Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Sur une plage du Daghestan repose depuis juillet 2020 un engin soviétique de 380 tonnes que le musée promis n’a jamais abrité

6 hour_ago 28

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Sur une plage isolée à une vingtaine de kilomètres au sud de Derbent, une carcasse de 380 tonnes gît dans le sable du Daghestan depuis six ans. Ni avion, ni navire, l’engin mesure 73 mètres de long, presque autant qu’un immeuble de vingt étages couché sur le flanc. Il s’appelle MD-160, mais tout le monde le connaît sous un autre nom : le « monstre de la Caspienne ».

Construit à l’usine Krasnoïe Sormovo, sur les rives de la Volga, cet ekranoplane de classe Lun est entré en service dans la flotte soviétique de la Caspienne en 1987. Sa mission : filer au ras des vagues, à quelques mètres d’altitude, pour échapper aux radars ennemis avant de décharger ses missiles antinavires. Six tubes de lancement pour le redoutable missile antinavire P-270 Moskit ornaient son dos, capable d’apparaître sous les radars à 500 km/h et de tirer six missiles sur un groupe de porte-avions avant que quiconque ne s’en aperçoive. Un concept fascinant sur le papier, jamais vraiment éprouvé au combat.

La chute de l’URSS a stoppé net cette ambition. Seul le MD-160 a atteint le stade de l’achèvement, tandis qu’un second appareil destiné aux missions de secours a été abandonné au début des années 1990, après l’annulation du programme et l’effondrement de l’Union soviétique. Le MD-160 a lui aussi été retiré du service à cette époque. Direction la base navale de Kaspiysk, où l’appareil va rouiller à l’air libre pendant près de trente ans, oublié de tous sauf des passionnés d’histoire militaire qui traquent ses photos satellite sur Google Earth.

À retenir

  • Un engin militaire unique au monde gît à l’abandon sur une plage depuis six ans
  • Le trajet vers son supposé musée s’est transformé en fiasco maritime méconnu
  • Des années de promesses n’ont jamais abouti à une protection réelle du patrimoine

Sommaire

  1. Un remorquage qui tourne mal
  2. Un musée qui n’existe toujours pas
  3. Une restauration annoncée, enfin ?

Un remorquage qui tourne mal

L’été 2020 devait marquer sa renaissance. Le 31 juillet 2020, le ministère russe de la Défense a annoncé que l’ekranoplane était arrivé à Derbent après un trajet de 14 heures depuis la base navale de Kaspiysk ; il a fallu une journée entière pour préparer l’appareil, non opérationnel, avant qu’un remorqueur ne le tracte vers son nouveau site. L’objectif affiché : en faire la pièce maîtresse d’un futur Patriot Park, musée militaire à ciel ouvert célébrant la puissance soviétique et russe.

Le transport a viré au fiasco. L’appareil s’est échoué dans la zone de ressac, loin de la plage sèche visée, et y est resté bloqué pendant des mois. Un rapport publié en août 2020 indiquait que la coque, exposée aux vagues dans la zone de surf, prenait l’eau, ce qui aurait pu l’endommager davantage lors de tempêtes. Des observateurs russes, dont des photographes qui ont suivi l’affaire sur Instagram, craignaient alors une perte pure et simple de cette pièce unique. Il faudra attendre la fin de l’année pour qu’une opération de sauvetage tire enfin la carcasse hors de l’eau.

Le sauvetage lui-même n’a rien épargné à l’engin. Remorqué jusqu’au rivage fin décembre 2021, le MD-160 a subi des dommages sur les caissons de voilure et le fuselage lors du transport et de la traction sur la plage. Résultat : un géant déjà usé par trois décennies d’abandon, désormais cabossé par sa propre opération de « sauvetage ».

Un musée qui n’existe toujours pas

Six ans après son arrivée, le Patriot Park promis n’a jamais vu le jour. Tout ce temps, le Lun est resté littéralement échoué, attendant que le musée soit construit autour de lui, sans être officiellement ouvert au public alors même que la plage sur laquelle il repose pourrait techniquement être interdite d’accès. Aucun toit, aucune clôture, aucun panneau explicatif digne de ce nom. Juste 380 tonnes d’acier posées à même le sable, sous le soleil et les embruns de la Caspienne.

Cette absence totale de protection n’a pas empêché l’endroit de devenir une attraction. L’attrait photogénique de cet engin soviétique unique en son genre a séduit de nombreux touristes russes qui, en raison des restrictions de voyage liées au Covid, ont afflué vers le Daghestan ; le Lun est même devenu une référence Instagram. Certains visiteurs, plus téméraires, sont parvenus à se faufiler à l’intérieur malgré l’absence d’autorisation officielle. Un patrimoine militaire soviétique transformé, presque malgré lui, en décor de fond pour selfies.

Le site touristique Atlas Obscura confirme la situation actuelle : à l’été 2021 déjà, l’ekranoplane Lun se dressait sur le rivage et quiconque prenait un court trajet en taxi depuis Derbent pouvait faire le tour et observer cette créature unique. L’accès reste rudimentaire : il n’existe aucun transport public pour s’y rendre, le mieux étant de prendre un taxi depuis Derbent et de demander au chauffeur d’attendre pendant l’exploration. Pas de billetterie, pas de vigile, pas de vitrine climatisée. Juste une plage, un géant rouillé, et des locaux qui connaissent l’adresse par cœur sans jamais l’avoir vue écrite nulle part.

Une restauration annoncée, enfin ?

Fin 2024, un début de mouvement s’est fait sentir du côté des autorités russes. Des sources russes ont rapporté en décembre 2024 que le MD-160 serait restauré, et dès l’automne 2025 des travaux extérieurs et partiellement intérieurs auraient débuté, le dernier monstre marin de la Guerre froide se préparant à devenir une pièce de musée sur les eaux mêmes qu’il patrouillait jadis. De quoi nourrir un espoir prudent, après des années de promesses sans lendemain.

Reste que l’histoire de ce Patriot Park daghestanais illustre à elle seule un certain rapport russe au patrimoine militaire soviétique : grandiose dans l’intention, chaotique dans l’exécution. Pendant que l’administration locale annonce des travaux, le géant continue d’accueillir, gratuitement et sans surveillance, les curieux venus toucher du doigt un morceau de Guerre froide échoué sur une plage de la mer Caspienne. Combien de temps encore avant qu’un vrai toit ne vienne protéger ce vestige unique au monde, aucune source officielle ne le précise pour l’instant.

L'équipe Sciencepost

Rédigé par L'équipe Sciencepost

Toute l’équipe de rédaction Sciencepost vous éclaire sur les découvertes et innovations qui façonnent notre monde. Espace, santé, environnement, technologies ou phénomènes étonnants : nous analysons l’actualité scientifique avec rigueur et pédagogie pour rendre la science accessible, compréhensible et passionnante au quotidien.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway