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Le Québec a désormais des centaines de personnes prêtes formées, prêtes à intervenir aux quatre coins de la province en cas de catastrophes naturelles. Pour joindre les rangs de la Réserve d'intervention d'urgence en sécurité civile (RIUSC), de futurs réservistes ont participé à un camp de formation à Saint-Augustin-de-Desmaures cette fin de semaine.
Sur le campus Notre-Dame-de-Foy, une soixantaine de personnes ont suivi divers ateliers. Gabriel Lemieux, futur réserviste de la RIUSC, a passé la fin de semaine à apprendre les rudiments de la sécurité.

Gabriel Lemieux est l'un des futurs réservistes qui a suivi la formation de la Réserve d'intervention d'urgence en sécurité civile cette fin de semaine.
Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand
Pour lui, c’est l’envie de donner un coup de main , après avoir vu des sinistres aux nouvelles, qui l’a poussé à s’engager comme bénévole auprès de la brigade Mais en bout de ligne, si on ne sait pas ce qu'on a besoin de faire ou ce qu'on peut apporter comme solutions, comme informations, on peut juste être un problème, résume-t-il, content d’apprendre les bonnes façons de faire.
À la suite des feux de forêt des dernières ou encore des importantes crues à Baie-Saint-Paul en 2023, le gouvernement a mis sur pied cette brigade 2025, soucieuse de doter les municipalités d'effectifs supplémentaires. La formation est conçue pour que les bénévoles apprennent comment se rendre utile lors de catastrophes.

L'un des ateliers du camp pour futurs réservistes.
Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand
Le futur réserviste Robert Branchaud explique qu’ils apprennent notamment comment faire des dortoirs, comment faire des digues. J'avais jamais fait ça de ma vie et comment ça fonctionne, donc ce sont ces choses-là... de ramasser les débris, être capable d'aider, être capable de faire des évacuations .

Robert Branchaud a décidé de suivre la formation pour devenir réserviste.
Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand
Le directeur de la Réserve d'intervention d'urgence en sécurité civile, Steve Boivin, explique que les ateliers consistent à montrer les bonnes pratiques de base, de façon à pouvoir envoyer des personnes compétentes pour soutenir les autorités municipales.

On monte ici des lits de camp, pour se préparer à d'éventuelles occasions où il faudrait accueillir des personnes qui ne peuvent pas rentrer chez-elles, en cas de catastrophe naturelle par exemple.
Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand
Objectif de 1000 réservistes
Jusqu'à présent, plus de 400 personnes ont été formées pour intervenir aux quatre coins de la province. 600 autres ont signifié leur intérêt à joindre les rangs.
Steve Boivin rappelle que le but est de pouvoir compter sur des réservistes un peu partout au Québec, pour pouvoir agir rapidement.

Steve Boivin est directeur du programme de formation.
Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand
Jusqu’à maintenant, la RIUSC n'a toutefois pas encore été mise à contribution. Il s’agit d’une bonne chose selon le directeur du programme. Ça démontre que notre système de sécurité est résilient, juge M. Boivin. La réserve d'intervention arrive quand tout ça est épuisé.
En attendant, les bénévoles se tiennent prêts et auront une dernière étape à suivre dans quelques semaines avec une simulation qui se déroulera cette fois en Mauricie. D'autres camps de formation sont également prévus dans les prochains mois, notamment au Bas-Saint-Laurent.
Avec les informations de Jérémie Camirand.


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