NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis 600 ans, écrivains, artistes et scientifiques sont fascinés par la légende de Nicolas et Pernelle Flamel. Ce couple bourgeois du Moyen Âge aurait créé la pierre philosophale, une substance mystérieuse capable de transformer les métaux en or. Mais il semble que le mythe soit fondé sur une usurpation.
Né dans les années 1330 et mort en 1418, Nicolas Flamel n'a pourtant jamais pratiqué l'alchimie, cette tradition ancienne mystique qui visait à produire de l'or, à guérir les maladies ou encore à rendre les hommes immortels. D'Isaac Newton à Victor Hugo, en passant par J.K. Rowling, nombreux sont ceux qui ont pourtant considéré le personnage comme un alchimiste. Une réputation qui ne repose sur aucun fait historique établi, rappelle la BBC.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
→
Cet automne, le testament de Nicolas Flamel est exposé pour la première fois au musée de Cluny, à Paris. Conservé pendant des siècles dans les archives d'un hôpital de la capitale, le document, étudié pour la première fois en 2024, apporte des indices sur les origines de la légende.
La quête de la «pierre philosophale»
Les premiers écrits alchimiques proviennent de l'Égypte antique, il y a environ 2.000 ans. Recopiés et traduits, ils se sont répandus en Europe dès le XIIᵉ siècle. Les alchimistes concentraient alors leurs efforts pour créer une pierre énigmatique, aux multiples vertus. Celle-ci était notamment censée transformer les métaux en or ou en argent, non pas pour un enrichissement personnel, mais pour magnifier la nature. C'est dans ce contexte que Nicolas Flamel a fini par trouver sa place, bien après sa mort.
Des traces de la vie de l'homme sont disséminées dans tout Paris. Sa pierre tombale est notamment exposée au musée de Cluny, musée national du Moyen Âge. «Dans les livres d'Harry Potter, Flamel est un alchimiste, un sorcier, les gens sont donc surpris de découvrir qu'il existe une véritable pierre tombale et que Flamel a réellement existé», explique Maëlys Bitouzet, commissaire de l'exposition.
Usurpation d'identité
Le paradoxe est là: Nicolas Flamel a bel et bien existé, mais rien n'indique qu'il s'est adonné à l'alchimie. Environ 50 à 75 ans après sa mort, un texte connu sous le nom de Livre Flamel a été publié, rencontrant un franc succès. En réalité, l'homme n'a jamais écrit cet ouvrage qui décrit une procédure alchimique détaillée, censée permettre d'obtenir un liquide qui, mélangé à du plomb, se transforme en or. Une recette qui ressemble étrangement à celles figurant dans les manuscrits orientaux anciens.
Au fil des siècles, d'autres textes alchimiques paraissent sous son nom, contenant parfois des détails précis sur la vie parisienne du couple Flamel, notamment leur adresse. Mais comment expliquer que des auteurs aient choisi de faire d'un homme mort depuis plusieurs décennies le héros de leurs traités alchimiques?
Le testament de Nicolas Flamel apporte un nouvel éclairage sur ce mystère. Le document révèle que l'homme possédait un véritable empire immobilier et était créancier de centaines de propriétaires parisiens. Il était réputé pour faire de nombreux dons aux églises et aux œuvres caritatives. «Un homme riche, non aristocrate, mais jouissant d'un rang social élevé, cela paraissait étrange», détaille Maëlys Bitouzet. L'explication a vite été trouvée: seule l'alchimie, alors perçue comme un moyen d'accomplir l'œuvre de Dieu, pouvait expliquer sa fortune.
Dès le XVIIIᵉ siècle, certains se sont doutés que Nicolas Flamel n'était pas l'auteur des textes alchimiques qui circulaient en son nom. Mais il en fallait plus pour tarir l'engouement autour du personnage. Les vestiges de son existence ont contribué à perpétuer la légende. Même si on sait, aujourd'hui, que le multipropriétaire n'avait rien d'un scientifique obnubilé par la transformation des métaux en or ou par la vie éternelle.





























.jpg)






French (CA)