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« Un enfant dans une école isolée du Shiselweni ou du Lubombo mérite la même qualité d’enseignement qu’un enfant à Mbabane ou à Manzini. » a déclaré la directrice de l’éducation, la Dre Tholakele Mngomezulu-Dlamini, lors des célébrations de la Journée mondiale des enseignants à Manzini, marquant l’objectif d’Eswatini d’assurer aux élèves du pays un accès à des enseignants qualifiés d’ici 2034.
La transformation de l’éducation en Afrique passe par une revalorisation profonde du métier d’enseignant. Réunis le 7 octobre 2026 à Ezulwini, les ministres de l’Éducation, les hauts fonctionnaires et les partenaires internationaux ont officiellement ouvert la Conférence panafricaine sur la formation des enseignants (PACTED 2026), organisée par la Commission de l’Union africaine en partenariat avec le gouvernement de l’Eswatini selon le communiqué officiel de l’Union africaine. Les discussions s’articulent autour du thème « Transformer la profession enseignante pour l’avenir de l’Afrique : innovation, reconnaissance, mobilité, intelligence artificielle, inclusion et excellence professionnelle », avec pour ambition de passer des engagements continentaux aux réformes nationales.
Eswatini cible des enseignants qualifiés d’ici 2034
À l’échelle nationale, le Royaume d’Eswatini entend faire de l’enseignement un choix de carrière privilégié pour les jeunes talents d’ici 2034. La directrice de l’éducation, la Dre Tholakele Mngomezulu-Dlamini, a détaillé cette feuille de route le 9 octobre 2026 lors de la commémoration nationale organisée à l’église méthodiste évangélique de Manzini Eswatinipositivenews. Le plan vise à renforcer les critères d’entrée dans la profession, à revaloriser l’image du métier et à permettre aux éducateurs progresser salarialement grâce à l’excellence pédagogique sans être contraints d’abandonner la classe pour des postes administratifs.
L’équité territoriale constitue un autre pilar de cette stratégie. Les autorités veulent garantir qu’un élève des zones rurales reculées bénéficie du même niveau d’enseignement qu’un élève des grands centres urbains.
Photo : EswatinipositivenewsLa directrice de l’éducation en Eswatini Tholakele Mngomezulu-Dlamini a déclaré : « Un enfant dans une école isolée du Shiselweni ou du Lubombo mérite la même qualité d’enseignement qu’un enfant à Mbabane ou à Manzini. »
Intégrer l’intelligence artificielle dans l’enseignement
Face aux mutations technologiques, l’intelligence artificielle s’impose au cœur des priorités éducatives. Les responsables soulignent que les outils numériques doivent être maîtrisés pour ouvrir de nouvelles perspectives d’apprentissage aux élèves, notamment dans les matières scientifiques et techniques.
Tholakele Mngomezulu-Dlamini a indiqué : « L’intelligence artificielle ne remplacera pas l’enseignant. Mais les enseignants qui sauront l’utiliser à bon escient ouvriront à leurs élèves des portes que nous pouvons à peine imaginer aujourd’hui. »
Du côté de l’Union africaine, le commissaire à l’Éducation, aux Sciences, à la Technologie et à l’Innovation, le professeur Gaspard Banyankimbona, a qualifié les enseignants d’architects of Africa’s future, insistant sur la nécessité d’une transformation numérique centrée sur l’humain d’après les déclarations relayées par l’organisation panafricaine.
Photo : Eswatini Positive NewsRéduire la précarité professionnelle des enseignants
Les réformes s’attaquent également à la précarité professionnelle. Il a reconnu les difficultés rencontrées par les jeunes diplômés.
Owen Nxumalo a affirmé : « À nos enseignants nouvellement diplômés, dont beaucoup attendent un poste depuis trop longtemps : nous vous entendons. Votre frustration est légitime. »
Le gouvernement a ainsi promis d’accélérer le passage des contrats temporaires vers des postes permanents et d’utiliser le système de gestion des profils d’enseignants pour rendre les affectations plus transparentes. Le ministre a rappelé qu’un pays qui forme des enseignants pour les laisser sans emploi gaspille à la fois ses ressources financières et son capital humain, tout en plaidant pour un partenariat étroit entre l’État, les familles et la société civile.
Au nom de Sa Majesté le Roi Mswati III, de la Reine Mère, du gouvernement et du peuple de l’Eswatini, le ministre Owen Nxumalo a également accueilli les délégations en appelant à un passage concret de la simple discussion à la mise en œuvre effective sur le terrain.


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