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En direct
De nombreuses manifestations sont prévues partout en France ce samedi sur fond de crise sociale et de contestation lycéenne. Les autorités entendent déployer un dispositif de sécurité XXL pour éviter de nouvelles violences et pillages comme ceux survenus le 17 octobre. Suivez l'évolution de la situation dans ce direct.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 10:07 | mis à jour aujourd'hui à 10:12 - Temps de lecture :
Lycéens, gilets jaunes, syndicats, étudiants, partis de gauche... Une nouvelle journée de mobilisation est prévue partout en France ce samedi. Après les violences et les pillages survenus en marge des précédentes manifestations, les autorités craignent de nouveaux débordements et les commerçants appréhendent la journée.
Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés ce samedi, après une semaine de couvre-feux et interdictions de manifester. Les autorités ont cherché à limiter au maximum la mobilisation en n'autorisant que celles organisées par des syndicats. Les rassemblements ont ainsi été interdits à Lyon. A Marseille, une manifestation syndicale a finalement été autorisée. Et à Paris, le parcours négocié jeudi avec les syndicats a finalement été interdit vendredi par la préfecture de police, par un arrêté que les organisateurs entendent contester en justice.
Les restrictions à répétition sont jugées liberticides dans l'opposition. Un recours, rejeté vendredi soir, avait été déposé par la plupart des partis de gauche.
Autre point sensible du week-end : Orléans, où le congrès du RN doit réunir plusieurs milliers de sympathisants, et où une contre-manifestation est organisée contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme ».
Suivez l'évolution de la situation en direct :
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10:10
Bouches-du-Rhône : l'arrêté d'interdiction de manifester partiellement suspendu
Le tribunal administratif de Marseille a partiellement suspendu l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation samedi dans les Bouches-du-Rhône en autorisant finalement des rassemblements dans quelques villes du département.
Saisie en urgence, la justice donne ainsi en partie raison aux requérants en autorisant des rassemblements sur les communes de Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon.
Pour Marseille, la préfecture avait rebroussé chemin hier vendredi en autorisant une manifestation intersyndicale « à titre dérogatoire ». Prévue pour démarrer à 14 h, son parcours est conçu pour éviter l'hyper-centre de la ville.
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10:03
Orléans : le maire annonce un couvre-feu les deux nuits prochaines pour les moins de 15 ans
Le maire (DVD) d'Orléans, Serge Grouard, dont la ville accueille le congrès du Rassemblement national et des milliers de manifestants contre l'extrême droite, annonce l'instauration d'un couvre-feu sur l'ensemble de la commune durant les deux prochaines nuits pour les mineurs de moins de 15 ans.
« Cette mesure préventive s'inscrit dans la volonté de prévenir tout trouble à l'ordre public, de limiter les risques de débordements et de garantir la sécurité des personnes dans un contexte de rassemblements annoncés », a déclaré le maire dans un communiqué.
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10:02
« Nous ne sommes pas des casseurs. Nous sommes les défenseurs de la République », assure Bally Bagayoko (LFI)
« Nous ne sommes pas des casseurs. Nous sommes les défenseurs de la République : liberté, égalité, fraternité », assure Bally Bagayoko (LFI) à Orléans, où il participera à la contre-manifestation. « Jamais l'extrême droite n'a été aussi haute que sous Emmanuel Macron. Il n'a pas suffisamment agi. »
Interrogé sur l'attentat de Trappes, le maire de Saint-Denis souligne que « certains médias ont des responsabilités dans la propagation du discours de haine », mais aussi les politiques « qui courent après les divisions ». « On atteint une étape supplémentaire dans le risque », poursuit-il, établissant un « lien étroit entre le discours de haine, qui ne cesse de se propager, et le passage à l'acte ».
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09:39
Laurent Nuñez à l’Ecole nationale de police
Laurent Nuñez doit se rendre ce matin à l’Ecole nationale de police de Paris-Vincennes pour soutenir les brigades d’intervention qui seront engagées à Paris dans le cadre des mobilisations.
Le ministre de l’Intérieur, critiqué de toutes parts, a annoncé pour aujourd'hui un dispositif policier « massif », avec 70 000 forces de l'ordre mobilisées.
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09:27
Paris : la gauche inquiète et furieuse du changement de parcours
Les dirigeants de gauche ont unanimement fustigé le changement de parcours tardif de la manifestation à Paris. « Je suis très inquiète concernant la manifestation » de samedi, initialement programmée entre Bastille et Nation, mais finalement déplacée de 13h à 19h entre la Porte d'Italie et la Porte de Vincennes, a écrit sur X la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. « Évidemment qu’il y aura des gens à Bastille, rendez-vous sur lequel nous avons toutes et tous communiqué très largement. Ce rassemblement sera-t-il traité par les forces de l’ordre comme un rassemblement sauvage ? C’est très problématique et dangereux vu les leçons du week-end dernier. »
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a abondé sur X : « Une nouvelle fois, le pouvoir joue la désorganisation des cortèges et les délais intenables de réorganisation ».
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure s'est indigné du « résultat prévisible » : « deux manifestations dont une avec des jeunes méconnaissant le changement qui se rendront à Bastille pour une manifestation devenue interdite. Comment peut-on faire plus brouillon avec au final la mise en danger de nos enfants et renouer avec les risques de chaos », a-t-il écrit sur X.
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09:16
Le Conseil de l’Europe appelle à respecter le droit de manifester
Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a appelé samedi les États secoués par des mouvements de protestation, parfois émaillés de violences, à respecter le droit de manifester et à privilégier la « désescalade » dans le maintien de l’ordre.
D’importantes manifestations sont attendues ce samedi en France, Albanie, Italie et Espagne, sur fond de mobilisation de la jeunesse, d’inquiétudes pour le pouvoir d’achat et d’impopularité des gouvernements.
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09:04
Congrès du RN à Orléans : 30 000 personnes attendues à la contre-manifestation
Jamais la préfecture du Loiret n’a connu pareil défilé. Les autorités attendent jusqu’à 30 000 personnes dès 10h30, sur un parcours modifié pour éviter le centre-ville. Soit un quart de la population de cette capitale régionale.
Dans la foule, on guettera la présence annoncée d’Olivier Faure (PS), Bally Bagayoko (LFI) et Sophie Binet (CGT), dont les organisations ont appelé, comme une cinquantaine d’autres partis politiques, syndicats et associations, à ce rassemblement « contre le racisme, le fascisme et l’impérialisme » - mais d’abord « contre le RN et ses idées mortifères ».
Pour encadrer ce cortège et sécuriser le congrès du parti d’extrême droite, tous les effectifs de police locaux ont été mobilisés, renforcés par quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles. Soit près de 3 000 hommes « bien équipés » avec deux blindés Centaure, des engins lanceurs d’eau, des hélicoptères et des drones.
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08:36
Le match PSG-Lyon reporté, le premier match de NFL maintenu
La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé hier que la rencontre entre le Paris SG et Lyon, initialement prévue dimanche à 20h45, est reportée à lundi. Les deux clubs avaient fait les demandes depuis plusieurs jours pour décaler leur match en raison des manifestations prévues ce week-end.
En revanche, le premier match de NFL, le championnat des États-Unis de football américain, est maintenu ce dimanche.
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DÉCRYPTAGE
Que risque-t-on à participer à une manifestation interdite ?
Certaines manifestations sont autorisées, d'autres non. Et certaines interdictions font l'objet de recours. Mais au finale, que risque-t-on à participer à une manifestation interdite ? On fait le point pour vous.
>> Lire notre article : Mobilisation du 24 octobre : que risquez-vous si vous participez à une manifestation interdite ?
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07:59
De nombreux musées fermés ce samedi
Plusieurs musées, proches ou sur les tracés des manifestations autorisées, ont annoncé être fermés ce samedi. A Paris, le Louvre et Orsay notamment seront fermés.
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07:47
Pour les commerçants, « le choc laisse place à l’angoisse »
Marqués par les pillages du week-end dernier, les petits commerçants des centres-villes attendent avec fébrilité cett nouvelle journée de manifestations. Avec, en toile de fond, une inquiétude grandissante pour leur avenir économique, déjà fragilisé. « Le choc laisse place à l’angoisse », constate Judith Jiguet, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).
>> Lire notre article : Mobilisation du 24 octobre : déjà fragilisés, les commerçants des centres-villes retiennent leur souffle
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07:40
Interdictions de manifester : Amnesty International et la Ligue des droits de l'homme s'insurgent
Face à ces interdictions et restrictions, les critiques fusent. Amnesty International a dénoncé « un glissement vers des pratiques autoritaires » et a vivement critiqué une « surenchère uniquement sécuritaire » qui « se fait au détriment de nos libertés […] faisant craindre une nouvelle escalade du niveau de violence dans notre pays ».
La Ligue des droits de l’homme (LDH) a annoncé avoir déposé des recours contre des arrêtés d’interdiction dans plusieurs villes, et réclamé jeudi l’envoi en France d’une mission d’observation sous l’égide des Nations unies, jugeant le maintien de l’ordre de ces dernières semaines « particulièrement chaotique et incohérent ».
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07:38
Manifestation à Strasbourg, mais interdictions prises à Lyon, Nancy, Metz, Besançon...
Les manifestations sont interdites dans une vaste partie du centre-ville de Lyon. Si une manifestation syndicale se tiendra à Strasbourg, des interdictions de manifester ont été prises dans de nombreuses villes dont Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre, Toulon, ainsi qu’à Limoges où la mairie a été incendiée le 17.
>> Lire notre article : Jusqu’à 25 000 personnes attendues : Lyon se prépare pour un « acte II » à « risque très élevé » ce 24 octobre
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07:36
Un seul cortège autorisé à Paris, la manifestation à Marseille finalement validée...
Les cortèges autorisés samedi défileront dans une ambiance électrique, entre désaccords sur les parcours et interdictions. Car les restrictions se sont multipliées au fil de la semaine dans de grandes villes, avec notamment des couvre-feux nocturnes et interdictions de manifestations, des interdictions parfois suspendues par la justice administrative.
Ainsi, à Paris, où un seul cortège syndical a été autorisé, une polémique oppose la préfecture de police à l’intersyndicale après une modification de dernière minute du parcours par les autorités. À Marseille, après avoir annoncé l’interdiction de tout rassemblement, la préfecture a finalement accordé une autorisation « à titre dérogatoire » à la manifestation intersyndicale.
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07:32
700 mobilisations prévues ce samedi dans toute la France
Les gilets jaunes prévoient plus de 700 mobilisations en France samedi, dont 500 manifestations : des actions sont prévues sur 86 ronds-points, 21 stations-service, deux dépôts pétroliers, 33 gares, trois ports, 17 ponts, 17 péages, selon une carte publiée sur leur site internet.
Le week-end dernier, 550 000 personnes avaient défilé dans le pays, selon les autorités.
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07:30
Laurent Nuñez promet un dispositif policier « massif »
Militaires de la force Sentinelle, unités d’élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid ou le GIGN, hélicoptères et blindés : le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, critiqué de toutes parts pour la gestion du week-end dernier, a annoncé pour samedi un dispositif policier « massif ». Il a promis la mobilisation de 70 000 forces de l'ordre.
Il a prévenu que les forces de l’ordre seraient « intraitables » face à d’éventuels casseurs, une semaine après des dégradations commises en marge de la mobilisation contre la vie chère surtout à Paris, Marseille et Lyon, y compris le lendemain. Près de 3 000 commerces ont été vandalisés.
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Et aussi
En parallèle des manifestations, le RN tient son congrès à Orléans
Meeting, contre-manifestation... Le week-end s'annonce tendu à Orléans. Le Rassemblement national attend 10 000 militants et sympathisants lors de son congrès samedi et de son lancement de campagne dimanche. Mais une contre-manifestation pour protester contre le parti d'extrême droite est aussi prévue ce samedi après midi.
>> Lire notre article : Congrès du RN à Orléans : meeting, contre-manifestation... un week-end sous tension en perspective
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Analyse
Pourquoi la confrontation s’est-elle installée dans la rue ?
Si les mouvements sociaux français se sont globalement pacifiés en un siècle, les affrontements sont redevenus récurrents depuis une dizaine d’années. Une évolution qui interroge les modes de contestation et la réponse des pouvoirs publics.
>> Lire notre article : Mobilisation sociale et violences : pourquoi la confrontation s’est installée dans la rue
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07:17
Un dispositif de sécurité XXL ce samedi
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé vendredi que le risque restait « élevé » pour cette nouvelle journée de mobilisations, pointant du doigt « l'ultragauche ». Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés samedi, après une semaine de couvre-feux et interdictions de manifester.
Les forces de l'ordre seront épaulées par les militaires de la force Sentinelle, des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le RAID, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.
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07:15
Ce qu'il faut retenir de la journée de vendredi
- Sébastien Lecornu a affirmé que « le niveau de menace rest(ait) élevé », ciblant particulièrement « l'ultragauche » et « la délinquance », mais défendant un dispositif sécuritaire adapté après les débordements du 17 octobre. Il a assuré que le « retour d'expérience » du 17 octobre permettait au dispositif de sécurité d'être ajusté, notamment dans « la manière dont les forces vont être utilisées ».
- Les représentants lycéens appellent à « continuer à se mobiliser ». Après leur rencontre avec Emmanuel Macron durant une bonne partie de l'après-midi, les représentants lycéens appellent à « continuer à se mobiliser » jusqu'à l'annonce de mesures concrètes dont les premières sont attendues lundi à l'occasion d'une rencontre avec le Premier ministre. Ces représentants se sont dits globalement « satisfaits » de l'écoute du chef de l'État, qui leur a promis selon eux une « refonte » de Parcoursup.
Le tracé de la manifestation parisienne modifié. Un accord avait été trouvé jeudi concernant le tracé de la manifestation de samedi à Paris. Celui-ci devait relier Bastille à Nation. Mais la préfecture de police de Paris a pris vendredi un arrêté qui établit un nouveau tracé, de porte d'Italie à porte de Vincennes via le boulevard des Maréchaux, pour une manifestation de 13 heures à 19 heures.
- Une information judiciaire a été ouverte notamment pour « tentative d'homicide » sur policier et « destruction » de la mairie de Limoges, incendiée pendant la mobilisation du 17 octobre, a annoncé le parquet qui a requis le placement en détention des deux suspects de 34 ans et 66 ans interpellés cette semaine. Sur place, le Premier ministre a assuré que « l'État sera là » pour reconstruire « à l'identique » la mairie de Limoges.
- Les syndicats de l'enseignement privé sous contrat, qui scolarise quelque 17 % des élèves français, appellent à la grève le 5 novembre pour dénoncer leurs salaires et conditions de travail.
- Homme mort à Paris le 17 octobre : la famille exige des explications. Un homme de 59 ans est décédé rue du Château-d'Eau, près de la place de la République, à Paris, « des suites d’un probable malaise » selon les premières constatations rapportées par le ministère public. La famille du défunt exige que les résultats de son autopsie soient communiqués « au plus vite » par le parquet, qui a ouvert une enquête en recherches des causes de la mort.
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7:14
Bienvenue dans ce direct consacré à cette nouvelle journée de mobilisation dans toute la France


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