Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Solidarité inuit au cœur d’Ottawa

5 month_ago 78

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Beau temps ou mauvais temps, trois bénévoles aident régulièrement la population inuit d'un secteur d’Ottawa, notamment les personnes qui se trouvent en situation d’itinérance.

Un passage souterrain aux angles des rues Rideau et Sussex, à un jet de pierre de la Chambre des communes, abrite des Inuit qui se retrouvent en communauté.

Le Cercle inuit est son nom informel, et c’est pourquoi une page Facebook du même nom est née de l’impulsion de trois bénévoles de la région de la capitale nationale.

Ce sont nos amis, voilà pourquoi nous répondons aux appels à 2 heures du matin , s’exclame Nancy*, qui préfère ne pas publier son nom de famille pour des raisons de sécurité.

Pour Nick Illlaut, ancien chef pompier de Clyde River, raconte que le cercle et l’idée de ce groupe Facebook sont nés d’une tragédie personnelle.

Nick Illauq met un morceau de narval dans un sac.

Après avoir coupé des morceaux de narval, Nick Illauq les prépare dans un sac pour la distribution du lendemain.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

Un de ses amis, lui aussi originaire de Clyde River, passait du temps au cercle.

Une semaine après le suicide du fils de cet ami, M. Illaut lui a rendu visite au Cercle inuit. Son visage était tuméfié et je lui ai dis, "tu dois aller à l'hôpital ou puis-je appeler l'ambulance?" et il m’a dit "non, ça va aller". Il est mort le lendemain, raconte-t-il.

C'est là que nous avons commencé à aller [au cercle] pour nous assurer qu'aucun de nos amis ne meure .

Or, depuis leurs opérations bénévoles, Nick et Nancy disent avoir perdu 32 proches qui fréquentaient cet endroit. Une autre bénévole qui travaille avec nous a dit que le Cercle est "comme un portail où notre peuple vient mourir. Ils tombent dedans et ils meurent". Alors, nous avons décidé d'en faire un trampoline [pour que les gens s’en sortent], raconte Nancy.

Plus de 8300 personnes sont abonnées à la page qui sert de communauté virtuelle pour la diaspora inuit d’Ottawa.

Ils seraient de plus en plus nombreux à vivre dans la capitale nationale et plusieurs Inuit finissent par aboutir dans la rue. Selon l'organisme qui représente les Inuit au Canada, l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), ils seraient 3000 Inuit à Ottawa, en faisant la plus grande diaspora en dehors de l'Inuit Nunangat.

Un recensement annuel de 2024 sur l’itinérance à Ottawa dénombrait 2952 personnes itinérantes lors d’une seule nuit, dont 19 % s’identifient comme Autochtone. De ce nombre, il est difficile de déterminer combien d’entre eux sont Inuit.

« Un grand coeur »

Maaktaq à 13 h au cercle inuit aujourd’hui. Jeudi matin, les abonnés de la page Facebook gérée par Nick et Nancy reçoivent le message que du gras de narval, donné par des pêcheurs d’Arctic Bay, sera distribué au centre-ville d’Ottawa.

Une femme coupe un morceau de poisson.

Lo utilise un ulu, couteau traditionnel inuit réservée aux femmes, pour couper un omble chevalier fumé distribué lors d'un don de nourriture par les organisateurs du Cercle inuit d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

Lau* se réjouit de couper des morceaux avec un ulu, couteau traditionnel inuit, dans l’abribus d’OCTranspo de l’autre côté de la rue du cercle inuit.

On vient généralement ici en tant qu'Inuit pour se rassembler et manger de la nourriture traditionnelle quand ils en fournissent pour moi ou pour n'importe qui d'autre, explique-t-elle.

On se réunit ici pour voir si tout le monde va bien, et surtout ceux qui sont sans-abri. On s'assure qu'ils sont corrects, on va prendre de leurs nouvelles. Et particulièrement avec le temps qu'il fait en ce moment.

Elle estime que la communauté est forte, autant en personne que sur la page Ottawa Inuit Circle. Celle-ci répète à quel point Nancy et Nick sont d’une aide précieuse.

D’ailleurs, la dame originaire d’Iglulik, au Nunavut et qui habite à Ottawa depuis 2018, en profite pour dire à Nancy qu’elle n’a pas de nouvelle de sa cousine depuis quatre jours. Or, cette dernière doit retourner très bientôt au Nunavut.

Veux-tu qu’on mette un avis de recherche sur la page?, propose Nancy, ce à quoi Lau acquiesce.

Les avis de disparition qui transitent par la page Facebook sont monnaie courante, expliquent Nick et Nancy.

Mais ceux qui aident ont aussi besoin de soutien : Sheena Akaoomalik voit tout le travail que requiert leur opération.

De voir Nancy et Nick donner de leur temps bénévolement, ça me touche et c'est grâce à leur grand cœur qu'ils continuent. Et j'aimerais beaucoup qu'ils reçoivent plus de soutien.

Elle a reçu un coup de main de Nick et Nancy dans les dernières années, alors qu’elle fréquentait le Cercle inuit. Aujourd’hui, elle est coordinatrice des arts de la scène chez l’organisme Isarauit inuit art.

Sheena Akaoomalik mage du maaktaq.

Coordinatrice d'Isaruit Inuit Arts à Ottawa depuis avril, Sheena Akaoomalik a fréquenté le Cercle inuit pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

L’organisme ottavien offre une fois par semaine un repas communautaire, les vendredis. Mme Akaoomalik y voit passer des gens qui passent encore beaucoup de temps au cercle et qui lui relatent comment Nick et Nancy les aident.

Nous répondons au téléphone

Qu'est-ce qui explique le succès de cette opération complètement bénévole? Nous répondons au téléphone quand personne d’autre n’est là, estime Nick.

De plus en plus de personnes leur demandent de l’aide pour organiser un retour au Nunavut, une tâche qui est parfois complexe quand on a perdu ses pièces d’identité.

Au fil de leurs conversations, M. Illaut se rend compte que certaines communautés sont surreprésentées quand vient le temps de recenser les Inuit en situation d’itinérance : il s’agirait des hameaux de Clyde River, de Pond Inlet et de Kinngait.

Il souhaiterait que le gouvernement du Nunavut ait une approche coordonnée pour donner un coup de main à ses résidents qui finissent par échapper aux mailles du filet.

*Afin de préserver l'anonymat et de garantir la sécurité de certaines personnes citées dans ce reportage, seul leur prénom a été conservé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway