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Jusqu'au XXe siècle, les auteurs de science-fiction étaient nombreux à imaginer la Lune comme étant un territoire possiblement peuplé par des formes de vie extraterrestre. Au fur et à mesure que nos connaissances se sont élargies dans le domaine, la Lune a cessé de représenter un espoir pour trouver des aliens, et c'est Mars qui a eu les faveurs du public et d'une partie de la communauté scientifique.
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La Lune était définitivement cataloguée comme impropre à la vie : un astre mort, vide, et dépourvu de tous les ingrédients qui font la singularité de la Terre. Et pourtant, tout n'est pas si simple : une nouvelle étude parue dans la revue Science Advances vient de démontrer que des microbes venant de notre Planète pourraient en réalité survivre à la surface de la Lune !
Des zones relativement habitables
Cela peut paraître contre-intuitif. Sans atmosphère pour la protéger, la Lune est à la merci des vents solaires qui frappent sa surface et la rendent complètement stérile. Il n'y a pas d'air à respirer et encore moins d'eau liquide. Et pourtant, la topographie pourrait permettre à certaines zones relativement habitables d'exister. L'idée étant que si certains cratères restent perpétuellement dans l'ombre, ils pourraient être abrités des radiations du Soleil. Au point de pouvoir voir apparaître des êtres vivants ?
Le pôle sud de la Lune, avec ses reliefs, serait un des endroits privilégiés pour abriter des microbes. © Nasa
Pour s'en assurer, les auteurs de l'étude ont analysé quelques organismes bien de chez nous : des bactéries et des champignons. Il s'agit de micro-organismes fréquemment utilisés lors de recherches dans l'espace en raison de leur capacité à survivre même face à des conditions extrêmement difficiles. Certaines ont même pu sortir intactes d'un passage dans le vide spatial.
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Ils ont ensuite étudié des cartes de la Lune qui montrent comment la chaleur y est répartie, ce qui indique s'il y a des zones où les rayons ultraviolets sont moins nombreux à atteindre la surface. Ils ont ainsi pu remarquer que les pôles étaient à peu près épargnés, au point même où des microbes pourraient survivre.
Et s'ils étaient déjà là ?
Survivre reste un mot un brin abusif puisque dans ces conditions, les différents organismes étudiés ne pourraient pas se développer, et encore moins se reproduire. En revanche, ils pourraient rester en vie, en état de cryptobiose, c'est-à-dire complètement inactifs dans une forme extrême d'hibernation.
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Si cela se vérifie, il se pourrait que certains microbes de ce type soient d'ailleurs déjà à la surface de la Lune ! Qu'ils aient été emportés ici via des missions spatiales, ou même lors d'anciens impacts de météorites qui auraient arraché des morceaux de la Terre pour les mener jusqu'à la Lune. De plus, il n'est pas à exclure que les nombreuses missions lunaires à venir, et notamment celles qui sont habitées, n'en emmènent de nouveaux. Sachant que d'après les auteurs, même l'ombre laissée par une marque de botte ou une roue de rover suffirait d'abri à certains organismes.
La survavibilité des microbes selon les régions des pôles lunaires. © Science Advances
Tout cela devra être pris en compte lors de ces missions à venir, notamment pour comprendre comment la présence d'humains, ou même de matériel fabriqué par les humains, peut influencer les processus en œuvre sur la Lune. Et ce, même si cette modification semble ne pouvoir être qu'extrêmement marginale à l'échelle de l'astre.


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