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Par Vincent Jolly, pour Le Figaro Magazine
Le 25 juillet 2026 à 07h00
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ANALYSE - Les absences et les actions du puissant secrétaire d’État racontent moins des choix diplomatiques qu’un funambulisme politique, entre loyauté envers Donald Trump et sauvegarde de ses ambitions personnelles.
En cet été homérique, avec L’Odyssée de Christopher Nolan qui domine le box-office mondial, difficile de ne pas voir chez Marco Rubio un peu d’Ulysse devant choisir entre Charybde et Scylla. Depuis que l’accord de paix en Iran du 17 juin a volé en éclats, observateurs et adversaires politiques tancent l’absence, le silence ou l’inefficacité du secrétaire d’État américain sur la question, alors que les frappes s’intensifient à nouveau et que le pétrole remonte au-dessus de la barre des 100 dollars.
Visage de l’opération contre Nicolas Maduro en janvier dernier, figure puissante et incontournable du Trumpisme 2.0 et ultime rempart aux élans isolationnistes d’une administration réduite à peau de chagrin, Marco Rubio était aperçu à Manille jeudi dernier à un sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) où il y a rencontré son homologue russe pour évoquer la situation en Ukraine. « Vous croyez qu’on a réglé le conflit iranien et la guerre en Ukraine en 30 minutes comme ça ? »


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