des gouvernements, des industries, des écoles et des parents permettra d'encadrer durablement le bien-être numérique de la jeune génération.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway