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« Sous ses yeux » : La mini-série numéro 1 de Netflix est tirée d’une dramatique histoire vraie

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La série britannique retrace le meurtre de Rachel Nickell et les conséquences sur son fils et son mari.

Max Fincham et Jordan Bolger , acteurs principaux de « Sous ses yeux »

sophiekoehler / Courtesy of Sophie Köehler/Netf

Max Fincham et Jordan Bolger , acteurs principaux de « Sous ses yeux »

EN BREF La mini-série « Sous ses yeux » sur Netflix retrace le meurtre de Rachel Nickell en 1992 survenu sous les yeux de son fils de 2 ans.
L’enquête initiale a accusé à tort Colin Stagg, avant que l’ADN ne révèle la culpabilité de Robert Napper en 2008.
La série se concentre sur la relation père-fils et les conséquences médiatiques du drame.

Un fait divers qui a secoué la Grande-Bretagne. Numéro un sur la plateforme de streaming dans le monde entier, The Witness- Sous ses yeux fait l’unanimité. La mini-série mise en ligne sur Netflix raconte le meurtre de Rachel Nickell, mère de famille londonienne, survenu en 1992. Un assassinat violent dont son fils de 2 ans a été témoin.

Le 15 juillet 1992 au matin, Rachel Nickell sort promener son chien avec son fils Alex, dans le parc de Wimbledon Common, près de chez eux. Elle est alors attaquée par un inconnu. Elle est d’abord agressée sexuellement, puis poignardée à 49 reprises. Ce sont des passants qui découvrent la jeune femme de 23 ans, et son fils accroché au corps de sa mère.

Interrogé de manière répétée par les policiers malgré son très jeune âge et le traumatisme qu’il venait de vivre, le jeune garçon parvient à offrir une description des vêtements de l’homme qui a assassiné sa mère. Ce qu’il raconte aux enquêteurs se recoupe avec le témoignage d’une femme présente dans le parc. Après diffusion d’un portrait-robot dans l’émission Crimewatch, un homme nommé Colin Stagg est brièvement arrêté. La femme qui avait précédemment témoigné dit alors le reconnaître.

Le profil du suspect, un marginal survivaliste, interpelle, mais ce n’est qu’après 13 mois d’enquête et de stratagème très discutable de la part de la police qu’il est inculpé pour meurtre. Il est d’ailleurs libéré sur décision d’un juge en raison de fausses lettres écrites au suspect par une policière pour le pousser à se confesser, une pratique assimilée à un « piégeage au miel ».

L’arrestation du coupable

Comme le rappelle Radiotimes, le meurtre d’une autre mère de famille et de sa fille de 4 ans en novembre 1993, dans des circonstances similaires, bouscule l’enquête sur la mort de Rachel Nickell. Lorsqu’un suspect, Robert Napper, est interpellé pour ce crime, tout pousse les enquêteurs à croire qu’il est aussi responsable du meurtre de la mère de famille dans Wimbledon Common. Mais les policiers en charge rejettent cette possibilité, et l’affaire devient un cold case.

Après des analyses ADN plus poussées qui ont lieu 10 ans plus tard, la culpabilité de Colin Stagg dans le meurtre de Rachel Nickell est définitivement écartée. Mais à l’inverse, des traces de l’ADN de Robert Napper sont retrouvées dans les échantillons prélevés près du corps en 1992.

En 2008, il est finalement condamné pour ce meurtre également. Deux drames qui auraient pu être évités, car comme l’avait révélé un dossier transmis à André Hanscombe, le compagnon de Rachel Nickell, le profil de Napper avait été signalé à la police bien avant les faits. Dans le cadre d’une série de viols survenus dans le sud de Londres, son ADN avait été prélevé. La mère du suspect elle-même avait contacté la police qui avait écarté son profil car il était « plus grand » que ce que les victimes avançaient.

Le projet Sous ses yeux

La série aborde l’aspect fait divers et l’enquête policière mais se concentre surtout sur le binôme formé par André et Alex, le père et le fils. Elle décortique l’évolution de leur relation et les conséquences que ce drame et de l’attention médiatique que cela a eu sur leur vie.

Les « vrais » André et Alex, qui vivent en Espagne depuis de nombreuses années, ont tous deux été consultants sur la série. Désormais âgé de 36 ans, le « témoin » explique dans les notes de production avoir voulu participer à ce projet pour montrer que « le pouvoir du bien est plus fort, que quelque chose de bien peut découler d’une grande douleur » et mettre en valeur les vertus « de la guérison par l’amour, l’espoir et la foi dans l’avenir ». La mini-série est sortie en même temps qu’un documentaire explorant davantage l’enquête policière, intitulé The Murder of Rachel Nickell.

Sous ses yeux est sur la première marche des contenus les plus visionnés dans le monde, et dans de nombreux pays : non seulement au Royaume-Uni mais également en France, en Australie, en Islande, en Argentine ou encore en Belgique. Au total, la série a été visionnée plus de 10,1 millions de fois sur Netflix depuis sa mise en ligne le 4 juin.

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